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vendredi 7 décembre 2012

Le collaboratif débarque dans la grande distribution



L’économie collaborative et le crowdfunding viennent de passer un nouveau cap en France. Ces nouvelles tendances intéressent désormais le secteur de la grande distribution. Le groupe Auchan a, en effet, annoncé hier avoir noué un partenariat exclusif avec l’américain Quirky.

Fondée en 2009 par Ben Kaufman, 23 ans, la plateforme Quirky permet aux internautes de transformer leurs idées en véritables produits commercialisables pour 10 dollars.
Concrètement, Quirky applique le concept du crowdfunding au design industriel. Ainsi, une fois que l’idée a été choisie par la communauté, Quirky dépose le brevet du nouveau produit à son nom et reverse, en échange, des royalties à l’inventeur et aux internautes qui ont contribué à la naissance du produit. Quirky assure donc le développement du produit, la réalisation d’un prototype, la production et la distribution.
Fort de cette alliance, Auchan proposera donc dans tous ses magasins une gamme de 8 produits Quirky, dès le 14 décembre prochain. Cet éventail aura vocation à s’agrandir au cours des prochains mois.
Par ailleurs, dès le 1er trimestre 2013, les internautes français auront la possibilité de déposer leurs idées de création sur Auchan.fr, via l’un des 100 000 codes promotionnels mis à disposition et donnant droit à un dépôt d’idées gratuit.
Les projets sélectionnés seront développés, fabriqués et distribués par Auchan mais aussi à travers le réseau de distribution de Quirky aux Etats-Unis.
Pour rappel, le 7 septembre dernier, la start-up Quirky a bouclé une levée de 68M $. Aujourd’hui, la plateforme rassemble une communauté de 300 000 membres et revendique 250 produits créés depuis son lancement.

Source: Frenchweb

vendredi 26 octobre 2012

Sur VAD E-Commerce, les innovations connectent les magasins

A l'occasion du salon VAD e-commerce 2012 de Lille, étaient présenté une série de prototypes et d'expérimentations très innovantes. Bon nombre visent à connecter les lieux de vente.

Le RFID rend intelligentes étagères et caisses enregistreuses
citc621Le bureau R&D du Centre d'innovation des technologies sans contact (CITC) - EuraRFID a conçu une étagère et une caisse enregistreuse intelligentes. Une puce RFID étant apposée à chaque article, l'antenne RFID placée au sommet de l'étagère sait ce qu'elle contient. "De quoi simplifier considérablement les démarches d'inventaire, mais également informer à distance les consommateurs de la disponibilité des produits, via un site Web ou mobile", précise Pauline Fumery, du CITC.
Du côté de la caisse enregistreuse, un portique surmonté d'une autre antenne RFID permet de scanner le contenu d'un panier sans en sortir les éléments. Ceux-ci s'affichent directement sur l'écran de la caisse, qui bien sûr peut accepter les paiements sans contact. Le laboratoire LAMIH de l'Université de Valenciennes a par ailleurs conçu une "table surface" détectant également les puces RFID des articles posés dessus. A partir des différents ingrédients qu'elle identifie, elle affiche sur un écran des recettes de cuisine réalisables, tout en indiquant sur la table les produits nécessaires.

Géolocalisation indoor pour guider les clients
Dans le cadre des projets New Shopping Experience (NSE) du Pôle de compétitivité des industries du commerce (Picom), Ikomobi et Anaxa-Vida ont développé pour Décathlon un prototype de géolocalisation indoor destiné à guider les clients à l'intérieur du lieu de vente. Concrètement, le consommateur se place sur l'une des zones d'appel délimitées dans le magasin et indique qu'il a besoin d'aide via un bouton dans l'application mobile de l'enseigne. L'information est envoyée au serveur, qui ordonne aux caméras couvrant le magasin de regarder les zones d'appel pour trouver l'appelant et le "harponner".
geolocindoor625
Le système peut alors lui-même guider le client vers le produit qu'il recherche. "L'information peut aussi être envoyée sur les tablettes des vendeurs, charge à eux, en fonction de leur proximité au client et de leurs compétences vis-à-vis de sa demande, de lui répondre qu'ils arrivent", indique Chaabane Djeraba, président d'Anaxa-Vida. Le client peut sortir de la zone d'appel et se déplacer dans le magasin : il a été harponné par les caméras et la tablette du vendeur affiche sa localisation. Ces caméras permettant de situer le client à 25 cm près, le magasin sait également quel produit il est en train de regarder. Il est donc possible de lui envoyer une notification du type "-10% sur ce rayon pendant 30 minutes". On peut également imaginer que le dispositif soit intégré au CRM de Décathlon, par exemple pour mettre en place des notifications automatiques.

TV to Store : quand la TV connectée génère des achats
tvtostore625Autre projet NSE, Idées-3Com a développé pour Décathlon et Aptonia un prototype d'utilisation marchande de la TV connectée. Le scénario proposé est le suivant : lors d'une publicité TV de Décathlon, un bandeau propose au téléspectateur de se connecter à un programme d'entraînement sportif. La main bascule de la télécommande au smartphone de l'utilisateur, qui crée son profil, choisit son sport et son niveau et lance le programme. Pendant qu'il exécute l'entraînement, s'affichent le nombre de calories brûlées, son niveau d'hydratation ou encore le nombre d'amis Facebook connectés et leurs encouragements.
L'application pousse les produits adaptés à son activité et lui permet d'entrer en contact vidéo avec un vendeur du magasin le plus proche. Le vendeur peut alors lui montrer des articles, envoyer des fiches produits sur sa télévision et, à sa demande, mettre un article dans son panier. "Une façon de guider les consommateurs de leur télévision à l'achat de produits, via un programme gratuit de coaching", conclut Jean-Michel Flamant, le fondateur d'Idées-3com.
L'utilisatrice pilote l'application de TV connectée via son smartphone

Les avis clients ont leur place aussi en point de vente

Critizr édite une application mobile permettant de remonter aux points de vente différents types d'informations provenant des clients. L'utilisateur identifie le magasin dans lequel il se trouve, éventuellement le rayon, voire flashe le QR code d'un produit pour affiner encore sa géolocalisation, puis envoie son problème, son compliment, sa question ou sa suggestion, sous forme de message de 300 caractères maximum. De son côté, le vendeur ou le chef de rayon du lieu de vente qui dispose de critizr2 200Critizr Pro voit apparaître l'information sur sa tablette ou son mobile et peut réagir à chaud. La solution est déjà installée dans 750 points de vente dont une grande partie d'indépendants, mais séduit également de grandes enseignes telles qu'Auchan ou Carrefour : 300 magasins Carrefour en disposeront d'ici avril prochain. "Critizr a également développé une solution pour les e-commerçants, précise son fondateur Nicolas Hammer. Nous générons un QR code lié à la commande du cyberacheteur et joint à son colis." Le client n'a qu'à le scanner avec l'application Critizr pour arriver directement sur son compte et renseigner le problème rencontré.

Aide à la vente et encaissement mobile en magasin
Keyneosoft a développé pour Leroy Merlin un outil d'aide à la vente pour les conseillers de ses rayons jardin, au sein desquels il est rarement possible d'exposer toute l'offre. Actuellement en test dans deux magasins, cet autre projet NSE prend la forme d'une application pour la tablette du vendeur, qui s'appuie sur un configurateur. Selon le budget, le matériau, la surface et divers éléments fournis par le consommateur, le vendeur tire du configurateur une sélection de produits. Il peut accéder aux fiches produits, les envoyer par email au client et les ajouter à son panier en se connectant à son nom, l'application lui donnant aussi accès au CRM de Leroy Merlin. Keyneosoft propose d'aller plus loin avec sa solution d'encaissement mobile KeyPOS.
Le panier est transféré sur un iPhone auquel est fixé un matériel ISMP d'Ingenico, qui permet au client de payer par carte bancaire toujours auprès du vendeur, sans passer par la caisse. "De cette façon, on évite toute rupture dans la chaîne d'achat", conclut Benoît Tonnel, chez Keyneosoft.

lundi 8 octobre 2012

En Finlande, les lois aussi peuvent être crowdsourcées


vote

Le pays a mis en place une réglementation qui permet aux citoyens de suggérer des lois, qui seront votées s'ils rassemblent 50 000 signatures. Une plateforme de crowdsourcing a du coup été lancée, pour faciliter les initiatives.
Depuis le 1er mars, la constitution finlandaise a intégré une clausepermettant à tout citoyen majeur de soumettre au Parlement des propositions de lois ou d'amendements. Si l'une de ces propositions est soutenue par 50 000 signatures, elle devra être soumise au vote des parlementaires. Pour faciliter l'engagement des citoyens et leur accès aux propositions, une organisation non gouvernementale a du coup mis au point Open Ministry. Menée par Joonas Pekkanen, la plateforme fait appel notamment à des avocats, et permet aux individus de mieux formaliser leurs suggestions et de rassembler plus aisément autour. Une initiative de crowdsourcing sur la gouvernance de son pays, finalement.

Une existence validée

Et bonne nouvelle : il y a quelques jours, le gouvernement a approuvé et validé la technologie d'authentification électronique utilisée par le site. Une validation qui assure que les données privées des citoyens sont correctement préservées. Et qui permet de valider le fait que le gouvernement prendra en compte les propositions émises par des individus en provenance d'Open Ministry. Cette solution consiste en fait en l'utilisation d'API mises à disposition par les banques et les opérateurs, et qui impose aux internautes de s'identifier en utilisant leurs codes de client d'une banque, ou leur téléphone mobile. Ainsi, ils ne transmettent que les données nécessaires qui justifient leur légitimité pour cet acte.

Passer par sa banque

Dans le détail, la plateforme open source propose aux citoyens de soumettre des idées. Celles-ci peuvent être commentées, affinées, améliorées, par l'organisation, les avocats avec qui elle collabore, et les membres. Toutes les propositions ne sont pas acceptées. Celles qui le sont ensuite mises en forme par les avocats. Pour communiquer, la plateforme essaie également d'être la plus présente possible sur les réseaux sociaux. Open Ministry a ouvert officiellement ses portes le 1er Octobre 2012 et compte déjà quelques projets de loi variés comme l’interdiction d’élevage pour la fourrure (43 500 signatures) ou encore l’interdiction des boissons énergisantes pour les moins de 16 ans.

Source : L'Atelier

mercredi 26 septembre 2012

In Colombia, world’s first crowdfunded skyscraper offers investors a share in profits

The BD Bacatá project aims to hand over power to the future inhabitants of a skyscraper by getting them to invest in its development.
alttext Citizens don’t often get a say in the major building developments that populate their city, mostly because they are usually funded by wealthy architects or investors. However, we recently saw residents in Copenhagen called upon to determine the construction of a new bridge through crowdfunding, and now the BD Bacatá project in Colombia aims to hand over power to the future inhabitants of a skyscraper by getting them to invest in its development.

Those interested in putting money into the project are enabled to do so through what is known as a Figura Internacional de Inversión Inmobiliaria (FiDi), a type of share that gives the investor ownership of part of the property as well as a stake in the company. The team started offering investment options in 2010 and already have 3,000 people investing a total of USD 145 million of its USD 240 million target. The BD Bacatá will eventually house apartments, retail spaces, offices and entertainment venues. The scheme shows that cities can erect a major building without the backing of wealthy patrons as a prerequisite. The following video shows how the campaign worked:

When completed in 2014, the building will become the tallest building in the country, as well as the first owned by the people who use it. Those who believe in crowdfunding as a business model are finding success even in lofty projects such as this one. Is there a niche yet to be discovered?

Website: www.bdbacata.com
Contact: www.twitter.com/bd_bacata
Spotted by Murtaza Patel

lundi 24 septembre 2012

[Publication Innhotep] Tendances Marketing et TIC 2012 : les innovations digitales à fort impact sur la relation client

Innhotep, accélérateur d'innovations, livre dans cette publication son analyse de trois tendances du marketing digital à fort impact sur la relation client en 2012 :

1- API, places de marché et services innovants : comment engager et profiter d’un écosystème créatif pour offrir davantage de valeur aux clients

2-  La gamification digitale (ou ludification) comme outil marketing : attirer et engager des prospects, faire découvrir, vendre et fidéliser

3- Crowdsourcing : écouter et impliquer les foules pour les inclure dans les processus marketing



lundi 10 septembre 2012

Le financement participatif peut-il bâtir des villes ?


Le financement participatif (crowfunding ou “financement par la foule”) est un marché en pleine expansion, expliquait le rapport de Crowdsourcing.org. Les 452 plateformes de financement participatif dénombrées dans le monde en avril 2012 ont récolté 1,1 milliard de dollars de fonds en 2011 pour les projets qu’elles accueillaient – dont plus de la moitié pour des projets hébergés par des plateformes européennes. Comme quoi, le modèle du financement participatif n’est pas un phénomène uniquement lié aux modes de financement anglo-saxons, que l’on dit traditionnellement plus sensibles au mécénat et à la prise de risque que l’Europe. Peut-être parce qu’en fait ce financement participatif fonctionne plutôt de plus en plus comme un système de prévente que comme un système de prise de risque ?
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Image : Répartition des 450 plateformes de crowfunding dans le monde selon le rapport de Crowdsourcing.

Kickstarter en ses limites

L’un des emblèmes du financement participatif est bien sûr le phénomène Kickstarter, qui pour sa troisième année d’existence a levé 119 millions de dollars pour les projets qu’il accueille en s’octroyant 6 millions de commissions, rapporte The Next Web dans un très intéressant article qui détaille l’activité de la plate-forme. Les plates-formes de financement participatif profitent du développement de nouvelles possibilités de fabrication, plus agiles, notamment des entreprises chinoises, souligne Gadi Amit dans Wired, surtout parce qu’elles ont montré qu’elles pouvaient par ce biais trouver des financements importants. Elles transforment l’économie même du soutien aux projets innovants, permettant à des start-ups de se passer de capitaux risqueurs parfois trop frileux.
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Image : page d’accueil du site Kickstarter.
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Image : le financement des projets sur Kickstarter par catégories, par Ben Jackson pour the Next Web.
Bien sûr, ces plateformes ne sont pas sans risques pour ceux qui y investissent, comme l’explique Aarti Shahani sur NPR. Que se passe-t-il si un projet financé ne parvient pas à fournir le produit qui a été financé ? Le problème n’est pas encore arrivé, répond l’un des cofondateurs de Kickstarter. Pourtant, les délais annoncés par certains projets n’ont pas toujours été respectés – le professeur de management Ethan R. Mollick de l’école Wharton de l’université de Pennsylvanie, dans l’un des rares articles scientifiques sur le sujet, estime que 75 % des produits sont livrés avec retard – et un porteur de projet a déjà disparu dans la nature en emportant l’argent de ses financeurs. Si le site sait rembourser les financeurs de projets qui n’ont pas atteint la somme désiré, il ne dispose pas de mécanismes d’assurances pour les projets qui n’arrivent pas à terme une fois leur financement rassemblé… La dissolution de l’investissement dans une agrégation de petites sommes dissout non seulement le risque, mais aussi la responsabilité… Qui portera plainte pour la perte d’un investissement non conséquent ?
En attendant, le recours aux plates-formes de financement participatif progresse. Tant et si bien qu’on se demande quels secteurs il ne touchera pas. Si Kickstarter finance principalement des films, de la musique, des projets de design ou des jeux…, on voit de plus en plus apparaître sur ces plates-formes des projets de dispositifs technologiques et d’objets connectés. Mais pas seulement…

Le financement participatif : plateforme de services urbains ?

Pour palier au changement de configuration du système d’exploitation mobile d’Apple, l’organisation associative OpenPlans a lancé une campagne sur Kickstarter afin de récolter des dons et permettre aux gens de continuer à accéder à de l’information de transit pour leurs déplacements en temps réel (que la prochaine version de l’OS devrait rendre indisponible), explique Alex Howard pour O’Reilly Radar. Kevin Webb, responsable d’OpenPlans souligne : “Pour ceux d’entre nous qui travaillent dans la communauté de l’open government, il s’agit de démontrer pourquoi les données publiques ouvertes sont importantes. Il n’y a pas de raison qu’une importante infrastructure civique doive être liée à un combat entre Apple et Google. Et dans les communautés disposant de spécification de flux de transits généraux, il n’y en a aucune.” Pour cela, OpenPlans travaille avec des agences publiques à construire OpenTripPlanner, une application open source qui utilise des informations de transit ouvertes pour aider les utilisateurs à faire de bonnes décisions dans leurs déplacements et qui pourra être disponible sur toutes les plateformes, quel que soit leur système d’exploitation.
Pour Alex Howard, l’utilisation de Kickstarter est une nouvelle façon pour les communautés de financer collectivement la création d’applications ou de services citoyens que les autorités ne savent pas offrir. Mais également un moyen pour contourner les limites des marchés publics traditionnels ou les autorités elles-mêmes.
Webb explique encore que les fondations et les mécènes sont peu intéressées la plupart du temps par le développement d’outils et que les agences n’ont souvent ni le pouvoir ni les budgets pour soutenir des projets de ce type, plus universels que leurs actions localement circonscrites.
Mettre seulement l’accent sur les applications de transports ouvertes, cependant, serait passer à côté de plus grandes opportunités pour construire des améliorations à l’infrastructure de la ville numérique, estime Alex Howard. Le financement participatif pourrait être un recours pour bâtir bien des infrastructures de la ville numérique de demain… que les services publics ne savent pas bâtir. De là à utiliser le crowdfunding pour construire des services publics qui n’ont rien de numérique, il n’y a qu’un pas… qu’il faut peut-être se garder de franchir, prévient avec beaucoup d’intelligence Ethan Zuckerman sur son blog.
La réflexion du chercheur du Centre Berkman pour l’internet et la société a mûri à l’occasion d’une réunion au MediaLab du MIT organisé par la Fondation Awesome, fondée par Tim Hwang et Christia Xu, pour discuter des nouvelles approches de la philanthropie (dont le Centre pour les médias citoyens a rendu compte). Cette fondation philanthropique consiste chaque mois à verser une cagnotte à l’un des projets les plus étonnants que ses membres auront remarqués. La Fondation dispose désormais de 50 chapitres répartis dans 10 pays et a parrainé plus de 250 projets allant de panneaux d’affichage gratuits à des capteurs environnementaux… Lors de cette réunion, l’accent bien sûr a été mis sur le financement participatif qui cherche à démocratiser la philanthropie. Si 80 % des Américains donnent du temps ou de l’argent à des organisations caritatives, très peu sont impliqués dans la manière dont les fonds sont alloués. Des initiatives comme Donors Choose ouGlobal Giving permettent désormais aux donateurs de choisir les projets qu’ils veulent aider.

Comment utiliser intelligemment le crowfunding pour les projets citoyens ?

“Jase Wilson, le gars qui essaye de financer la ligne de tramway de Kansas City est-il un agent de la droite radicale ? Bien sûr que non”, ironise Ethan Zuckerman. “Il est un gars bien intentionné qui se tourne vers un modèle qui a fait ses preuves en ligne pour soutenir un projet dont il se soucie. La nature des conséquences imprévues, c’est la diminution des autres activités utiles. Rassembler son voisinage pour rendre le quartier meilleur est une bonne chose. Comprendre comment le faire en minimisant les impacts politiques indésirables est encore mieux.”
Le financement participatif citoyen est inévitable, notamment parce qu’il est en harmonie avec d’autres formes d’organisation basées sur l’internet, estime Ethan Zuckerman (et également parce qu’il peut être une solution face à la diminution des recettes et des dépenses publiques ajouterais-je). Le crowfunding citoyen s’appuie sur un grand nombre de mécanismes mis en avant par l’écosystème open source de l’internet : la formation de groupes rapides et légers, la coordination des efforts, l’intérêt personnel éclairé… Encore faut-il en éviter les inconvénients.
Et Ethan Zuckerman de préciser quelques règles pour cela :
- Eviter la rhétorique qui postule que le financement participatif est un remède à l’inaction du gouvernement. Il vaut mieux affirmer, comme l’a fait parfois le mouvement Occupy notamment en fournissant de la nourriture aux communautés de sans-abris, que ces services sont un exemple de ce que nous voudrions que les gouvernements fournissent et un moyen de pression sur ce que le gouvernement devrait faire.
- Faire que les projets de financements participatifs tirent parti des dispositifs existants. Ioby est un site de financement participatif citoyen qui cherche à changer l’environnement de voisinage. Un de leurs projets phares est d’aider les communautés Latinos de San Francisco a impliquer leurs édiles à convertir des interstices urbains en parcs publics. Leur projet ne cherche pas à construire un parc, mais à récolter quelques milliers d’euros pour s’assurer que la communauté pourra participer aux audiences et faire pression sur les fonctionnaires municipaux pour défendre leurs droits et leurs réclamations.
- Utilisez le financement participatif pour réfléchir et innover et laissez les autorités mettre en oeuvre. Les gens derrière le projet Low Line ont peut-être une bonne idée : le financement participatif peut aider à attirer l’attention sur un projet citoyen et permettre la conception d’un prototype novateur. Le financement participatif doit permettre de trouver des façons de coopérer avec les autorités pour soutenir de nouveaux espaces publics, des oeuvres d’art, etc. En permettant de créer des liens gouvernementaux appropriés, ils pourraient même être un critère d’évaluation de projets viables.
- Privilégiez des projets qui créent du capital communautaire grâce au bénévolat et qui ne cherchent pas seulement à soutirer de l’argent. L’une des promesses du financement participatif est qu’il renforce les quartiers et communautés. Les projets qui encouragent l’activité volontaire (commeKaboom, pour construire des terrains de jeux) aident à renforcer le capital civique local.
- Ne laissez pas les autorités transformer les projets non financés en projets de financement participatif. Utilisons plutôt le financement participatif pour exercer des pressions, pour montrer que les gens s’investissent et s’assurer que l’argent des villes, des Etats et de l’Etat fédéral pour les transports, les espaces publics ou les arts n’est pas coupé.
“Le financement participatif devrait être l’occasion de fabriquer des biens et des services publics plus impressionnants, pas de transférer la responsabilité publique sur le dos de donateurs connectés à l’internet !”, conclut avec raison le chercheur.
Hubert Guillaud
Source : InternetActu

mardi 4 septembre 2012

Le crowdsourcing c’est dépassé: découvrez la suite


Smart Data >>
L’exploitation de la « sagesse des foules » est un moyen d’aller chercher de nouvelles idées, mais au-delà du crowdsourcing, des développements liés à la technologie émergent.
par Joe McKendrick
Le crowdsourcing, c’est-à-dire l’exploitation de « la sagesse des foules », est considéré comme un moyen moderne d’aller chercher l’innovation et de nouvelles idées à l’extérieur de l’entreprise, ainsi que de tirer profit de la confrontation entre de multiples disciplines. Des entreprises et organismes de premier plan tels que Dell et la NASA emploient des approches de crowdsourcing pour donner naissance à de nouvelles innovations.
Toutefois, si la technologie a porté le crowdsourcing à un niveau inédit, elle rend également l’approche déjà dépassée et potentiellement risquée. Telle est l’observation faite par Thomas Frey, futurologue au DaVinci Institute et éditeur du site FuturistSpeaker.com. Il pose cette question provocante: « Si vous aviez le choix entre faire le trajet de Boston à San Diego dans un avion piloté par une seule machine ou par l’intelligence combinée de 3.000 personnes, quelle solution choisiriez-vous? ».
Thomas Frey fait remarquer que la « foule » s’est souvent trompée, d’un point de vue historique. Par exemple, il rappelle que c’est d’avoir suivi la sagesse des foules qui a mené au crash boursier de 1929 ou à l’effondrement du marché immobilier des années 2000.
Il affirme que le crowdsourcing perd de sa superbe en tant que moyen d’innovation et de prise de décisions, et qu’il est en train d’être remplacé par trois développements favorisés par la technologie.
L’essor des leaders d’opinion: il s’agit des voix actives dans leurs réseaux sociaux, et les spécialistes du marketing apprennent à convaincre ces personnes extrêmement influentes « de recommander leurs produits et services de manière plus positive », observe Thomas Frey.
L’essor du traitement analytique du Big Data (des grandes quantités de données): le phénomène Big Data accélère la prise de décisions, passant d’approches lentes et déterministes (comme les comités directeurs ou les conseils d’administration) à des « techniques de data mining permettant de connaître presque instantanément les opinions de vastes groupes constitutifs ou les lubies d’achat d’un marché cible », explique Thomas Frey. « Les processus excessivement lents d’hier sont remplacés par une norme sociale entièrement nouvelle. »
L’essor de l’intelligence humaine enrichie par les machines: peut-être paradoxalement, la technologie et l’intelligence artificielle aident également à élever l’intelligence humaine individuelle, souligne Thomas Frey. « À mesure que nous progresserons dans l’ère des grandes quantités de données, nous continuerons à découvrir des moyens encore plus sophistiqués de capturer et exploiter ces merveilles de l’intelligence humaine et à trouver des moyens inhabituels de n’utiliser que celles présentant le plus d’intelligence. »
Thomas Frey reconnaît que la prise de décisions est favorisée par les nouvelles technologies, mais que le crowdsourcing peut continuer à avoir un rôle à jouer pour stimuler l’innovation. De nombreuses entreprises et communautés de crowdsourcing, par exemple, limitent l’engagement à des réseaux de participants fermés. Ainsi, des entreprises qui testent le crowdsourcing emploient cette approche vis-à-vis de leurs employés ou partenaires, garantissant ainsi des idées plus pertinentes et ciblées.
Il existe également des initiatives de crowdsourcing limitées aux scientifiques ou aux chercheurs. Le crowdsourcing fait partie d’un vaste ensemble d’outils disponibles aujourd’hui, via la technologie, pour obtenir des solutions plus rapides et plus innovantes… à condition qu’ils soient employés correctement.
Source : SmartPlanet

jeudi 30 août 2012

Pour innover, les entreprises intègrent de plus en plus leurs clients

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Les innovations de produits génèrent un revenu important pour les entreprises européennes qui s'inspirent des idées des clients pour lancer de nouveaux produits.
Les entreprises européennes, bonnes élèves en termes d'innovation de produits ? Oui, si l'on en croit une récente enquête de Statistics Finland, qui annonce que 15% du chiffre d'affaire total des sociétés en 2010 provenait des innovations de produits lancées sur le marché au cours de la période 2008-2010. Sur cette même période, 46% des compagnies ont eu une activité innovante relative aux produits et aux procédés. Et ce qui est intéressant, c'est que selon l'étude, l'un des moteurs de cette innovation seraient les clients : le rapport explique que les compagnies sont de plus en plus nombreuses à consulter leurs consommateurs sur leurs attentes pour accélérer la sortie de produits. La grande majorité des entreprises ayant exercé une activité d'innovation aurait ainsi indiqué avoir intégré des informations sur les utilisateurs ainsi que leurs idées de produits dans leur activité d'innovation et de création de produits innovants.

Dans le domaine de la santé

En fait, plus la taille de l'entreprise augmente, plus  l'exploitation de l'information à partir des systèmes de rétroaction des clients, d’études de marché ou d’enquêtes sur les besoins des utilisateurs devient plus fréquent, tout comme le développement conjoint avec les utilisateurs. En revanche, l'intégration des produits modifiés par des utilisateurs est presque aussi répandue quelle que soit la taille des entreprises. L'enquête sur l'innovation a également analysé l'activité d'innovation dans les domaines de la santé et de l’action sociale. La part des entreprises ayant procédé à des innovations de produit ou de méthodes est de 44%, soit presque la même que la moyenne des autres industries. Les entreprises dans les secteurs de la santé et de l’action sociale ont déclaré que leurs dépenses totales consacrées à l'activité d'innovation s’élevaient à 80 millions d'euros en 2010. En fait, elles déclarent plus souvent que les autres entreprises leurs activités  telles que l'externalisation de l'expertise et  la formation liée à l'activité d'innovation.

Lancement de nouveaux produits

Près de la moitié des entreprises avaient adopté des innovations marketing et organisationnelles et 57% se sont engagées dans des activités d'innovation au sens large. Entre 2008 et 2010, les caractéristiques générales de l'activité d'innovation liées aux produits et services sont restées assez stables depuis la période 2006-2008. 1/3 des entreprises a lancé des innovations de produits sur le marché. Et 60% d’entre elles ont lancé des nouveaux produits sur le marché. 1/6 entreprise qui a fait des innovations de produits estime avoir mis sur le marché une innovation dont les caractéristiques sont les premières au monde. Enfin, les dépenses d'innovation déclarées par les entreprises s'élèvent à 7,3 milliards d'euros en 2010.  
Source : L'Atelier

mercredi 20 juin 2012

La « gamification » déjà au cœur des entreprises et du marketing ?


La « gamification » a pour objectif d’utiliser les principes et les codes du jeu dans des domaines aussi variés que la formation professionnelle, le marketing, les réseaux sociaux...

Au cœur de ce processus se trouve l’idée que le gain de points, l’acquisition d’un statut, sont des moteurs d’amusement suffisants pour encourager les utilisateurs à recourir à un service.

Cet usage s’appuie principalement sur des applications liées à des sites Web (Badgeville par exemple) ou des applications mobiles type Foursquare. Elles proposent à leurs clients de “gamifier” leur site ou leur service en fournissant la plupart du temps une récompense aux personnes réalisant les actions proposées.

La gamification est aujourd’hui utilisée pour de nombreux objectifs mais en voici les deux principaux :
- Le 1er étant la formation des collaborateurs d’une entreprise par le biais de « serious games ». Les jeux « sérieux » existent depuis des décennies et plus particulièrement dans le domaine militaire comme cela était le cas pour la formation des officiers de l’armée prussienne. Ces jeux « sérieux » ont aujourd’hui aussi pour objectif de faire comprendre et apprendre le management, la stratégie marketing, la gestion d’entreprise, la maintenance industrielle...
- Le second usage est lié au marketing avec les « advergames »,  les « newsgames » et autres « édumarketgames ». Ces jeux ont pour vocation de faire passer un message marketing et donc pour finalité de déclencher l’acte d’achat d’un produit/service ou de fidéliser un client.

Ce marché qui concerne tous les secteurs devrait peser près de 3 milliards de dollars d’ici 2016 (étude M2 Research). D’un point de vue marketing, la gamification est l’une des tendances clés de l’année 2012 avec le succès de l’application mobile Shopkick aux Etats-Unis qui a rapporté 100 millions de dollars en 2011 aux enseignes partenaires (Best Buy, American Eagle...) par le simple fait de récolter des points de fidélités en faisant un check in en magasin sans avoir à acheter un produit...

Pour Benjamin Thomas, organisateur de la manifestation "Paris Gamification Day" le 5 juin dernier, "la gamification renforce sa crédibilité auprès des investisseurs.C’est ainsi qu’on peut interpréter l’annonce récente d’un partenariat entre Bunchball (qui fournit des solutions de Gamification clé en main) et Jive, un grand acteur des solutions collaboratives pour l’entreprise 2.0 : baptisée Jive Gamification, le nouveau module permet l’utilisation des mécanismes ludiques : jeux de rôles,  défis, niveaux et autres badges, fixation des objectifs d'équipe, de proposition des récompenses (virtuelles ou réelles). 
C’est cette même tendance qui a poussé Salesforce au rachat de Rypple en fin d’année dernière. Rypple, qui compte parmi ses clients des sociétés comme Facebook ou Spotify, est une plateforme de gestion de la performance des salariés dont l’approche utilise des éléments empruntés à l’univers vidéoludique. Son principe remet en cause le traditionnel recours aux statistiques et l'examen périodique des performances, en leur privilégiant la communication par les managers (ou entre collaborateurs directement) des feedbacks et des remerciements publics individuels aux équipes et aux personnes."

Pour plus d'informations:
Elisabeth Menant, Chef de projet, Echangeur : emenant@echangeur.fr

Source : http://www.echangeur.fr/echangeur/2012/05/la-gamification-deja-au-coeur.php

mardi 12 juin 2012

Five Big Ideas That Could Transform the Future of Commerce


Commerce is evolving at a furious pace with new technologies, markets, competitors and best practices emerging every day, presenting brands with opportunities to innovate and differentiate. Over the course of my research and discussions with industry peers, I’ve identified five technologies and concepts that I believe have the potential to dramatically influence supply and demand. If you’re involved in any aspect of commerce and the supply chain, these ideas should definitely be on your radar.
Tap and Go Is Ready to Go
Near Field Communications (NFC) technology is increasingly being embedded in smartphones, allowing devices to communicate by tapping. For example, tap your phone to a poster to buy a shirt; tap it to a kiosk to buy a ticket. The tap-and-go concept is intuitive, versatile and a great way to share data between mobile devices. NFC is highly versatile, standards-based, interoperable and security-ready. Its adoption in retail and supply is already starting.
Consider this: by 2016, 700 million NFC smartphones are projected to ship. Customers with digital wallets embedded in NFC-enabled phones don’t need a special app to make payments, nor do they need to carry dozens of debit, credit and loyalty cards. They simply touch their phone to the NFC-enabled payment device, sign and go.
Beyond payments, NFC has the potential to positively impact commerce in other ways, including:
  • Quick and easy ticketing, much like a “Fast Pay” toll tag on a car.
  • Sharing files, contact information and more by simply tapping NFC phones together.
  • Tag reading via applications that enable identification, physical access, transportation, inventory, loyalty and marketing opportunities up and down the supply chain.
Who’s the Next Lady Gaga?
Big Data has the potential to unleash a new wave of innovation, responsiveness and service for companies that are able to harness its value. Many pioneering companies are already creating value and competitive differentiation by mining extremely large quantities of typically unstructured data for hidden patterns and insights. The potential impact is virtually unlimited. In retail, we’ve seen brands successfully gathering and analyzing consumer sentiment, then creating personalized recommendations for millions of customers.
Another example is music analytics leader, Next Big Sound, which is using unstructured data to figure out who the next Lady Gaga might be. It uses big data to scan all the different music and social networks (Spotify, iTunes, Facebook, YouTube), analyze likes, plays, downloads — and ultimately provide insight to music executives into how artists become stars.
A New Take on Reality
Augmented reality (AR) presents practically limitless applications. AR is used to superimpose computer-generated sensory input (sound, video, graphics, haptic feedback, etc.) to create a mediated reality overlaying and enhancing the live real-world environment. It’s already being used in navigation, manufacturing, logistics, military services, entertainment, sports, healthcare and numerous other industries.
In commerce, AR has the potential to be a significant driver of sales and conversions. Forward-thinking marketers are already taking advantage of AR to cleverly deliver useful information that adds value to the buying process.
One example of a brand cleverly using AR is Lego. In collaboration with AR technology company Metaio, Lego created an in-store AR system called the Lego Digital Box (LDB). The LDB allows customers to simply hold a Lego box up to a scanner, which recognizes exactly which Lego set it is, and then displays what the set looks like fully assembled on a video screen. You can tilt it up, down and around to see the set in 3-D interactive animation. The initial trial period of LDB in select stores was so successful in increasing customer satisfaction and product sales that Lego made the decision to roll it out in all 80 of its stores, displaying over 200 products.
The Power of the Crowd
Thanks to the Web, brands can tap the vast possibilities of crowdsourcing to shape a product or service. Examples are plenty, with undeniable results. Take, for example, the auto brand Fiat that, in partnership with Brazilian interactive agency AgenciaClick, launched a Web site inviting Brazilian consumers to invent a concept car that Fiat would exhibit at Sao Paulo’s 2010 annual auto show — the Fiat Mio. The challenge was a hit: The site’s 17,662 registrants submitted over 10,000 ideas.
The site was organized much like a social network displaying comments, photos and a Twitter-like sidebar feed. Ideas were divided into categories such as design, materials, safety and infotainment. All designs were shared online for a completely transparent process — turning the traditionally secretive model of auto production on its ear. Dozens of users’ ideas made it into production, contributing to the Mio’s final propulsion method, shape, infotainment, body materials, biometry and driving aids. Throughout the process, Fiat’s engineers reviewed ideas submitted, consolidated the technical design and published the results via open source software in early 2010 before then turning the discussion toward a branding and marketing campaign for the October car show.
Don’t Buy, Rent
According to the Ellen Macarthur Foundation, the circular economy is not a new technology but rather an innovative industrial model that is restorative or regenerative by design. Its key goals include replacing the “end-of-life” industrial concept with “cradle-to-cradle” restoration, shifting toward the use of renewable energy, eradicating toxic chemicals and eliminating waste.
In the world of commerce, collaborative consumerism aligns with the principles of circular economy by allowing consumers to pay for the use of a product, rather than buying and eventually discarding it. One prime example is Netflix. With over 23 million users, the video streaming and DVD rental company focuses not on selling to customers, but on loaning DVDs/streaming videos. Similarly, car-sharing company Zipcar provides automobile reservations to members who are then billed for the time spent using the cars. Another example is Rent the Runway, which rents dresses from top designers on a four- or eight-day basis.
Dave Bruno is marketing director for RedPrairie, a supply chain and retail technology company. As part of RedPrairie’s research into Commerce in Motion, the company conducts research and analysis of the ever-changing dynamics of global supply chains and the hyper-connected consumer. None of the companies mentioned in this post are clients of RedPrairie.
Source : AllThings

mercredi 6 juin 2012

Social media is reinventing how business is done


When Red Robin Gourmet Burgers introduced its new Tavern Double burger line last month, the company had to get everything right. So it turned to social media.
The 460-restaurant chain used an internal social network that resembles Facebook to teach its managers everything from the recipes to the best, fastest way to make them. Instead of mailing out spiral-bound books, getting feedback during executives' sporadic store visits and taking six months to act on advice from the trenches, the network's freewheeling discussion and video produced results in days. Red Robin is already kitchen-testing recipe tweaks based on customer feedback — and the four new sandwiches just hit the table April 30.
Facebook's initial public offering Friday — the largest by a technology company — is a watershed moment for the consumer side of the Web, but social networking's real economic impact might be ahead as companies learn how to harness "social business" tools.
Beyond advertising on Facebook or Twitter, companies are using social networks to build teams that solve problems faster, share information better among their employees and partners, bring customer ideas for new product designs to market earlier, and redesign all kinds of corporate software in Facebook's easy-to-learn style.
"At a very basic level, Facebook is the most popular application ever, with a billion people who know how to use it," said Marc Benioff, chief executive of salesforce.com, whose Chatter social-networking tools are used by 150,000 companies. "The ability to access information is much better because it's easier to get to it."

After a slow start, Big Business is embracing social media in a big way. Forrester Research says the sales of software to run corporate social networks will grow 61% a year and be a $6.4 billion business by 2016.
Two-thirds of big companies surveyed now use Web 2.0 tools such as social networks or blogs, with use of internal social networks up 50% since 2008, according to a survey by McKinsey & Co. Nearly 90% said they have reaped at least one measurable business benefit, though most say the improvements have been modest.
Heavy use of social tools has a statistically significant correlation to profitability, said Michael Chui, senior fellow at the McKinsey Global Institute. But it's early: Only about 3% of respondents used social business tools for all three major uses — reaching customers, connecting employees and coordinating with suppliers, McKinsey said.
The Social Web seems to be doing a different job in Corporate America than the first-generation Web. In the late 1990s, companies such as Wal-Mart used the Internet to streamline supply chains and better manage inventories to hold down prices. Banks used the new technology to cut the cost of processing mortgages by as much as two-thirds, by eliminating clerical workers and substituting e-mail for expensive overnight deliveries. If Web 1.0 automated routine processes and warehouses, Web 2.0 is about organizing design work and creativity, said Andrew McAfee, professor of technology and operations management at Harvard Business School.
"We asked ourselves where would social networking go once everyone had a Facebook account?" said David Sacks, president of San Francisco-based Yammer, whose software runs Red Robin's internal social network. "Big ideas always move from the consumer market into the enterprise market."
"Innovation is a two-way street," said Chris Laping, Red Robin's senior vice president for business transformation. "When people see things, they feel things. And when they feel things, they change."
Making connections
Using social networks to foster connections lets companies match the skills of people working all over the world who wouldn't easily find each other, said Eric Lesser, a research director at IBM's Institute for Business Value. It's especially valuable for companies built by acquisition, whose managers in different divisions often don't know each other, he said.
Take SuperValu, a collection of supermarket chains ranging from Shaw's in Boston to Albertsons in California. SuperValu last year used Yammer to build a network to connect 11,000 executives and store managers, chief information officer Wayne Shurts said. They've organized themselves into more than 1,000 groups to talk about specific challenges.
For example, 182 managers from different chains joined a group to mull common problems of running markets in college towns. Another 153 banded together to talk about running stores in beach communities, where business is seasonal. Those didn't replace any other process, because there was no way to do it before: The managers couldn't all be pulled from their stores for retreats or meetings, and the cost of getting them together would have been prohibitive, Shurts said.
One result: A promotion at college-oriented stores that sold 8,000 $99 mini-refrigerators last fall, each stuffed with $99 worth of coupons to bring the customers back for food. Another discussion led to college-town "beer pong" displays packaging ping-pong balls, red Solo cups and brewskis to fill them up. Both ideas were floated last spring and ready by August, he said.
"You've got to let the conversations happen, even if you might not like all of that conversation," Shurts said. "It's going to happen around the water cooler anyway."
Listening to customers
Companies can also use blogs and social sites to bring customers into their product-design process, said Barton George, director of the Dell computer division that sells to Internet-based companies. Through its IdeaStorm site, Dell has taken in more than 17,000 ideas for new or improved products, and has adopted nearly 500, including backlit keyboards that are better for working on airplanes.
Other times, Dell puts its own ideas on IdeaStorm, in what it calls a Storm Session, to get feedback before going ahead. On May 6, Dell posted a plan on IdeaStorm describing a proposed specialty laptop, upgrading an existing machine to target people who write wireless apps and other Web-based software using a variation of the Linux operating system called Ubuntu, George said.
By Monday, customers had posted 83 ideas for refinements to the machine on IdeaStorm, covering specific software bugs to broader issues such as whether the screen should be shiny or not. In addition, 35,000 people visited George's Web posting about the new laptop — 10 times more than any other posting he's ever made, he said. The laptop is due on the market by year's end. Dell says the process produces more detailed feedback than traditional focus groups, and builds links to an important group of customers.
So far, the social Web hasn't boosted U.S. productivity growth the way the first-generation Internet did in the late 1990s. But economists such as MIT's Erik Brynjolfsson say it takes about five years for a new technology to show its full impact on companies that deploy it. Social networking is about two or three years in at most companies, McAfee said.
Companies are tinkering with the technology and their own business processes, trying to find ways to match them up to get the most impact and learn how to interpret all the unorganized data users disclose about themselves on the sites, Lesser said.
In the meantime, the trend has already generated one IPO for a smaller company, Jive Software, that sells social-networking tools to companies. Jive went public at $12 a share in December and now trades around $19.50, achieving a $1.2 billion market value, though it's not yet profitable.
Facebook hasn't actively pursued the social business market. It let companies such as Yammer and Jive mimic its look and feel, because making Facebook-like features an industry standard helped cement Facebook's leadership in consumer social networks, Yammer's Sacks said.
Social media has the potential to be as important to the broader economy as more obviously business-related information technologies such as mobile phones and cloud computing, said Stacey Bishop, a venture capitalist at Scale Venture Partners, in Foster City, Calif.
"I'd put the cloud first, but they're all important and they're all related," Bishop said. "Mobile is an extension of the cloud, because it lets you get your data wherever you are. And social is the layer on top of that, making it easier to cross-communicate."
Source : USA Today

mercredi 14 mars 2012

Crowdsourced credit card lets members share in profits and decisions

Earlier this month Barclaycard US introduced the Barclaycard Ring MasterCard, billed as “the first social credit card to be designed and built through the power of community crowdsourcing.”
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It was only a few weeks ago that we covered CivilisedMoney’s crowdsourced banking services, and recently we came across a new effort that brings a similar concept into the realm of credit cards. Earlier this month Barclaycard US introduced the Barclaycard Ring MasterCard, billed as “the first social credit card to be designed and built through the power of community crowdsourcing.”
Currently in alpha testing and due to launch officially next month, the Barclaycard Ring MasterCard card will have one low interest rate of 8 percent for all balances, with simple, easy-to-understand terms and no balance transfer fees or annual fees. Through a virtual community, meanwhile, cardmembers will get to see the card’s financial profit and loss statements. They’ll also have a forum for exchanging ideas and suggesting new features. An online framework will give cardmembers a way to influence decisions that affect how the card is managed and serviced, while the card’s “Giveback” program will enable the community to share in the profit generated from its collective decisions.

Paul Wilmore, managing director for consumer markets with Barclaycard US, explains: “Through simple and transparent terms, we want to pull back the curtain that has traditionally separated banks from their customers and give our community a say in weighing economic tradeoffs that can create a better cardholder experience.” The video below explains the premise in more detail:


Is there any industry in which crowdsourcing can’t make things better? Other banks around the globe: one for inspiration!
 
Website: www.barclaycardring.com
Source: Springwise

jeudi 1 mars 2012

China's innovation makeover: Dramatic R&D funding boost for emerging technologies


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China's 12th Five Year Plan, considered the world's most comprehensive technology development initiative, calls for hiking R&D funding for emerging technologies by a staggering 159% to $18 billion, according to a new report from Lux Research. In addition, the country is so eager to rebrand itself from manufacturer to innovator that the Five Year Plan also calls for supporting joint research programs with foreign companies.

"China is the largest manufacturing company in the world. Due to weakening market demands in the developed countries, the traditional development model, which relies on manufacturing and real estate industries, has faced a big challenge," said Xavier Xie, Lux Research analyst and, with Richard Jun Li, the report's lead author. "To achieve a sustainable growth, China has determined to focus on seven strategic and emerging industries: environmental technology, new energy, new energy vehicles, advanced equipment, biotechnology, new material, and information technology."

Lux analysts studied the Five Year Plan in detail and talked with Chinese government officials. Some highlights from the report's findings include:

·         While China will dramatically increase R&D funding in its ambitious bid to become an innovation hub, it will fall short of its goal of 3% of GDP, the ratio used by many developed countries to keep their technology edge.

·         The country is concentrating on sustainable growth to deal with its environmental challenges, and about 48% of the $18 billion investment will be in environmental technologies, with 32%  for new energy and 12% for smart grid.

·         In its eagerness to become an innovation hub, China is prepared to drop its cloak of secrecy and partner with foreign companies. A director of China's Ministry of Science and Technology says "they will support joint research programs developed by foreign labs or multinational companies with their Chinese counterparts," according to a Lux Research press release. The research firm added that the move to attract foreign partners will "create unforeseen opportunities" for western companies.

Source : Smart Grid News

mardi 14 février 2012

Une application mobile pour refocaliser l'attention des téléspectateurs


ballon de foot et tabletteKwarter est une application second-screen (deuxième écran) pour les fans de sport. Elle offre une expérience multi écrans du sport à la télé. Les passionnés ne sont plus seulement des spectateurs passifs mais deviennent des joueurs actifs.
Il ressort d'une récente étude Nielsen qu'aux États-Unis, plus de 75% des téléspectateurs utilisent un deuxième appareil pendant qu'ils regardent la TV : ordinateur personnel, tablette ou smartphone. Cependant, l'utilisation n'est liée que pour 25% à l'émission qu'ils regardent. En d'autres termes, comme les téléspectateurs sont de plus en plus multitâches, il y a de plus en plus de risques qu'ils soient distraits du programme TV qu'ils regardent. Comme ces « deuxièmes écrans » peuvent être considérés comme une source de distraction dangereuse pour les réseaux de télévision et les producteurs, certains réseaux et entreprises ont choisi de s'appuyer sur les appareils mobiles connectés pour ramener l'attention du téléspectateur au programme qu'il regarde. Kwarter est une application second-screen lancée en octobre 2011. Elle permet à ses utilisateurs de jouer avec d'autres passionnés de sport pendant qu'ils regardent un événement sportif en direct à la télé. Ce réseau social sportif améliore le vécu du sport en direct pour les principaux sports américains : le hockey, le basket-ball, le base-ball et le football.

Plus jamais seul quand tu regardes un programme de sport
 
Les événements sportifs sont déjà à la base d'un grand nombre de conversations sur les différentes plates-formes de médias sociaux : durant le dernier Super Bowl, les utilisateurs ont posté 12 000 tweets par seconde en rapport avec le jeu. Kwarter veut encore plus rapprocher les fans. Pendant qu'ils regardent une émission sportive en direct à la télé, les utilisateurs de Kwarter peuvent « entrer » dans la partie qu'ils regardent et se connecter à leurs amis, ou d'autres fans, grâce à leurs appareils iOS, pour échanger des commentaires, donner un avis, télécharger des photos ou chatter avec d'autres participants en cours de partie. « Plutôt que de simplement pousser l'information, comme les messages sur Twitter ou d'autres contenus extérieurs, Kwarter est une plate-forme de crowdsourcing, un jeu social dans lequel les fans interagissent » déclare le CEO et fondateur de Kwarter, Carlos Diaz.

Le jeu sur un deuxième écran pour ramener l'attention sur le programme TV

Avec Kwarter, le téléspectateur se mue en joueur et est récompensé de sa participation par des prix dans la vie réelle. À chaque événement spécial pendant une partie (essai, blessure, sécurité, etc.), les utilisateurs peuvent gagner des médailles ou des trophées en jouant avec les autres fans. Ils accumulent ainsi des points et sont récompensés par des démarques « goodies », coupons ou cadeaux. Kwarter a, par exemple, conclu récemment un accord avec Domino's Pizza pour une livraison de pizza à domicile, en temps réel. En ajoutant la gamification au spectacle TV traditionnel, Kwarter entend utiliser les appareils mobiles pour ramener l'attention du téléspectateur au programme qu'il regarde sur le premier écran, c'est-à-dire la télévision. Alors que certains réseaux de télévision développent leurs propres applications second-screen adaptées à leur contenu spécifique, les applications comme Kwarter peuvent offrir une solution alternative, prête à l'emploi.

Source: L'atelier