pixlinQ propose de prendre en photo avec son téléphone une tenue présentée sur une publicité ou au sein d'un catalogue afin d'être redirigé sur un site sur lequel acheter lesdits vêtements.
Comment lier publicités et catalogues papier avec le web ? Par la reconnaissance d'images. LTU Technologies a développé pixlinQ, un module permettant d'ajouter des fonctions de reconnaissance d'images à n'importe quelle application mobile. Le logiciel détecte les formes et les nuances de couleur lorsque l'on prend une photo puis se connecte à une base de données particulière, afin de retrouver un produit dans le catalogue d'une marque par exemple. Les possibilités sont nombreuses. Il suffit par exemple de prendre une photo d'une page du catalogue papier La Redoute avec l'application dédiée, tournant grâce à pixlinQ, pour être automatiquement redirigé vers la fiche de l'article en question sur le site en ligne du vendeur et pouvoir ainsi le commander directement.
Une avancée dans la manière d'acheter sur Internet...
"Ce qui nous intéressait, c'était de réussir à établir un lien entre le réel et le virtuel, entre des supports physiques et numériques", explique à L'Atelier Gaël Ricard, responsable des ventes, à l'occasion du salon Ad Tech London. "A terme, nous espérons avoir suffisamment de partenaires pour qu'une simple photo vous permette d'aboutir à une sélection de produits similaires à ce que vous avez vu, vous indiquant où vous pourrez vous les procurer", poursuit le responsable. D'autres applications tournant sous pixlinQ sont également déjà disponibles comme celle de Codaly, permettant à partir d'une étiquette de bouteille de vin de retrouver des précisions sur ce dernier, des commentaires et des points de vente. A noter que le système est aussi dédié aux secteurs culturels et collaboratifs.
… mais pas seulement
"Certains musées proposent des fonctions basées sur notre technologie. Il n'y a plus aucune indication autour des tableaux, il faut le prendre en photo avec son smartphone et on obtient toutes les informations sur l'œuvre, l'artiste sur son téléphone portable", note Gaël Ricard. "De la même façon, nous avons des retours concluants sur des bêta tests concernant des essais sur la reconnaissance d'affiches ou de contenu vidéo". Ces tests visent à permettre de prendre la photo d'un poster de film ou d'une image de sa bande-annonce pour avoir directement sur son mobile le casting, les trailers voire le cinéma le plus proche dans lequel passe ce film en ce moment. pixlinQ peut également gagner des fonctions sociales grâce à une application développée par LTU, Lookhatup qui propose de prendre en photo tout ce qu'une personne souhaite puis de le rentrer dans une base de données dédiée en ajoutant sa propre description ou redirection vers des liens explicatifs ou correspondants. Le nombre d'images et d'objets reconnus augmentent ainsi chaque jour par le biais de n'importe quelle personne équipée d'un smartphone.
Source: L'Atelier
Notre objectif est de mettre en partage sur nos trois spécialisations (stratégies et management de l'innovation business tous secteurs, stratégies de croissance ENERGIE et CLEANTECH, stratégies de croissance DIGITAL), les analyses d'Innhotep, celles de nos invités et des articles tiers issus de notre veille. Accélérateur d' "innovations business", Innhotep intervient comme conseil auprès de grands groupes et accompagne le développement de start-up high-tech.
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jeudi 22 septembre 2011
Le m-commerce n'est pas dissociable du catalogue papier
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Immersive Labs lève 810 000 dollars [publicité à la Minority Report]
La startup new yorkaise Immersive Labs vient de recevoir 810 000 dollars supplémentaires de fonds d’investissement pour soutenir son développement (en plus des 38 000$ reçus cette année).
L’entreprise travaille sur un modèle de publicité intelligente comme celle que l’on peut voir dans le film Minority Report (vidéos ci-dessous).

Immersive Labs utilise un logiciel d’intelligence artificielle qui permet de présenter des publicités personnalisées aux personnes qui passent devant un écran publicitaire. La personnalisation du contenu présenté se fait grâce à une technologie de reconnaissance faciale utilisant des caméras, et qui détermine le genre de la personne qui passe, son âge, la direction de son regard, son attention et la distance à laquelle elle se situe.
Cette technologie de ciblage publicitaire a déjà montré une augmentation de 60% de l’attention des personnes qui y sont soumises, lors des premières phases de test. Et ca fonctionne aussi bien avec des cibles individuelles qu’avec des groupes de personnes.
Selon techcrunch, les premiers écrans pubs intelligents devraient entrer en fonction d’ici la fin de l’année à New York et Los Angeles.
Selon techcrunch, les premiers écrans pubs intelligents devraient entrer en fonction d’ici la fin de l’année à New York et Los Angeles.

Note: ce genre de technologie est déjà active à Tokyo depuis 2010.
Le produit de cette startup est directement inspiré du film Minority Report avec Tom Cruise. On le voit marcher dans un centre d’achat pendant que des pubs interactives ciblées lui sont présentées en temps réel :
Ici, encore plus poussé, le logiciel reconnaît le client lorsqu’il entre dans un magasin Gap :
Source: Vincent Abry
L’entreprise travaille sur un modèle de publicité intelligente comme celle que l’on peut voir dans le film Minority Report (vidéos ci-dessous).
Immersive Labs utilise un logiciel d’intelligence artificielle qui permet de présenter des publicités personnalisées aux personnes qui passent devant un écran publicitaire. La personnalisation du contenu présenté se fait grâce à une technologie de reconnaissance faciale utilisant des caméras, et qui détermine le genre de la personne qui passe, son âge, la direction de son regard, son attention et la distance à laquelle elle se situe.
Cette technologie de ciblage publicitaire a déjà montré une augmentation de 60% de l’attention des personnes qui y sont soumises, lors des premières phases de test. Et ca fonctionne aussi bien avec des cibles individuelles qu’avec des groupes de personnes.
Selon techcrunch, les premiers écrans pubs intelligents devraient entrer en fonction d’ici la fin de l’année à New York et Los Angeles.
Selon techcrunch, les premiers écrans pubs intelligents devraient entrer en fonction d’ici la fin de l’année à New York et Los Angeles.
Note: ce genre de technologie est déjà active à Tokyo depuis 2010.
Le produit de cette startup est directement inspiré du film Minority Report avec Tom Cruise. On le voit marcher dans un centre d’achat pendant que des pubs interactives ciblées lui sont présentées en temps réel :
Ici, encore plus poussé, le logiciel reconnaît le client lorsqu’il entre dans un magasin Gap :
Source: Vincent Abry
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Un T-shirt pour améliorer les services hospitaliers
En intégrant des technologies de mesure aux vêtements des patients, il devient possible de s'enquérir en temps réel de leur état de santé, comme de parer rapidement aux éventuels troubles de ces derniers.
Au sein d'un hôpital, être informé en permanence sur l'état de santé d'une personne est un avantage non négligeable. En développant un t-shirt intelligent, des chercheurs de l'université Carlos III de Madrid proposent de rendre possible la chose. Grâce aux outils technologiques intégrés à celui-ci, il deviendrait ainsi possible de se tenir informé en temps réel sur la température des patients, leur activité physique, leur rythme cardiaque, et même leur localisation géographique... Autant de données essentielles qui permettent d'agir rapidement en cas de problème.
Obtenir en temps réel l'état de santé et la position des patients
Le t-shirt est en fait un concentré de technologies, qui inclut un thermomètre, des électrodes, ainsi qu'un Accéléromètre, qui permettent la mesure des informations vitales. Les chercheurs expliquent ainsi: "l'information collectée via le t-shirt intelligent est ensuite envoyée, via un système Wi-Fi, vers un centre de gestion des données. Celui-ci permet ensuite de consulter en temps réel aux signes vitaux et le lieu où se trouvent l'ensemble des patients de l'hôpital". Si les signes vitaux excèdent un certain seuil (100 battements par minute pour le cœur par exemple), une alarme se met en marche, permettant d'avertir les infirmiers du problème.
Un large panel d'application
Pour les chercheurs, le dispositif remplit avant tout un rôle médical. Et outre une utilisation au sein d'un hôpital, d'autres situations se prêtent bien à son application. Ainsi, en y apportant de légères modifications, il deviendrait possible par son biais de détecter les anomalies cardiaques des sportifs, ou de mettre en place une "télémédecine", qui éviterait aux patients un séjour trop long au sein des hôpitaux. A noter que des tests concluants ont déjà été menés au sein du corps médical. La généralisation du procédé pourrait donc se faire d'ici 2012.
Source: L'Atelier
Au sein d'un hôpital, être informé en permanence sur l'état de santé d'une personne est un avantage non négligeable. En développant un t-shirt intelligent, des chercheurs de l'université Carlos III de Madrid proposent de rendre possible la chose. Grâce aux outils technologiques intégrés à celui-ci, il deviendrait ainsi possible de se tenir informé en temps réel sur la température des patients, leur activité physique, leur rythme cardiaque, et même leur localisation géographique... Autant de données essentielles qui permettent d'agir rapidement en cas de problème.
Obtenir en temps réel l'état de santé et la position des patients
Le t-shirt est en fait un concentré de technologies, qui inclut un thermomètre, des électrodes, ainsi qu'un Accéléromètre, qui permettent la mesure des informations vitales. Les chercheurs expliquent ainsi: "l'information collectée via le t-shirt intelligent est ensuite envoyée, via un système Wi-Fi, vers un centre de gestion des données. Celui-ci permet ensuite de consulter en temps réel aux signes vitaux et le lieu où se trouvent l'ensemble des patients de l'hôpital". Si les signes vitaux excèdent un certain seuil (100 battements par minute pour le cœur par exemple), une alarme se met en marche, permettant d'avertir les infirmiers du problème.
Un large panel d'application
Pour les chercheurs, le dispositif remplit avant tout un rôle médical. Et outre une utilisation au sein d'un hôpital, d'autres situations se prêtent bien à son application. Ainsi, en y apportant de légères modifications, il deviendrait possible par son biais de détecter les anomalies cardiaques des sportifs, ou de mettre en place une "télémédecine", qui éviterait aux patients un séjour trop long au sein des hôpitaux. A noter que des tests concluants ont déjà été menés au sein du corps médical. La généralisation du procédé pourrait donc se faire d'ici 2012.
Source: L'Atelier
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lundi 19 septembre 2011
Les centres de données américains pourraient consommer 5 fois moins d'électricité
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/67686.htm

Comparaison des différents scénarios de l'évolution de la consommation électrique des centres de données aux Etats-Unis (2007)Crédits : Report to Congress on Server and Data Center Energy Efficiency - Public Law 109-431 - U.S. Environmental Protection Agency (EPA) ENERGY STAR Program
Des estimations plus précises grâce à un nouveau modèle
Cette nouvelle étude répond en partie à cette recommandation en introduisant un nouveau modèle mathématique de la consommation électrique des centres de données. Elle permet en outre d'améliorer la précision des estimations de consommation et des économies d'électricité potentiellement réalisables.
L'étude définit 5 types de centres de données distingués par leur taille et leur indice d'efficacité moyen (PUE - Power Usage Efficiency) ainsi que quatre variables dont dépend la consommation électrique d'un centre de données: consommation électrique des serveurs, équipements de stockage, équipements réseau et infrastructure. Ces variables ont été calculées pour chaque type de centre de données.
Les serveurs effectuent la majorité du travail utile représentent en moyenne la partie la plus importante de la consommation électrique d'un centre de données (entre 50 et 90%). 3 leviers ont été identifiés pour réduire leur consommation électrique:
- Utilisation de "matériel efficient" pour les serveurs (alimentation à haut rendement, mémoire vive plus économe, ventilateurs à vitesse variable, etc.)
- Utilisation de la modulation dynamique de la fréquence et de la tension des processeurs (comme les technologies "Cool'n Quiet" d'AMD ou "SpeedStep" d'Intel). L'image ci-dessous illustre l'effet d'une telle fonctionnalité sur la consommation électrique d'un serveur.
- Réduction du nombre physique de serveurs (principalement grâce au recours accru à la virtualisation des serveurs)

Relation entre taux de charge, consommation électrique et statut de la fonction de modulation dynamique de la fréquence et de la tension du processeurCrédits : Masanet, E., Brown, R.E., Shehabi, A., Koomey, J.G., and B. Nordman. "Estimating the Energy Use and Efficiency Potential of U.S. Data Centers". Proceedings of the IEEE, Aug 2011
L'intégration de nouvelles mesures d'amélioration de l'efficience énergétique - telles que la virtualisation des serveurs de moyenne gamme, l'amélioration de l'efficience des équipements de stockage ou l'achat de serveurs certifiés Energy Star - a permis d'affiner les estimations du potentiel d'économie par rapport à l'étude de 2007. Celle-ci avait estimé que le scénario le plus économe permettrait de réduire la consommation de 70%, contre 80% pour le nouveau modèle. Appliqué à la consommation des centres de données en 2008 (69TWh) - année retenue pour l'application de ce modèle - cela représente une économie potentielle de 56TWh, soit 4,4 Milliards de dollars (3,2 Milliards d'Euros).
Le découpage des économies potentielles permet de constater que celles-ci dépendent principalement de la réduction de la demande de consommation des serveurs, ce qui réduit indirectement celle de l'infrastructure qui les supporte (climatisation, alimentation électrique) en la sollicitant moins.

Contribution des mesures d'amélioration de l'efficience énergétique des centres de données aux économie d'électricité (en TWh)Crédits : Masanet, E., Brown, R.E., Shehabi, A., Koomey, J.G., and B. Nordman. "Estimating the Energy Use and Efficiency Potential of U.S. Data Centers". Proceedings of the IEEE, Aug 2011
Globalement, 70% des économies potentielles sont imputables aux serveurs : 31,1TWh d'économies directes (les serveurs eux-mêmes), auxquelles s'ajoutent 25,1TWh d'économies indirectes (l'infrastructure). Les économies d'énergie potentielles portant sur les équipements de stockage et réseaux représentent un peu moins de 10% du total, et légèrement plus de 10% pour celles portant sur l'infrastructure. Cependant, les auteurs de l'étude précisent que ce découpage n'est qu'une moyenne obtenue après plusieurs simulations s'appliquant aux différents types de centres de données, durant lesquelles les mesures visant à économiser de l'énergie ont été ordonnées de manières différente. L'impact qu'auront ces mesures pourrait donc être différent en fonction des installations.
Néanmoins, les auteurs soulignent que si la proportion des économies attribuées à l'infrastructure peut paraitre faible, c'est parce que son importance relative baisse lorsque l'efficience énergétique des serveurs s'améliore. Ces derniers ajoutent qu'il est à l'heure actuelle possible de faire des économies d'énergie significatives en agissant sur l'infrastructure à l'aide de mesures simples telles qu'un meilleur réglage du système de refroidissement ou d'une meilleure gestion des flux d'air.
Une étude limitée
Les auteurs déplorent une faiblesse au niveau de la qualité et de la quantité des données. Celles-ci sont encore insuffisantes en ce qui concerne les équipements de stockage et de réseaux. La plupart des données concernant les mesures d'économie d'énergie au sein des centres de données sont exprimées de manière relative, par rapport à la consommation électrique actuelle au lieu d'un indicateur objectif comme le "KWh par unité de calcul". Les auteurs estiment qu'il reste encore beaucoup de chemin à parcourir avant que ce type d'indicateur parvienne à s'imposer.
ORIGINE : BE Etats-Unis numéro 259 (16/09/2011) - Ambassade de France aux Etats-Unis / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/67686.htm
- [2] Koomey, Jonathan. 2008 : Worldwide electricity used in data centers :http://iopscience.iop.org/1748-9326/3/3/034008/
- [3] Koomey, Jonathan. 2011. Growth in Data center electricity use 2005 to 2010. Oakland, CA: Analytics Press. August 1 2011 :http://www.analyticspress.com/datacenters.html
- [5] "L'augmentation de la consommation électrique des centres de données ralentit" - BE Etats Unis 256 : http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/67508.htm
Les centres de données américains pourraient consommer 5 fois moins d'électricité par rapport à leur consommation actuelle : c'est un des résultats d'une nouvelle étude [1] publiée dans la revue "IEEE proceeding" début août par une équipe du Lawrence Berkeley National Laboratory (LBNL) associée à Jonathan Koomey, professeur à l'Université de Stanford et auteur de nombreux rapports sur la consommation électrique des centres de données.
L'étude présente un nouveau modèle mathématique pour mieux estimer la consommation électrique des centres de données américains et évaluer le potentiel d'économies réalisables dans ce domaine.
Une consommation électrique triplée en 10 ans
Alors que les centres de données deviennent des instruments indispensables pour l'économie américaine et mondiale, leur prolifération et la constante augmentation de leur consommation électrique soulève des inquiétudes. Celle-ci a plus que triplé entre 2000 (28,2TWh) [2] et 2010 (85,6TWh) [3] jusqu'à atteindre 2,2% de la consommation électrique totale des Etats-Unis. Cette consommation correspond au cinquième de la consommation électrique française annuelle et à la production annuelle de plus d'une dizaine de réacteurs nucléaires américains [4].
Une récente étude publiée par Jonathan Koomey précise toutefois que l'augmentation de la consommation électrique des centres de données sur la période 2005-2010 [5] est moins élevée que prévue - "seulement" +36%. Ceci est principalement dû à la crise économique que traverse les Etats-Unis depuis fin 2007.
Une prise de conscience récente
En 2007, le Congrès américain a commandé un rapport à l'Agence de Protection de l'Environnement (EPA) [6] visant à faire le point sur les tendances de consommation électrique des centres de données aux Etats-Unis, et les potentiels en termes de réduction. Réalisé par la même équipe du Lawrence Berkley National Laboratory, ce rapport a permis d'établir différents scénarios de l'évolution de la consommation des centres de données aux Etats-Unis (cf image ci-dessous). Le rapport propose également une liste de recommandations parmi lesquelles la conception d'outils de mesure des tendances du secteur fiables.
L'étude présente un nouveau modèle mathématique pour mieux estimer la consommation électrique des centres de données américains et évaluer le potentiel d'économies réalisables dans ce domaine.
Une consommation électrique triplée en 10 ans
Alors que les centres de données deviennent des instruments indispensables pour l'économie américaine et mondiale, leur prolifération et la constante augmentation de leur consommation électrique soulève des inquiétudes. Celle-ci a plus que triplé entre 2000 (28,2TWh) [2] et 2010 (85,6TWh) [3] jusqu'à atteindre 2,2% de la consommation électrique totale des Etats-Unis. Cette consommation correspond au cinquième de la consommation électrique française annuelle et à la production annuelle de plus d'une dizaine de réacteurs nucléaires américains [4].
Une récente étude publiée par Jonathan Koomey précise toutefois que l'augmentation de la consommation électrique des centres de données sur la période 2005-2010 [5] est moins élevée que prévue - "seulement" +36%. Ceci est principalement dû à la crise économique que traverse les Etats-Unis depuis fin 2007.
Une prise de conscience récente
En 2007, le Congrès américain a commandé un rapport à l'Agence de Protection de l'Environnement (EPA) [6] visant à faire le point sur les tendances de consommation électrique des centres de données aux Etats-Unis, et les potentiels en termes de réduction. Réalisé par la même équipe du Lawrence Berkley National Laboratory, ce rapport a permis d'établir différents scénarios de l'évolution de la consommation des centres de données aux Etats-Unis (cf image ci-dessous). Le rapport propose également une liste de recommandations parmi lesquelles la conception d'outils de mesure des tendances du secteur fiables.
Comparaison des différents scénarios de l'évolution de la consommation électrique des centres de données aux Etats-Unis (2007)Crédits : Report to Congress on Server and Data Center Energy Efficiency - Public Law 109-431 - U.S. Environmental Protection Agency (EPA) ENERGY STAR Program
Des estimations plus précises grâce à un nouveau modèle
Cette nouvelle étude répond en partie à cette recommandation en introduisant un nouveau modèle mathématique de la consommation électrique des centres de données. Elle permet en outre d'améliorer la précision des estimations de consommation et des économies d'électricité potentiellement réalisables.
L'étude définit 5 types de centres de données distingués par leur taille et leur indice d'efficacité moyen (PUE - Power Usage Efficiency) ainsi que quatre variables dont dépend la consommation électrique d'un centre de données: consommation électrique des serveurs, équipements de stockage, équipements réseau et infrastructure. Ces variables ont été calculées pour chaque type de centre de données.
Les serveurs effectuent la majorité du travail utile représentent en moyenne la partie la plus importante de la consommation électrique d'un centre de données (entre 50 et 90%). 3 leviers ont été identifiés pour réduire leur consommation électrique:
- Utilisation de "matériel efficient" pour les serveurs (alimentation à haut rendement, mémoire vive plus économe, ventilateurs à vitesse variable, etc.)
- Utilisation de la modulation dynamique de la fréquence et de la tension des processeurs (comme les technologies "Cool'n Quiet" d'AMD ou "SpeedStep" d'Intel). L'image ci-dessous illustre l'effet d'une telle fonctionnalité sur la consommation électrique d'un serveur.
- Réduction du nombre physique de serveurs (principalement grâce au recours accru à la virtualisation des serveurs)
Relation entre taux de charge, consommation électrique et statut de la fonction de modulation dynamique de la fréquence et de la tension du processeurCrédits : Masanet, E., Brown, R.E., Shehabi, A., Koomey, J.G., and B. Nordman. "Estimating the Energy Use and Efficiency Potential of U.S. Data Centers". Proceedings of the IEEE, Aug 2011
L'intégration de nouvelles mesures d'amélioration de l'efficience énergétique - telles que la virtualisation des serveurs de moyenne gamme, l'amélioration de l'efficience des équipements de stockage ou l'achat de serveurs certifiés Energy Star - a permis d'affiner les estimations du potentiel d'économie par rapport à l'étude de 2007. Celle-ci avait estimé que le scénario le plus économe permettrait de réduire la consommation de 70%, contre 80% pour le nouveau modèle. Appliqué à la consommation des centres de données en 2008 (69TWh) - année retenue pour l'application de ce modèle - cela représente une économie potentielle de 56TWh, soit 4,4 Milliards de dollars (3,2 Milliards d'Euros).
Le découpage des économies potentielles permet de constater que celles-ci dépendent principalement de la réduction de la demande de consommation des serveurs, ce qui réduit indirectement celle de l'infrastructure qui les supporte (climatisation, alimentation électrique) en la sollicitant moins.
Contribution des mesures d'amélioration de l'efficience énergétique des centres de données aux économie d'électricité (en TWh)Crédits : Masanet, E., Brown, R.E., Shehabi, A., Koomey, J.G., and B. Nordman. "Estimating the Energy Use and Efficiency Potential of U.S. Data Centers". Proceedings of the IEEE, Aug 2011
Globalement, 70% des économies potentielles sont imputables aux serveurs : 31,1TWh d'économies directes (les serveurs eux-mêmes), auxquelles s'ajoutent 25,1TWh d'économies indirectes (l'infrastructure). Les économies d'énergie potentielles portant sur les équipements de stockage et réseaux représentent un peu moins de 10% du total, et légèrement plus de 10% pour celles portant sur l'infrastructure. Cependant, les auteurs de l'étude précisent que ce découpage n'est qu'une moyenne obtenue après plusieurs simulations s'appliquant aux différents types de centres de données, durant lesquelles les mesures visant à économiser de l'énergie ont été ordonnées de manières différente. L'impact qu'auront ces mesures pourrait donc être différent en fonction des installations.
Néanmoins, les auteurs soulignent que si la proportion des économies attribuées à l'infrastructure peut paraitre faible, c'est parce que son importance relative baisse lorsque l'efficience énergétique des serveurs s'améliore. Ces derniers ajoutent qu'il est à l'heure actuelle possible de faire des économies d'énergie significatives en agissant sur l'infrastructure à l'aide de mesures simples telles qu'un meilleur réglage du système de refroidissement ou d'une meilleure gestion des flux d'air.
Une étude limitée
Les auteurs déplorent une faiblesse au niveau de la qualité et de la quantité des données. Celles-ci sont encore insuffisantes en ce qui concerne les équipements de stockage et de réseaux. La plupart des données concernant les mesures d'économie d'énergie au sein des centres de données sont exprimées de manière relative, par rapport à la consommation électrique actuelle au lieu d'un indicateur objectif comme le "KWh par unité de calcul". Les auteurs estiment qu'il reste encore beaucoup de chemin à parcourir avant que ce type d'indicateur parvienne à s'imposer.
ORIGINE : BE Etats-Unis numéro 259 (16/09/2011) - Ambassade de France aux Etats-Unis / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/67686.htm
- [2] Koomey, Jonathan. 2008 : Worldwide electricity used in data centers :http://iopscience.iop.org/1748-9326/3/3/034008/
- [3] Koomey, Jonathan. 2011. Growth in Data center electricity use 2005 to 2010. Oakland, CA: Analytics Press. August 1 2011 :http://www.analyticspress.com/datacenters.html
- [5] "L'augmentation de la consommation électrique des centres de données ralentit" - BE Etats Unis 256 : http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/67508.htm
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Efficacité énergétique
mercredi 14 septembre 2011
La voiture reconfigurable est attentive à son conducteur
Une voiture en kit et personnalisable ? Ford est parti de ce constat pour mettre en place, en partenariat avec Bug Labs, un fournisseur en open source de matériels et de logiciels, un projet de véhicule reconfigurable. Celui-ci repose d'abord sur une plate-forme open source en ligne, nommée Open XC, et sur laquelle les consommateurs peuvent proposer des améliorations à la fois pour les équipements et les applications du véhicule. Ensuite, à partir des remarques, mais aussi via leur propre initiative, des développeurs pourront mettre au point applications et systèmes dédiés. Venkatesh Prasad, manager technique chez Ford Innovations, explique ainsi: "OpenXC est une plate-forme qui a vocation à être totalement accessible à la communauté des développeurs, et qui intègre très rapidement les demandes du marché, afin de produire des solutions innovantes à de prix abordables".
Proposer des améliorations en ligne pour ensuite les incorporer au véhicule
Depuis l'interface audio jusqu'aux systèmes de sécurité, tout ce qui compose la voiture peut-être sujet à modification. Les ingénieurs de Ford analysent ensuite les améliorations proposées via la plate-forme, jugeant par là-même de leurs faisabilités. Dans le cas où celle-ci s'avère effective, la pièce est produite par Bug Labs. Dès lors, le consommateur n'a plus qu'à se rendre à un point de vente pour acquérir ces add-on, et à les incorporer à la voiture qu'il possède. Soulignons que le véhicule a été évidemment conçu à cet effet, c’est-à-dire que le changement des composants est facilité. Au final, l'on se retrouve avec une voiture entièrement personnalisable, tant du point de vue des fonctions que des applications.
Améliorer les capacités du véhicule en employant les autres utilisateurs
A terme, Ford souhaite même développer des applications personnalisables, qui favorisent les interactions entre conducteurs, sans même avoir à recourir au concepteur. L'entreprise a ainsi présenté une application permettant de gérer sa conduite afin d'économiser du carburant. Grâce à une mise en réseau des véhicules possédant le dispositif, celle-ci permet d'identifier celui dont la consommation est la moins élevée. Dès lors, il est possible de calquer la configuration du moniteur de ce dernier, afin de limiter au maximum sa propre consommation. Pour information, le projet a été dévoilé lors du TechCrunch Disrupt, à San Francisco.
Source: L'Atelier
Proposer des améliorations en ligne pour ensuite les incorporer au véhicule
Depuis l'interface audio jusqu'aux systèmes de sécurité, tout ce qui compose la voiture peut-être sujet à modification. Les ingénieurs de Ford analysent ensuite les améliorations proposées via la plate-forme, jugeant par là-même de leurs faisabilités. Dans le cas où celle-ci s'avère effective, la pièce est produite par Bug Labs. Dès lors, le consommateur n'a plus qu'à se rendre à un point de vente pour acquérir ces add-on, et à les incorporer à la voiture qu'il possède. Soulignons que le véhicule a été évidemment conçu à cet effet, c’est-à-dire que le changement des composants est facilité. Au final, l'on se retrouve avec une voiture entièrement personnalisable, tant du point de vue des fonctions que des applications.
Améliorer les capacités du véhicule en employant les autres utilisateurs
A terme, Ford souhaite même développer des applications personnalisables, qui favorisent les interactions entre conducteurs, sans même avoir à recourir au concepteur. L'entreprise a ainsi présenté une application permettant de gérer sa conduite afin d'économiser du carburant. Grâce à une mise en réseau des véhicules possédant le dispositif, celle-ci permet d'identifier celui dont la consommation est la moins élevée. Dès lors, il est possible de calquer la configuration du moniteur de ce dernier, afin de limiter au maximum sa propre consommation. Pour information, le projet a été dévoilé lors du TechCrunch Disrupt, à San Francisco.
Source: L'Atelier
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New Levi’s jeans are designed for urban cyclists
The new Commuter series from Levi’s offers jeans that are designed specifically with urban bicyclists in mind.
Built around the popular Levi’s 511 Skinny Jean for men, the 511 Commuter jean features fabric and construction upgrades for increased mobility and durability while also protecting cyclists from the potential hazards of their daily commute. Two lengths are available — one full-length and one cropped — as are both denim and non-denim fabrics. Much more interesting, however, is the garment’s NanoSphere-treated fabric for improved durability and resistance to both dirt and water — technology conceived through a partnership with Swiss Schoeller Technologies AG. Levi’s also consulted with textile specialty firm Clariant for invisible protection against odors, while 3M Scotchlite subtly integrates 300,000 candle watt reflectivity into key areas of the jean for increased visibility in the dark. Then, too, there’s a touch of added stretch, a raised back yolk to minimize lower back gap and a reinforced crotch gusset that protects against ripping. The finishing touch is a utility waist band can store the wearer’s bicycle U-lock. Also included in the Commuter series is a cycling-adapted version of the classic Levi’s Trucker Jacket. The 511 Commuter jean retails for USD 78, while the Commuter Trucker Jacket is priced at USD 128.
Launched in July, the Commuter series is available online, through select independent bike shops in major metro cities, and at select Urban Outfitters and Levi’s Stores. Urban, cycling-minded retailers around the globe: how about you?
Website: www.levi.com/commuter
Source: Springwise
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Innovations business
La visualisation 3D à domicile tient aussi à une simple feuille de papie
Afin de simplifier l'affichage d'objets en réalité augmentée dans les secteurs du e-commerce ou de l'urbanisme, Idées-3COM a mis au point un programme (Reality Touch) permettant de visualiser la représentation en 3D d'un élément de mobilier dans un univers réel à travers une tablette. L'intérêt du système, c'est qu'il suffit de disposer de l'application et d'une feuille de papier pour en profiter : l'utilisateur doit télécharger le module sur sa tablette. Il doit ensuite prendre une feuille, sur laquelle se trouve un logo ou un dessin, et enregistrer ce dernier, qui sera ensuite reconnu par l'application comme le marqueur de référence.
Des modèles 3D dynamiques
Il faut ensuite se rendre sur une boutique en ligne partenaire pour sélectionner l'objet de son choix en 3D. Puis lancer l'application."Grâce à la caméra de votre tablette, le programme repère la position du marqueur et met à sa place le meuble sélectionné à l'échelle 1/1 dans l'environnement", explique à L'Atelier Hakim Hadrouj, ingénieur d'affaires chez Idées-3COM. Le marqueur peut ensuite être déplacé à loisir. Le programme gère aussi l'orientation mais aussi l'impact de la lumière, suivant le matériau de l'objet (verre, bois, cuir…). Une version est en développement sur smartphone.Du e-commerce à l'urbanisme et l'immobilier
"La résolution sera différente du fait de l'écart des tailles entre les écrans de tablettes et de téléphones, mais les fonctionnalités resteront absolument identiques", précise encore Hakim Hadrouj. A noter que l'entreprise française réfléchit également à des usages dans l'urbanisme et l'immobilier. "On pourrait par exemple survoler un terrain en friches, télécharger le modèle d'un bâtiment puis le voir s'afficher en 3D sur votre écran", déclare Hakim Hadrouj. Un bon moyen pour évaluer immédiatement l'impact d'une construction sur le paysage et ainsi aider architectes et éventuels investisseurs. A noter qu'Idées-3COM est actuellement présente sur le salon E-Commerce.Source: L'Atelier
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