Immersion propose une table stéréoscopique qui permet à plusieurs utilisateurs équipés de lunettes spécifiques de manipuler des objets en relief sur un écran tactile et de les percevoir depuis leur propre angle de vision.
Afin de faciliter le travail de groupe en combinant images en relief et écran tactile, Immersion développe une table stéréoscopique qui permet à plusieurs utilisateurs de suivre en temps réel et en trois dimensions les actions de chacun d'entre eux. "Habituellement, les tables stéréoscopiques qui permettent de visualiser en relief des images sur un écran tactile n'autorisent qu'un seul point de vue", explique à L'Atelier Christophe Chartier, président et co-fondateur de la société. "Avec le dispositif que nous mettons en place, plusieurs opérateurs peuvent interagir", précise-t-il. Chacun des utilisateurs porte en fait une paire de lunettes spécifique, sur laquelle un filtre a été placé, pour éviter que l'opérateur A ne voie l'image à destination de l'opérateur B. "Deux projecteurs sont embarqués dans la table, qui génèrent chacun un point de vue stéréoscopique différent", note le responsable.
Eviter que l'effet ne soit rompu lorsque l'on approche la main
Les lunettes sont également dotées d'un petit capteur de position, qui permet à quatre caméras infrarouges de traquer en temps réel les mouvements exacts de chacun des utilisateurs, et de mesurer la position de leur tête - c'est-à-dire chacun des points de vue. Elles transmettent ces informations au système qui diffuse, grâce aux projecteurs, l'image adéquate en trois dimensions. "L'image en relief donne l'illusion de jaillir de l'écran. Le problème, normalement, c'est que l'effet est rompu lorsque l'utilisateur avance sa main pour déplacer un objet sur la table". Pour éviter cette déconvenue, quand l'une des personnes approche sa main de l'écran tactile, le système fait "entrer" la stéréoscopie dans la table.
Un système qui favorise le collaboratif
Ainsi, "avant même que la personne n'ait touché la surface tactile, les technologies de détection du système anticipent l'action, et le système diffuse une image stéréoscopique 'rentrante', en profondeur", développe Christophe Chartier. L'effet n'est donc pas brisé, et l'utilisateur peut poser son doigt, pour faire glisser tel objet virtuel d'un point à un autre de la table. Son mouvement étant perçu et suivi par les autres utilisateurs, placés de l'autre côté de la table. Ce qui permet une véritable collaboration, et facilite les travaux de groupes. "Les usages professionnels sont nombreux, dans des secteurs aussi variés que l'ingénierie automobile, l'urbanisme, les préparations de mission dans le domaine de la sécurité, etc.", conclut le responsable. Mais aussi pour des serious game immersifs.
SOURCE : L'Atelier
Notre objectif est de mettre en partage sur nos trois spécialisations (stratégies et management de l'innovation business tous secteurs, stratégies de croissance ENERGIE et CLEANTECH, stratégies de croissance DIGITAL), les analyses d'Innhotep, celles de nos invités et des articles tiers issus de notre veille. Accélérateur d' "innovations business", Innhotep intervient comme conseil auprès de grands groupes et accompagne le développement de start-up high-tech.
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mardi 10 août 2010
La collaboration en trois dimensions n'est pas un problème de point de vue
Libellés :
Innovations numériques
Le smartphone, un interprète tout-terrain pour les militaires américains
Des chercheurs américains ont mis au point un système de traduction sur smartphone, pour faciliter la communication entre l'armée et les populations non-anglophones, en Afghanistan.
La traduction tout-terrain (et en zone de guerre) sur smartphone, c'est pour bientôt. Pour pallier le manque croissant de traducteurs humains en milieu militaire, une équipe du NIST - Institut National des Standards et des Technologies - a mis au point une application de traduction sur mobile, que l'on peut utiliser sans avoir besoin de recourir à une connexion wi-fi ou à un accès Internet classique. L'objectif est de permettre aux militaires déployés sur le terrain d'être plus autonomes dans leurs communications avec les populations locales. En pratique, l'application fonctionne déjà sur Nexus One, le smartphone de Google et sous Androïd, le système d'exploitation développé par le géant de l'Internet. Les langues à traduire diffèrent tout naturellement suivant les terrains d'opérations. En Afghanistan, ce sont le Pashto et le Dari qui sont mis à l'honneur.
Des mots enregistrés par le personnel militaire et les populations locales
Une fois en situation, l'utilisateur, en l'espèce un militaire américain, doit disposer le téléphone en direction de celui qu'il souhaite comprendre. Lorsque l'individu s'exprime, le système effectue une reconnaissance vocale automatique. Il reconnaît les mots et les transforme en fichier texte. Puis il traduit le dit fichier texte dans la langue souhaitée avant de le restituer sous une forme orale. Pour parvenir à un tel résultat, l'application utilise un vocabulaire enregistré préalablement (accents locaux compris) par le personnel militaire et des personnes parlant le Pashto et le Dari.
Des microphones intégrés dans l'appareil
Pour capter les sons, le smartphone embarque des microphones adéquats. "Des microphones qui sont capables de séparer la parole des bruits environnants, comme le ferait un microphone accroché sur un individu", précise à L'Atelier Craig Schlenoff, responsable du projet. Seul impératif technique, l'application nécessite une carte mémoire plus importante que celle déjà disponible par défaut sur le Nexus One. Encore au stade expérimental et dédié à une utilisation purement militaire, il ne dispose que d'un vocabulaire spécifique à ce secteur. Toutefois, "il pourrait être développé et trouver sa place auprès du grand public, lors de voyages à l'étranger par exemple", conclut le responsable du projet.
SOURCE : L'Atelier
La traduction tout-terrain (et en zone de guerre) sur smartphone, c'est pour bientôt. Pour pallier le manque croissant de traducteurs humains en milieu militaire, une équipe du NIST - Institut National des Standards et des Technologies - a mis au point une application de traduction sur mobile, que l'on peut utiliser sans avoir besoin de recourir à une connexion wi-fi ou à un accès Internet classique. L'objectif est de permettre aux militaires déployés sur le terrain d'être plus autonomes dans leurs communications avec les populations locales. En pratique, l'application fonctionne déjà sur Nexus One, le smartphone de Google et sous Androïd, le système d'exploitation développé par le géant de l'Internet. Les langues à traduire diffèrent tout naturellement suivant les terrains d'opérations. En Afghanistan, ce sont le Pashto et le Dari qui sont mis à l'honneur.
Des mots enregistrés par le personnel militaire et les populations locales
Une fois en situation, l'utilisateur, en l'espèce un militaire américain, doit disposer le téléphone en direction de celui qu'il souhaite comprendre. Lorsque l'individu s'exprime, le système effectue une reconnaissance vocale automatique. Il reconnaît les mots et les transforme en fichier texte. Puis il traduit le dit fichier texte dans la langue souhaitée avant de le restituer sous une forme orale. Pour parvenir à un tel résultat, l'application utilise un vocabulaire enregistré préalablement (accents locaux compris) par le personnel militaire et des personnes parlant le Pashto et le Dari.
Des microphones intégrés dans l'appareil
Pour capter les sons, le smartphone embarque des microphones adéquats. "Des microphones qui sont capables de séparer la parole des bruits environnants, comme le ferait un microphone accroché sur un individu", précise à L'Atelier Craig Schlenoff, responsable du projet. Seul impératif technique, l'application nécessite une carte mémoire plus importante que celle déjà disponible par défaut sur le Nexus One. Encore au stade expérimental et dédié à une utilisation purement militaire, il ne dispose que d'un vocabulaire spécifique à ce secteur. Toutefois, "il pourrait être développé et trouver sa place auprès du grand public, lors de voyages à l'étranger par exemple", conclut le responsable du projet.
SOURCE : L'Atelier
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lundi 9 août 2010
CENTRE D’INNOVATION : UN PARC SCIENTIFIQUE PILOTE POUR LA CHINE
La Chine multiplie les projets de recherche et ne cache pas ses ambitions. Véritable pôle de compétitivité, le parc scientifique et technologique de Zhongguancun (Pékin) veut devenir un centre d’innovation de niveau international, capable d’ouvrir la voie à d’autres structures chinoises.
Premier parc scientifique et technologique de Chine, le parc de Zhongguancun, surnommé Z-Park, vient de franchir à Pékin une nouvelle étape dans son développement. L’ambition est d’acquérir une dimension internationale et de servir de modèle d’innovation pour les autres technopoles du pays. Cette "Silicon valley" chinoise est d’ailleurs actuellement le seul modèle de parc approuvé par le gouvernement.
Le parc scientifique et technologique vient de dévoiler un nouveau plan d’action pour faire du site un parc modèle national d’innovation d’ici à 2012 et renforcer son rayonnement international. Selon ce plan, Z-Park possèdera d’ici deux ans une infrastructure propice à l’innovation avec des investissements en recherche et développement en hausse de 15% par rapport à 2009. Objectif : produire des innovations mondialement reconnues avec un nombre de brevets d’invention déposés par les entreprises au sein du parc en augmentation de 60% par rapport à 2009. « Les capacités d’innovation des entreprises seront améliorées, tout comme la compétitivité internationale des industries stratégiques émergentes », précise un responsable du centre.
La « rue de l’électronique »
Avant de devenir Z-Park, la région de Zhongguancun était surnommée « rue de l’électronique » en raison du grand nombre d’entreprises d’informatique et d’électronique qui s’y étaient installés. En mai 1988, le Conseil des affaires d’Etat a reconnu officiellement la zone de Zhongguancun en la déclarant Zone d’expérimentation pour le développement industriel de nouvelles technologies de Pékin, avant de la renommer Z-Park. Zhongguancun est ainsi devenu le premier centre scientifique et technologique de Chine et une zone d’expérimentation pour les réformes économiques, scientifiques et de l’éducation. En 2006, le Conseil des affaires d’Etat a approuvé un nouveau plan qui prévoit une superficie totale de 232 km². Aujourd’hui, près de 20 000 entreprises high-tech, telles que Lenovo ou Founder, 39 universités, incluant l’Université de Pékin et l’Université Tsinghua, ainsi que 140 institutions de recherche, comme l’Académie chinoise des sciences (ACS), sont situées dans le périmètre de Z-Park.
Un réseau de laboratoires
A l’intérieur du site, on compte déjà 57 laboratoires, 26 centres nationaux de recherche en ingénierie, 29 centres nationaux de recherche technologique et en ingénierie, 17 parcs scientifiques universitaires et 29 pépinières pour des étudiants chinois de retour au pays au terme de leurs études à l’étranger. Selon un responsable local, le nombre d’entreprises créées et les sommes investies représenteraient environ un tiers du total du pays. Les résultats sont là : chaque année, plus de 10 sociétés du parc sont ainsi cotées en bourse. En 2009, les revenus totaux générés par les entreprises de Z-Park ont dépassé 1 200 milliards de yuans (176,99 milliards de dollars), soit une augmentation de 20 % par rapport à l’année précédente. En ligne de mire : le développement d’industries stratégiques émergentes travaillant sur les énergies nouvelles, l’économie d’énergie, la protection de l’environnement, les voitures électriques, les produits pharmaceutiques ou encore les technologies de l’information. Parmi les projets phare en cours : une puce électronique innovante de l’Institut d’informatique de l’ACS et une thérapie anti-cancer de la société Protgen.
Le parc soutient également 200 sociétés engagées dans les technologies de l’information, l’ingénierie biologique et les nouvelles pharmacies, la protection de l’énergie et de l’environnement, et les industries aéronautiques et spatiales.
SOURCE : Innovation Le Journal
Premier parc scientifique et technologique de Chine, le parc de Zhongguancun, surnommé Z-Park, vient de franchir à Pékin une nouvelle étape dans son développement. L’ambition est d’acquérir une dimension internationale et de servir de modèle d’innovation pour les autres technopoles du pays. Cette "Silicon valley" chinoise est d’ailleurs actuellement le seul modèle de parc approuvé par le gouvernement.
Le parc scientifique et technologique vient de dévoiler un nouveau plan d’action pour faire du site un parc modèle national d’innovation d’ici à 2012 et renforcer son rayonnement international. Selon ce plan, Z-Park possèdera d’ici deux ans une infrastructure propice à l’innovation avec des investissements en recherche et développement en hausse de 15% par rapport à 2009. Objectif : produire des innovations mondialement reconnues avec un nombre de brevets d’invention déposés par les entreprises au sein du parc en augmentation de 60% par rapport à 2009. « Les capacités d’innovation des entreprises seront améliorées, tout comme la compétitivité internationale des industries stratégiques émergentes », précise un responsable du centre.
La « rue de l’électronique »
Avant de devenir Z-Park, la région de Zhongguancun était surnommée « rue de l’électronique » en raison du grand nombre d’entreprises d’informatique et d’électronique qui s’y étaient installés. En mai 1988, le Conseil des affaires d’Etat a reconnu officiellement la zone de Zhongguancun en la déclarant Zone d’expérimentation pour le développement industriel de nouvelles technologies de Pékin, avant de la renommer Z-Park. Zhongguancun est ainsi devenu le premier centre scientifique et technologique de Chine et une zone d’expérimentation pour les réformes économiques, scientifiques et de l’éducation. En 2006, le Conseil des affaires d’Etat a approuvé un nouveau plan qui prévoit une superficie totale de 232 km². Aujourd’hui, près de 20 000 entreprises high-tech, telles que Lenovo ou Founder, 39 universités, incluant l’Université de Pékin et l’Université Tsinghua, ainsi que 140 institutions de recherche, comme l’Académie chinoise des sciences (ACS), sont situées dans le périmètre de Z-Park.
Un réseau de laboratoires
A l’intérieur du site, on compte déjà 57 laboratoires, 26 centres nationaux de recherche en ingénierie, 29 centres nationaux de recherche technologique et en ingénierie, 17 parcs scientifiques universitaires et 29 pépinières pour des étudiants chinois de retour au pays au terme de leurs études à l’étranger. Selon un responsable local, le nombre d’entreprises créées et les sommes investies représenteraient environ un tiers du total du pays. Les résultats sont là : chaque année, plus de 10 sociétés du parc sont ainsi cotées en bourse. En 2009, les revenus totaux générés par les entreprises de Z-Park ont dépassé 1 200 milliards de yuans (176,99 milliards de dollars), soit une augmentation de 20 % par rapport à l’année précédente. En ligne de mire : le développement d’industries stratégiques émergentes travaillant sur les énergies nouvelles, l’économie d’énergie, la protection de l’environnement, les voitures électriques, les produits pharmaceutiques ou encore les technologies de l’information. Parmi les projets phare en cours : une puce électronique innovante de l’Institut d’informatique de l’ACS et une thérapie anti-cancer de la société Protgen.
Le parc soutient également 200 sociétés engagées dans les technologies de l’information, l’ingénierie biologique et les nouvelles pharmacies, la protection de l’énergie et de l’environnement, et les industries aéronautiques et spatiales.
SOURCE : Innovation Le Journal
vendredi 6 août 2010
Le crowdsourcing de l'innovation, pilule contre le biais de l'expertise
Nous tendons traditionnellement à confier l'innovation aux experts du domaine où l'on veut innover ou aux experts de l'innovation. Une autre démarche commence à se généraliser : chercher l’innovation partout - ou presque.
Par Klaus-Peter Speidel, co-fondateur de hypios et enseignant à Science Po Poitiers.
Pour donner de l’envol à l’innovation, de plus en plus d’entreprises ont entamé une démarche de crowdsourcing de l’innovation, ou innovation "par la foule". Celle-ci peut avoir lieu sous forme de concours ou d’appel à propositions avec les employées d’une entreprise ou, mieux encore, de façon ouverte sur le site de l’entreprise ou à l’aide d’intermédiaires qui anonymisent la provenance des problèmes et organisent le concours. On peut distinguer deux grandes approches: les concours à idées, thématiques ou non, et qui sont très fréquents. Et les concours de résolution de problèmes. Encore rares en France, ils sont pratiqués avec beaucoup de succès par des entreprises aussi diverses qu’Eli Lilly, Procter and Gamble, Google, Kraft ou L’Oréal, autant que par la NASA, et plus récemment aussi par de plus petites structures comme DownEast Power aux Etats-Unis.
Trois avantages à cette approche
Je vois trois avantages à ce type de concours: le premier est de rendre à Jacques ce qui est à lui. L’élimination d’intermédiaires dont les participants craignent (parfois à raison) qu’ils prennent crédit de leurs propositions met en confiance les participants, employés à différents niveaux, experts ou non. Deuxième : l’élimination du biais de l’expert. Les personnes de "la foule" se recommandent par leur contribution spécifique au concours et non pas par leur réputation. Un étudiant brillant a la même chance de gagner qu’un professeur reconnu par ses pairs. Dernier avantage : accéder à des perspectives multiples. Le fait qu’un problème soit soumis à des amateurs et des experts d’autres domaines induit des changements de perspective intéressants. Dans l’un des cas les plus anciens de concours de résolution de problèmes, le Longitude Prize de 1714, la marine anglaise avait cherché un moyen fiable de déterminer la longitude des bateaux en mer. Les experts de l’époque - parmi lesquels Isaac Newton - avaient longtemps planché sur une solution astronomique, sans succès.
Bénéficier d'un regard externe
C’est John Harrison, un horloger autodidacte, qui a résolu le problème en proposant d’embarquer une montre précise, développée par luiet calée sur l’heure de Londres. Et de comparer l’heure de la montre avec l’heure locale. La solution est techniquement complexe, mais conceptuellement si simpleque les experts de la couronne lui ont refusé le prix. C’est grâce à l’intervention du roi George III qu’une partie de la somme lui a été accordée. Cet exemple montre les vertus du crowdsourcing de l’innovation : la solution peut être inattendue et plus élégante parce que les participants y portent un regard frais. Ils peuvent avoir une culture scientifique ou technique, et sont même experts dans un domaine, mais pas nécessairement du secteur où le problème apparaît. Parce qu’ils ne connaissent pas le paradigme en cours, ils ne présument pas d’un type de solution à apporter et cherchent à répondre au problème, indépendamment du paradigme ou du type de tentatives existantes.
SOURCE : L'Atelier
Par Klaus-Peter Speidel, co-fondateur de hypios et enseignant à Science Po Poitiers.
Pour donner de l’envol à l’innovation, de plus en plus d’entreprises ont entamé une démarche de crowdsourcing de l’innovation, ou innovation "par la foule". Celle-ci peut avoir lieu sous forme de concours ou d’appel à propositions avec les employées d’une entreprise ou, mieux encore, de façon ouverte sur le site de l’entreprise ou à l’aide d’intermédiaires qui anonymisent la provenance des problèmes et organisent le concours. On peut distinguer deux grandes approches: les concours à idées, thématiques ou non, et qui sont très fréquents. Et les concours de résolution de problèmes. Encore rares en France, ils sont pratiqués avec beaucoup de succès par des entreprises aussi diverses qu’Eli Lilly, Procter and Gamble, Google, Kraft ou L’Oréal, autant que par la NASA, et plus récemment aussi par de plus petites structures comme DownEast Power aux Etats-Unis.
Trois avantages à cette approche
Je vois trois avantages à ce type de concours: le premier est de rendre à Jacques ce qui est à lui. L’élimination d’intermédiaires dont les participants craignent (parfois à raison) qu’ils prennent crédit de leurs propositions met en confiance les participants, employés à différents niveaux, experts ou non. Deuxième : l’élimination du biais de l’expert. Les personnes de "la foule" se recommandent par leur contribution spécifique au concours et non pas par leur réputation. Un étudiant brillant a la même chance de gagner qu’un professeur reconnu par ses pairs. Dernier avantage : accéder à des perspectives multiples. Le fait qu’un problème soit soumis à des amateurs et des experts d’autres domaines induit des changements de perspective intéressants. Dans l’un des cas les plus anciens de concours de résolution de problèmes, le Longitude Prize de 1714, la marine anglaise avait cherché un moyen fiable de déterminer la longitude des bateaux en mer. Les experts de l’époque - parmi lesquels Isaac Newton - avaient longtemps planché sur une solution astronomique, sans succès.
Bénéficier d'un regard externe
C’est John Harrison, un horloger autodidacte, qui a résolu le problème en proposant d’embarquer une montre précise, développée par luiet calée sur l’heure de Londres. Et de comparer l’heure de la montre avec l’heure locale. La solution est techniquement complexe, mais conceptuellement si simpleque les experts de la couronne lui ont refusé le prix. C’est grâce à l’intervention du roi George III qu’une partie de la somme lui a été accordée. Cet exemple montre les vertus du crowdsourcing de l’innovation : la solution peut être inattendue et plus élégante parce que les participants y portent un regard frais. Ils peuvent avoir une culture scientifique ou technique, et sont même experts dans un domaine, mais pas nécessairement du secteur où le problème apparaît. Parce qu’ils ne connaissent pas le paradigme en cours, ils ne présument pas d’un type de solution à apporter et cherchent à répondre au problème, indépendamment du paradigme ou du type de tentatives existantes.
SOURCE : L'Atelier
L'accès gratuit aux publications scientifiques stimule l'innovation
Aux Etats-Unis, la consultation en ligne des travaux de recherche pourrait prochainement être votée. L'université de Victoria a calculé le retour sur investissement que le secteur de la recherche pourrait en tirer.
Rendre accessibles en ligne, de manière permanente et gratuite, les résultats des recherches scientifiques, voilà ce que vise à établir un projet de loi américain baptisé FRPAA (Federal Research Public Access Act). Une équipe de l'université de Victoria, qui s'est intéressée aux effets de cette loi sur la société américaine, a du coup mis au point une méthode de calcul capable de mesurer l'impact économique - retour sur investissement - de cette initiative, au travers de deux variables : l'accessibilité et l'efficacité. Cette approche consiste d'une part à calculer la proportion de l'activité en R&D dévouée à la production d'articles de journaux scientifiques comparée à celui du temps de recherche dépensé pour lire et rédiger ces articles.
Mesurer l'implication de l'accessibilité et l'efficacité sur l'investissement
Et d'autre part, à mesurer l'étendue de la publication d'une étude si celle-ci est exposée au niveau local, national, international ou sur Internet. Si l'on en croit l'efficacité de leur approche, la mise à disposition d'articles scientifiques pourrait conduire à un retour sur investissement entre 4 et 24 fois supérieur au coût supposé de l'étude elle-même. Un bien pour le secteur public de la R&D américaine qui étend son potentiel d'innovation grâce à la gratuité d'accès aux études. Les calculs ont en effet prouvé que si les variables "accessibilité" et "efficacité" suivent une augmentation constante pour une période, et ensuite connaissent un pic de croissance, le retour économique pour la recherche et le développement connaîtra un bond proportionnel au pourcentage de ces deux paramètres.
Des difficultés à considérer dans la méthode de calcul
"Il y a un nombre de difficultés qu'il faut considérer en appliquant cette méthode", tempère, malgré tout, l'équipe de recherche. Le premier est l'évaluation dans le secteur de la R&D des dépenses d'activité à l'écriture et à la publication d'articles. L'équipe de recherche invoque également la complexité de mesurer ce retour sur le processus d'innovation. "L'équation que l'on présente suggère un modèle d'innovation linéaire dans lequel la R&D est simplement un autre facteur de production", expliquent les scientifiques. Et d'ajouter : "les innovations à succès dépendent pourtant aussi du retour d'une myriade d'acteurs dans le système d'innovation comme les clients, les département marketing, les fournisseurs, etc.".
SOURCE : L'Atelier
Rendre accessibles en ligne, de manière permanente et gratuite, les résultats des recherches scientifiques, voilà ce que vise à établir un projet de loi américain baptisé FRPAA (Federal Research Public Access Act). Une équipe de l'université de Victoria, qui s'est intéressée aux effets de cette loi sur la société américaine, a du coup mis au point une méthode de calcul capable de mesurer l'impact économique - retour sur investissement - de cette initiative, au travers de deux variables : l'accessibilité et l'efficacité. Cette approche consiste d'une part à calculer la proportion de l'activité en R&D dévouée à la production d'articles de journaux scientifiques comparée à celui du temps de recherche dépensé pour lire et rédiger ces articles.
Mesurer l'implication de l'accessibilité et l'efficacité sur l'investissement
Et d'autre part, à mesurer l'étendue de la publication d'une étude si celle-ci est exposée au niveau local, national, international ou sur Internet. Si l'on en croit l'efficacité de leur approche, la mise à disposition d'articles scientifiques pourrait conduire à un retour sur investissement entre 4 et 24 fois supérieur au coût supposé de l'étude elle-même. Un bien pour le secteur public de la R&D américaine qui étend son potentiel d'innovation grâce à la gratuité d'accès aux études. Les calculs ont en effet prouvé que si les variables "accessibilité" et "efficacité" suivent une augmentation constante pour une période, et ensuite connaissent un pic de croissance, le retour économique pour la recherche et le développement connaîtra un bond proportionnel au pourcentage de ces deux paramètres.
Des difficultés à considérer dans la méthode de calcul
"Il y a un nombre de difficultés qu'il faut considérer en appliquant cette méthode", tempère, malgré tout, l'équipe de recherche. Le premier est l'évaluation dans le secteur de la R&D des dépenses d'activité à l'écriture et à la publication d'articles. L'équipe de recherche invoque également la complexité de mesurer ce retour sur le processus d'innovation. "L'équation que l'on présente suggère un modèle d'innovation linéaire dans lequel la R&D est simplement un autre facteur de production", expliquent les scientifiques. Et d'ajouter : "les innovations à succès dépendent pourtant aussi du retour d'une myriade d'acteurs dans le système d'innovation comme les clients, les département marketing, les fournisseurs, etc.".
SOURCE : L'Atelier
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Innovations business
jeudi 5 août 2010
Solaire intégré au bâti : le marché mondial accélère
D'un marché de niche, le photovoltaïque intégré au bâti ou BIPV (Building integrated Photovoltaics) va accélérer dans les prochaines années pour devenir un marché mondial de 20 GW à l'horizon 2013, selon une étude du cabinet américain GTM Research. La France, la Belgique, l'Italie, l'Allemagne, mais aussi la Corée du Sud ou l'état américain de l'Ontario présentent aujourd'hui les tarifs d'achat les plus élevés au monde et stimulent le secteur. Avec un tarif de 58 centimes le kWh, le BIPV est même devenu une spécificité forte du solaire en France.
L'Europe en pointe
Une puissance de 20 GW de BIPV dans le monde en 2013, c'est un marché estimé à 60 milliards de dollars, estime GTM Research. Moins optimiste, le cabinet américain NanoMarket prédit un marché global de 8,2 milliards de dollars en 2015, dans une étude publiée en juillet dernier.
Par comparaison, le marché européen du BIPV, en 2007, était estimé à 143 millions d'euros selon le cabinet Frost & Sullivan. Or, l'Europe est le continent le plus en pointe sur le BIPV, grâce notamment à Allemagne et à la France. D'un marché de niche européen, le secteur du BIPV s'étend aujourd'hui au niveau mondial, analyse GTM Research.
Baisse des prix en vue
L'élargissement de la demande se fait parallèlement à l'accroissement de l'offre. Les premières générations de BIPV consistaient à poser des modules solaires directement sur les bâtiments avec un minimum de considération esthétique et de caractéristiques d'intégration. Aujourd'hui, le concept a évolué vers des systèmes BIPV qui s'intègrent dans l'enveloppe du bâtiment, fournissant d'autres fonctions que la production d'électricité (considération thermique, étanchéité, ombrière, design, etc.).
Les technologies sont également plus compétitives et plus adaptées. Une baisse des prix est annoncée par GTM Research, parallèlement à l'augmentation des volumes. Le prix du BIPV est susceptible de passer à 1,20 dollar le watt en 2013, indique le cabinet, soit 0,90 €/Wc.
Aujourd'hui, suivant les technologies, le coût se situe entre 1,3-1,8 $/Wc sur du silicium cristallin, 0,90$/Wc sur des couches minces CdTe (comme celle de l'américain First solar) et 1,5-2 $/Wc sur des couches minces CIGS, selon GTM Research.
De nouvelles approches solaires
L'arrivé à maturité des technologies solaires à couches minces, et demain des technologies solaires organiques ou des cellules à pigment photosensible (technologie DSC, Dye Sensitized (Solar) Cells), ouvre d'autres applications (faible poids, matériaux flexibles, production d'énergie dans un environnement faiblement ensoleillé, intégration de couleurs, etc). La gamme des produits BIPV s'est déjà élargie vers les revêtements de toiture (bardeau, membrane imperméable), les brises soleil en façade, les vitrages, les tuiles photovoltaïques, etc.
Mais plusieurs défis restent à relever pour le développement du marché, souligne GTM Research, et d'abord celui de la concertation entre les différents acteurs (fabricant de modules, intégrateurs, métiers du bâtiments...) afin de jouer au mieux sur le design et l'intégration. L'instauration de normes (standards de résistance, sécurité, protection, etc.) et d'une réglementation adaptée seront aussi des leviers importants.
SOURCE : GreenUnivers
L'Europe en pointe
Une puissance de 20 GW de BIPV dans le monde en 2013, c'est un marché estimé à 60 milliards de dollars, estime GTM Research. Moins optimiste, le cabinet américain NanoMarket prédit un marché global de 8,2 milliards de dollars en 2015, dans une étude publiée en juillet dernier.
Par comparaison, le marché européen du BIPV, en 2007, était estimé à 143 millions d'euros selon le cabinet Frost & Sullivan. Or, l'Europe est le continent le plus en pointe sur le BIPV, grâce notamment à Allemagne et à la France. D'un marché de niche européen, le secteur du BIPV s'étend aujourd'hui au niveau mondial, analyse GTM Research.
Baisse des prix en vue
L'élargissement de la demande se fait parallèlement à l'accroissement de l'offre. Les premières générations de BIPV consistaient à poser des modules solaires directement sur les bâtiments avec un minimum de considération esthétique et de caractéristiques d'intégration. Aujourd'hui, le concept a évolué vers des systèmes BIPV qui s'intègrent dans l'enveloppe du bâtiment, fournissant d'autres fonctions que la production d'électricité (considération thermique, étanchéité, ombrière, design, etc.).
Les technologies sont également plus compétitives et plus adaptées. Une baisse des prix est annoncée par GTM Research, parallèlement à l'augmentation des volumes. Le prix du BIPV est susceptible de passer à 1,20 dollar le watt en 2013, indique le cabinet, soit 0,90 €/Wc.
Aujourd'hui, suivant les technologies, le coût se situe entre 1,3-1,8 $/Wc sur du silicium cristallin, 0,90$/Wc sur des couches minces CdTe (comme celle de l'américain First solar) et 1,5-2 $/Wc sur des couches minces CIGS, selon GTM Research.
De nouvelles approches solaires
L'arrivé à maturité des technologies solaires à couches minces, et demain des technologies solaires organiques ou des cellules à pigment photosensible (technologie DSC, Dye Sensitized (Solar) Cells), ouvre d'autres applications (faible poids, matériaux flexibles, production d'énergie dans un environnement faiblement ensoleillé, intégration de couleurs, etc). La gamme des produits BIPV s'est déjà élargie vers les revêtements de toiture (bardeau, membrane imperméable), les brises soleil en façade, les vitrages, les tuiles photovoltaïques, etc.
Mais plusieurs défis restent à relever pour le développement du marché, souligne GTM Research, et d'abord celui de la concertation entre les différents acteurs (fabricant de modules, intégrateurs, métiers du bâtiments...) afin de jouer au mieux sur le design et l'intégration. L'instauration de normes (standards de résistance, sécurité, protection, etc.) et d'une réglementation adaptée seront aussi des leviers importants.
SOURCE : GreenUnivers
mardi 3 août 2010
La Nasa passe par le crowdsourcing pour ses applications santé
L'agence spatiale américaine a lancé une compétition de développement de modules de simulation et de suivi médical. Un millier de programmeurs se sont prêtés au jeu.
Comment mettre au point pour la Nasa les logiciels de simulation médicale ou de suivi de l'état de santé les plus adaptés ? En passant par le crowdsourcing. C'est la démarche de l'agence spatiale américaine, qui fait appel à TopCoder. La plate-forme spécialisée dans la co-création de logiciels a proposé à ses membres de créer les algorithmes nécessaires à leur développement. Intérêts du système : augmenter le niveau des modules créés en faisant appel à des ressources externes et, précise l'agence, diminuer les frais habituellement nécessaires pour le développement en interne de telles applications.
2800 codes conçus par les développeurs
Plus de mille développeurs ont participé à la compétition, conduite par une équipe de chercheurs de l'université de Harvard et de la London Business School. Et au total, ce sont pas moins de 2800 codes distincts qui ont été conçus et proposés aux responsables du projet. L'objectif des systèmes conçus pour la NASA : optimiser la vie des astronautes, et la productivité dans l'espace au cours des missions d'exploration spatiale. "La durée de ces missions humaines, en direction de la station spatiale internationale, de la lune ou de mars, requiert toujours plus de systèmes de calcul", notent les responsables du projet.
Une enveloppe de récompense
Parmi l'ensemble des développeurs ayant participé au projet, seuls quelques uns ont été sélectionnés par les responsables de l'initiative. De provenance diverses - Grande-Bretagne, Japon, Indonésie et Brésil - ils ont chacun reçu une enveloppe de 24 000 dollars de récompense pour leurs travaux. A noter : la plate-forme en ligne TopCoder compte au total près de 250 000 membres.
Source : L'Atelier
Comment mettre au point pour la Nasa les logiciels de simulation médicale ou de suivi de l'état de santé les plus adaptés ? En passant par le crowdsourcing. C'est la démarche de l'agence spatiale américaine, qui fait appel à TopCoder. La plate-forme spécialisée dans la co-création de logiciels a proposé à ses membres de créer les algorithmes nécessaires à leur développement. Intérêts du système : augmenter le niveau des modules créés en faisant appel à des ressources externes et, précise l'agence, diminuer les frais habituellement nécessaires pour le développement en interne de telles applications.
2800 codes conçus par les développeurs
Plus de mille développeurs ont participé à la compétition, conduite par une équipe de chercheurs de l'université de Harvard et de la London Business School. Et au total, ce sont pas moins de 2800 codes distincts qui ont été conçus et proposés aux responsables du projet. L'objectif des systèmes conçus pour la NASA : optimiser la vie des astronautes, et la productivité dans l'espace au cours des missions d'exploration spatiale. "La durée de ces missions humaines, en direction de la station spatiale internationale, de la lune ou de mars, requiert toujours plus de systèmes de calcul", notent les responsables du projet.
Une enveloppe de récompense
Parmi l'ensemble des développeurs ayant participé au projet, seuls quelques uns ont été sélectionnés par les responsables de l'initiative. De provenance diverses - Grande-Bretagne, Japon, Indonésie et Brésil - ils ont chacun reçu une enveloppe de 24 000 dollars de récompense pour leurs travaux. A noter : la plate-forme en ligne TopCoder compte au total près de 250 000 membres.
Source : L'Atelier
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