Notre objectif est de mettre en partage sur nos trois spécialisations (stratégies et management de l'innovation business tous secteurs, stratégies de croissance ENERGIE et CLEANTECH, stratégies de croissance DIGITAL), les analyses d'Innhotep, celles de nos invités et des articles tiers issus de notre veille. Accélérateur d' "innovations business", Innhotep intervient comme conseil auprès de grands groupes et accompagne le développement de start-up high-tech.
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vendredi 7 janvier 2011
Énergie : Ineo acquiert Sinovia
Spécialisée dans la gestion intelligente des systèmes de la ville, la start-up Sinovia, issue de la recherche scientifique et créée en 2006, appartient désormais à Ineo, filiale de GDF Suez. La société a conçu des solutions de supervision multi-métiers et multi-techniques au service des villes, des sites industriels et des bâtiments, comme €COlighting, une solution de télégestion de l’éclairage public, ou OPENcontrol, une supervison multimétiers pour assurer en permanence le confort et la sécurité des personnes et des biens.
« L’expertise de Sinovia dans les systèmes d’hypervision, associée aux potentialités des nouvelles technologies de l’information, permet à Ineo de développer une palette d’offres compétitives au service d’une gestion intelligente de l’énergie et de la ville numérique » explique la société dans un communiqué.
Source: Le Journal de l'Innovation
mercredi 5 janvier 2011
La fonction Innovation émerge dans l'entreprise
Créée il y a moins de dix ans, la fonction de responsable de l’innovation émerge dans les entreprises. Pour définir les contours encore flous de cette activité, le cabinet Act One a réalisé, avec HEC et l'institut Panel On The Web, une étude auprès d’une quarantaine de responsables de l’innovation de grandes entreprises. Il en ressort que cette fonction « en phase d’apprentissage » et parfois « incomprise » doit encore définir et fournir des indicateurs de performance.
Des missions variées
Mise en place pour répondre à une nécessité de conduite opérationnelle des projets, la fonction « innovation » est transverse et recoupe les domaines du marketing, de la R&D et de la stratégie. Si, dans les grandes lignes, les responsables de l’innovation sont chargés de « créer les conditions de la collaboration à tous les niveaux » et d’opérer une « transformation culturelle » de l’entreprise en faveur de l’innovation, leurs missions sont variées : créer de nouveaux produits et services (85%), contribuer à la croissance de l’entreprise (69%), travailler l’image de marque (49 %), motiver les équipes (44 %) ou encore réduire les coûts (34%).
Pour une proximité avec les dirigeants
Globalement, il est attendu d’eux qu’ils mettent en place des processus transverses pour « transformer toutes les idées en avantages compétitifs ». 92% estiment d’ailleurs que l’innovation devrait concerner l’ensemble des collaborateurs de l’entreprise. Dans cette optique, les responsables de l’innovation sont partisans d’une grande proximité avec les directions de l’entreprise. Alors que seulement 10% sont membres de leur Comité de Direction, près de 95% souhaitent être directement rattachés au Dirigeant de leur entreprise.
Des ressources en hausse
Pour remplir leurs objectifs, les responsables de l’innovation disposent de ressources humaines et financières en hausse, malgré la crise. « Les budgets alloués à l’innovation ont augmenté de 5,9% et les effectifs de 2,9% en temps de crise (2009-2010). Ces deux postes sont attendus en hausse respectivement de 7,5% et 11,5% pour 2011 » précise le cabinet Act One. Par ailleurs, leurs prérogatives impliquent des collaborations avec l’extérieur : avec les fournisseurs pour développer de nouveaux projets (88%), avec leurs clients B2B (50%) ou avec le consommateur ou l’utilisateur final (15%).
SOURCE : Le journal Innovation
CARDIOCAM : UNE INNOVATION DU MIT MEDIALAB
Mis au point au MIT Medialab, CardioCam permet de mesurer les paramètres physiologiques et les signes vitaux des patients à distance.
Mesurer les paramètres physiologiques et les signes vitaux sans contact avec les patients et à distance : c’est ce que propose CardioCam. Mise au point au sein du MIT Medialab, cette technologie permet de déterminer la fréquence cardiaque ou la pression artérielle par l’intermédiaire d’une simple webcam. Grâce à un miroir technologique, Cardiocam détecte ces informations en analysant les modifications de la couleur de la peau. Cette technologie devrait modifier en profondeur les méthodes et process en place pour les soins de santé primaires.
Source : Le journal Innovation
Les certificats d’économie d’énergie entrent dans leur seconde phase
Le dispositif des certificats d'économie d'énergie impose aux fournisseurs d'énergie (électricité, gaz, fioul, ...) de développer les économies d'énergie. Les vendeurs d'énergie s'acquittent de leurs obligations par la détention d'un volume équivalent de certificats. Ils choisissent librement les incitations qu'ils vont entreprendre et reçoivent des certificats lorsque ces actions ont un rôle moteur dans la réalisation par le consommateur de travaux d'économies d'énergie. C'est donc un dispositif d'économie sans aucun coût pour l'Etat, qui oblige les distributeurs d'énergie à pousser leurs clients, particuliers compris, à consommer moins, de toutes les manières possibles.
La première phase du dispositif des certificats d'économie d'énergie impliquait sur la période 2006-2009 une économie de 54TWh aux fournisseurs d'énergie. Pour la seconde phase entrée en vigueur le 1er janvier et qui coure jusqu'au 31 décembre 2013, cet objectif d'économie atteint 345 TWh sur 3 ans.
Entrée en lice des fournisseurs de carburant
Le gouvernement a donc décidé d'augmenter très nettement l'objectif fixé après la réussite de la première phase où l'objectif de 54 TWh avait été dépassé avec une économie excédant les 65 TWh cumulés. Par ailleurs, le dispositif a été élargi aux ventes de carburants automobiles, afin de favoriser les économies d'énergie dans les transports. Cette nouvelle phase prévoit également de renforcer les actions de lutte contre la précarité énergétique. Les fournisseurs devront donc réaliser une bonne partie de leurs obligations en faveur de la réduction de la consommation énergétiques des ménages les plus défavorisés.
Pour Nathalie Kosicusko-Morizet, "les économies d'énergie, c'est moins d'euros sur sa facture, moins d'émissions de CO2 et moins de déchets ; c'est aussi un formidable réservoir d'innovation et d'emplois dans l'isolation des bâtiments et les transports. Avec cette seconde période, nous intensifions le mouvement pour atteindre l'objectif du Grenelle de l'Environnement de réduction de 20 % de la consommation d'ici à 2020 et nous réduisons les inégalités sociales".
SOURCE : Enviro2B
Coûts induits par la future réglementation thermique des bâtiments neufs
Cette nouvelle réglementation, publiée en novembre dernier, vise à diviser par trois la consommation énergétique des bâtiments neufs. Elle sera effective à partir de novembre 2011 dans le non-résidentiel et entrera en vigueur en janvier 2013 dans le logement traditionnel.
"DÉFICIT DE FORMATION À L'ÉCOCONSTRUCTION"
Parmi les facteurs de l'envolée des coûts, Xerfi note les "pressions tarifaires" sur les équipements et matériaux, ainsi que "le déficit de formation aux techniques de l'écoconstruction", susceptibles d'entraîner une hausse des salaires dans le secteur.
Ce nouveau contexte pèsera différemment selon les opérateurs de la filière, estime Xerfi. Ainsi notamment, les maîtres d'œuvre (bureaux d'études, architectes) "apparaissent comme les moins bien lotis" car "leur capacité à relever les prix est faible malgré la montée en gamme espérée de leurs prestations".
Les promoteurs, "en position de force au sein de la filière, devront toutefois convaincre les ménages d'investir dans les bâtiments basse consommation pour faire passer de probables hausses des prix". Pour leur part, les constructeurs de maisons individuelles "sont en pointe dans l'écoconstruction".
SOURCE : Le Monde
mardi 4 janvier 2011
3 Rules for Crowdsourcing Your Sustainability Projects
A new trend in the corporate pursuit of sustainability has emerged: crowd-sourcing via social media. While adoption has been easy, gaining useful ideas has not. By looking at three recent efforts -- GE's Smart Grid challenge, eBay's Green Team, and a leading European retailer's green customer foray -- three rules for companies considering crowd-sourcing of sustainability ideas are coming into focus.
Recently one of Europe's leading retailers launched an online campaign which sought ideas from its customers as to how the company could further its sustainability efforts. I spoke with the company's sustainability lead under the condition of anonymity to learn how the drive for ideas went. She noted that "the response rate was higher than expected, but the ideas were either generic or impractical." A sampling of the ideas included "use less energy," "recycle more," and "eliminate packaging." They have since closed the campaign with minimal to-dos stemming from the campaign.
Compare the retailer's experience with crowd-sourcing efforts at GE and eBay. GE launched the "GE ecomagination Challenge: Powering the Grid" in July 2010 with much fanfare. After all the company, along with four prominent venture capital firms, put up $200 million to fund ideas from society writ large to accelerate the development and adoption of a smart grid. GE created a new website for the effort, incorporated aspects of social media, and installed a committee to decide which ideas to fund.
Between July 13 and September 30, 2010, nearly 4,000 ideas were submitted; collectively these ideas garnered over 70,000 comments from nearly 70,000 registered users. Every idea was publicly available to both review and support. Jeff Immelt publicly announced the winners of the ecomagination Challenge on December 2nd.
Like GE, eBay created a Green Team program and website to tap into the wisdom of crowds. The program's mission is to "inspire the world to buy, sell and think green every day." To date, over 300,000 sellers -- individuals who sell goods on eBay's platform -- have signed up to share ideas and views aimed at making eBay a greener sales partner.
The eBay Box, a corrugated cardboard box designed to be durable enough to be used by sellers over and over again, is among the ideas that came from this community and have been rolled out.
So how can companies emulate GE and eBay's success while avoiding the challenges faced by the European retailer? Follow these three rules:
1. Be painfully clear about the results you want from your campaign.
The European retailer's campaign fell flat in part because it wanted basic ideas. While they might not have explicitly said that, they didn't provide any rules of substance to guide their participants" thinking. GE clearly indicated the three categories of ideas they sought (ideas for Renewable Energy, Grid Efficiency, EcoHomes/EcoBuildings). These guidelines served a dual purpose: they led to self-selection of respondents (you're less likely to respond to a smart grid call for ideas if you aren't versed in the smart grid) and they directed respondents to submit best thinking in a focused area.
2. Embrace transparency.
Transparency helps promote trust -- it's easy to trust someone who doesn't have anything to hide. If your company runs a campaign but doesn't publicly display the results, then [potential] participants are left to draw one of three conclusions. Either your company: didn't receive any ideas, isn't paying enough attention to the "what should we do after we receive ideas" activity or doesn't believe the ideas received are good enough to be published. In each of these three scenarios, the observer is less likely to participate. To nurture dialogue among participants and embrace transparency, GE and eBay created websites to document the ideas submitted by participants.
3. Link the campaign to co-value creation.
GE and eBay implicitly demonstrated their belief that participants' time is valuable. They did this by asking participants to contribute their best thinking to create initiatives that can not only enhance the company's financial and sustainability performance, but also enhance an aspect of participants" lives. In GE's case respondents had the opportunity to pitch ideas in return for funding to pursue those ideas. And in eBay's case sellers were asked for ideas that would help grow their businesses in a sustainable manner -- a classic example of aligning eBay's sellers" interests with the company's interests.
Crowd-sourcing sustainability ideas through social media is a low-risk, low-cost tactic to enhance sustainability performance. By following these three rules, companies will increase the likelihood of a successful crowd-sourcing campaign.
SOURCE : Greenbiz
Mais que fait Google dans l'énergie ?
C'est la question que beaucoup de gens se posent à l'heure actuelle. Malgré la bataille qui fait rage entre Google et Facebook sur le front du contrôle d'internet, il ne se passe pas une semaine sans que l'on entende le nom de la célèbre société de Mountain View associé à une initiative ou un investissement dans le domaine des technologies propres ou du réseau intelligent. Cela peut se comprendre lorsque le sujet est celui des centres de données qui est le corps de métier de la société. Mais d'autres sujets peuvent surprendre, de part leur absence totale de modèle d'affaire associé.
Quand la nouvelle s'est répandue que Google avait créé une filiale appelée "Google Energy", qui cherchait à acheter et vendre de l'électricité sur les marchés de gros, les acteurs de l'Internet et de l'énergie ont été pris par surprise [1]. Si Google était autorisé à acheter et vendre de l'énergie, que ferait exactement le moteur de recherche? La question ne s'est pas posée longtemps car l'autorisation de le faire lui fut délivrée rapidement par la Federal Energy Regulatory Commission (FERC) [2].
Alors Google veut-il sauver la planète ou est-ce une simple stratégie de diversification? Commençons par le point de vue du Google "Green Energy Czar", Bill Weihl.
Les Centres de données, grands consommateurs d'énergie
L'approvisionnement en énergie renouvelable
La réponse est assez simple selon Bill Weihl [3]: tout d'abord Google dépense énormément d'énergie à travers ses centres de données, et ses immeubles de bureaux qui abritent ses 22.000 employés dans le monde entier. Il s'agit donc de donner la flexibilité à Google de se procurer de l'énergie renouvelable pour ses installations. Google passe des contrats avec les fournisseurs d'énergie sur plusieurs années mais veut garder la possibilité de s'engager avec des fournisseurs d'énergies renouvelables comme par exemple un développeur de parc éolien qui s'installerait à proximité d'un de ses centres de données. Ainsi Google voudrait pouvoir modifier son approvisionnement et revendre l'électricité du contrat initial afin de ne pas perdre d'argent. Cette stratégie est d'autant plus compréhensible que le rival Facebook a été la cible de nombreuses critiques de la part de GreenPeace à propos de l'approvisionnement énergétique de ses centres de données dans l'Oregon ou l'énergie provient de centrales très polluantes [4]. De ce point de vue Google a gagné la bataille de l'image.
Des centres de données peu gourmands en énergie
Par ailleurs, les travaux de Google pour ses centres de données ne s'arrêtent pas à l'approvisionnement énergétique. Google se targue d'avoir réduit de moitié la consommation énergétique de ses centres et d'avoir atteint un Power Usage Effectiveness (PUE) de 1,2 qui est une mesure de l'efficacité avec laquelle un centre de données utilise son énergie, plus précisément, la part de l'énergie réellement utilisée par le matériel informatique (à la différence du refroidissement et autres frais généraux). Le PUE est égal au montant total d'électricité utilisé divisé par la puissance délivrée à l'équipement informatique. L'objectif est bien sûr d'atteindre un PUE de 1.
Voici comment faire pour réduire ce nombre, selon Weihl.
1. Compartimenter chaud et froid - Google confine la chaleur dans les allées entre les serveurs.
2. Augmenter la chaleur - Google maintient une température élevée à 26 degrés, en gardant un oeil sur les points chauds à travers la mesure de la température.
3. Minimiser la climatisation en utilisant des tours de refroidissement, l'air frais etc...
Des algorithmes pour accéder optimalement à l'information
D'un autre coté ce sont des stratégies algorithmiques qui vont être mises en place pour maximiser l'utilisation des données se trouvant sur les serveurs de données. Pour ce faire les ingénieurs de Google s'intéressent à plusieurs aspects [5]:
1. maximiser l'organisation de l'information sur les serveurs en fonction des besoins des utilisateurs à un moment donné. Ceci est fait grâce au Google File System (GFS) [6] qui permet de stocker les données sur un grand nombre de serveurs, BigTable [7] qui organise cette information et MapReduce [8] l'algorithme qui permet d'accélérer l'accès à l'information.
2. déceler les tendances d'utilisation (géographiquement et temporellement) afin de mieux prévoir les besoins associés en capacité au niveau des serveurs et ainsi minimiser le nombre de serveurs non utilisés dans chacun des centres.
Des serveurs efficaces
Enfin un dernier point important est le serveur en lui-même [9]: Google est un des plus grands fabricants de serveurs au monde et ses ingénieurs ont eu une idée intéressante: chaque serveur possède sa propre batterie de 12 volts pour s'auto-alimenter en cas de problème avec l'approvisionnement en électricité. En quoi cela améliore-t-il l'efficacité énergétique des centres de données? C'est que l'approvisionnement des centres repose en partie sur des machines centralisée appelées Uninterruptible Power Supplies (UPS), des batteries gigantesques qui peuvent démarrer rapidement lors de coupures (comme les piles à combustible de BloomEnergy [10]). Le problème des UPS est leur rendement qui est aux alentours de 92-95% alors que les batteries sur les serveurs permettent de faire remonter ce rendement à 99,99%.
Donc sur le corps de métier de Google, on comprend tout à fait les efforts qui sont déployés par cette société dont l'ambition est de mettre le maximum d'information entre les mains de gens.
Comment cela se traduit-il dans le monde de l'énergie?
Des projets et des investissements dans l'énergie
=> Google PowerMeter
"Si on peut pas mesurer, on ne peut pas améliorer", c'est le constat à la base du développement de cette application. Le PowerMeter est un outil gratuit qui permet - lorsque le fournisseur d'électricité et Google ont passé un accord de partage des données - d'accéder à la consommation en temps réel telle que mesurée par un compteur intelligent. C'est une chose qui est par exemple impossible actuellement sur le territoire Californien controlé par PG&E, mais c'est possible avec SDG&E.
L'interface est relativement simple et permet de voir l'évolution au cours d'une période donnée de la consommation totale, sans désagrégation - reconnaissance automatique des différents éléments branchés sur le réseau électrique - de l'information comme peut le faire Watteco.
Mais la stratégie de Google avec ce produit ne semble pas claire pour la plupart des observateurs. Ed Lu qui s'occupait jusqu'à récemment de PowerMeter avait la lourde tâche de proclamer sans cesse que Google ne souhaitait pas créer de modèle d'affaire autour de ce produit qui était ainsi mis charitablement à la disposition des gens pour les aider à réduire leur consommation. Certains commentateurs continuent d'émettre de nombreux doutes à ce propos [11].
=> Quels débouchés pour PowerMeter?
Il ne nous reste donc qu'à imaginer quels pourraient être les débouchés à leur place. Un exemple à regarder pourrait être Google Flu Trends - qui n'a pas par ailleurs donné lieu à un développement commercial. Google a constaté que certains termes de recherche sont de bons indicateurs de l'activité grippale. Google Flu Trends utilise ainsi des données agrégées de recherche Google pour estimer l'activité grippale. Les corrélations avec l'avancement de l'épidémie sont intéressantes.
De la même manière on peut se demander si l'aggrégation de grandes quantités de données de consommation énergétique va créer naturellement de la valeur.
Un autre exemple à regarder est Google Health - service qui permet de stocker toute l'information médicale d'une personne et les services associés - dont l'utilisation et donc la valeur n'ont jamais décollé malgré les spéculations à ce sujet lors de son lancement.
=> En attendant les utilisateurs
Il se pourrait donc que Google PowerMeter s'inspire de ces modèles qui attendent patiemment de trouver - ou pas - leur audience. Mais si à l'heure actuelle PowerMeter reste une initiative sans modèle d'affaire associé [12] il se pourrait qu'il y ait de l'or dans les données du réseau intelligent [13] - seulement $356 millions d'aujourd'hui, mais potentiellement $4,2 milliards de dollars à l'horizon 2015. C'est la prédiction audacieuse de Pike Research [14] pour le marché mondial de l'analyse des données de réseaux intelligents, et des logiciels et services qui peuvent analyser ces données et fournir des renseignements pour les fournisseurs de réseaux intelligents, les services publics et les consommateurs.
Si PowerMeter devient l'interface de choix pour les consommateurs désireux de consulter leur consommation, Google pourrait alors développer une base d'outils de désagrégation de la consommation totale et fournir ainsi des indications aux utilisateurs sur comment diminuer leur consommation. Cela pourrait passer par l'achat d'un nouveau réfrigérateur dont la publicité s'affiche en marge de la page des résultats comme c'est le cas avec les emails et les requêtes.
=> Des investissements en R&D pas du tout philantropiques
Selon Steve Coleman en charge de PowerMeter chez Google.org - la branche philanthropique de Google - les investissements dans l'énergie doivent répondre à deux impératifs:
1. stimuler le progrès technique, pour favoriser l'émergence de sources d'énergie renouvelable
2. que Google s'y retrouve financièrement.
Donc ces investissements pourraient à leur tour financer de nouveaux projets, mais pour certains ce n'est que le débuté d'un repositionnement de Google sur ce marché [15].
L'initiative RE
C'est ce pragmatisme que l'on retrouve dans le portfolio de l'investisseur Google dans le cadre de sa politique RE
- Dans la géothermie, AltaRock Energy et Potter Drilling ont bénéficié de $6 et $4 millions respectivement pour le développement d'Enhanced Geothermal Systems (EGS).
- Makani Power a reçu $15 millions de la part de Google pour développer des systèmes éoliens d'altitude
L'initiative RechargeIT
RechargeIT est une initiative au sein de Google.org, qui vise à réduire les émissions de CO2, réduire la consommation de pétrole, et de stabiliser le réseau électrique par l'accélération de l'adoption de véhicules électriques. Il y a notamment chez Google une flotte de démonstration de plug-ins, la GFleet, à Mountain View et cette initiative rend public les statistiques sur les performances de ces voitures.
Par ailleurs dans le cadre de cette initiative Aptera Motors, une autre entreprise d'Idealab qui fabrique des véhicules électriques au CX faible, et ActaCell qui developpe des batteries Lithium-Ion ont reçu des financements pour favoriser l'émergence de véhicules électriques.
Quel débouchés à terme?
Alors Google est-elle une entreprise qui veut avant tout faire avancer la technologie pour lutter contre le changement climatique? On peut déjà répondre par l'affirmative au vu de l'implication personnelle de ses dirigeants dans les récentes élections californiennes où on a vu son CEO, Eric Schmidt, donner $500.000 à la campagne pour maintenir les réformes d'Arnold Schwarzenegger contre le changement climatique [16]. Google sait aussi mettre ses outils à contribution comme on peut le voir avec Google Earth et les cartes climatiques de Californie [17]. Un des gourous de l'énergie de Google vient d'ailleurs de prendre la direction d'un institut de politique et financement de l'énergie à Stanford [17].
Mais pour Google il faut que les investissements aient du sens et on peut parier que son implication dans le projet d'une ligne de transmission sous-marine de $5 milliards sur la Cote Est des USA soit basée sur le calcul d'un retour sur investissement très favorable [19].
C'est vrai que malgré tout il est plus facile de comprendre lorsque Google décide d'utiliser les compétences en intelligence artificielle de ses ingénieurs pour développer une voiture qui se conduit toute seule [20]. Pourtant encore une fois cela a un rapport avec l'énergie car une voiture qui se conduit toute seule fait potentiellement des économies d'énergie.
ORIGINE : BE Etats-Unis numéro 229 (17/12/2010) - Ambassade de France aux Etats-Unis / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/65408.htm