mardi 14 juin 2011

Difficile ouverture des marchés du gaz et de l'électricité

La Commission de régulation de l’énergie vient de communiquer les derniers chiffres de l’ouverture encore très relative des marchés du gaz et de l’électricité. Si les opérateurs alternatifs dans l’électricité ont enregistré 41 000 clients supplémentaires à la fin du premier trimestre 2011, le nombre d'entreprises en « offres de marché » a encore régressé de 1,1 %, alors que les prix continuent d’augmenter.
Après presque 4 ans d’ouverture à la concurrence des marchés du gaz et de l’électricité, le bilan est maigre voir négatif. Pendant que les tarifs ne cessent d’augmenter, avec une nouvelle hausse de l’électricité pour les entreprises de 4,9% au 1er juillet prochain, les tarifs réglementés continuent de prédominer outrageusement en France, les opérateurs alternatifs peinant à séduire les foyers français comme les entreprises.
Pour rappel, depuis l’ouverture du marché pour l’ensemble des consommateurs le 1er juillet 2007, les clients peuvent désormais souscrire, au choix, à deux types d’offre. En matière de gaz ou d’électricité, les français, qu’ils soient particuliers ou entreprises peuvent souscrire des contrats aux tarifs réglementés de vente (TaRTAM) proposés uniquement par les fournisseurs historiques (EDF et GDF Suez) ou les contrats « en offre de marché » proposés par les fournisseurs historiques et par les fournisseurs alternatifs, qui en déterminent librement les prix.
+2,6% chez les particuliers mais -1,1% chez les entreprises
Selon les chiffres publiés par la CRE, sur le marché de détail résidentiel, l’ouverture du marché de l’électricité à la concurrence est repartie à la hausse avec 41 000 clients supplémentaires (soit + 2,6%) en offre de marché à la fin du premier trimestre 2011, contre 7 000 au quatrième trimestre 2010. Le rythme de l’ouverture du marché du gaz reste stable avec 57 000 clients supplémentaires en offre de marché (soit + 4,3%).
Au 31 mars 2011, seulement 1,6 million de sites sur un total de 30,3 millions étaient « en offre de marché » en électricité. Sur le marché du gaz, 1,3 million de sites sur un total de 10,7 millions étaient « en offre de marché », dont 843 000 chez un fournisseur alternatif.
En revanche, sur le marché de détail non résidentiel, le nombre de clients en offre de marché en électricité a diminué de 1,1% par rapport au trimestre précédent. Sur le marché du gaz, le rythme d’ouverture continue de ralentir avec 4 000 clients supplémentaires en offre de marché (soit +1,6%) à la fin du premier trimestre 2011, contre 9 000 au quatrième trimestre 2010.
Sur un total de 4,9 millions sites au 31 mars 2011, 720 000 sites étaient en offre de marché en électricité (dont 12 300 au TaRTAM), dont 371 000 chez un fournisseur alternatif (52%, en hausse de 1 point). Sur le marché du gaz, 274 000 sites sur un total de 681 000 sont en offre de marché, dont 129 000 chez un fournisseur alternatif (47%, en hausse de 1 point).
93% des clients en électricité aux tarifs réglementés
« Le marché de l’électricité reste dominé par les tarifs réglementés » conclut logiquement la CRE. Au 31 mars 2011, 93% des sites toutes catégories confondues soit 65% de la consommation étaient aux tarifs réglementés. Sur le marché du gaz, 66% de la consommation est en offre de marché bien que 86% des sites restent aux tarifs réglementés.
Lors des mises en service effectuées à l’occasion des emménagements au cours du premier trimestre 2011, 29% des consommateurs résidentiels et non résidentiels ont fait le choix d'un fournisseur alternatif de gaz et 9% ont fait celui d’un fournisseur alternatif d’électricité.
SOURCE : Enviro2B

lundi 13 juin 2011

Deux sénateurs américains veulent interdire la monnaie virtuelle Bitcoin La suite sur Clubic.com : Deux sénateurs américains veulent interdire la monnaie virtuelle Bitcoin http://pro.clubic.com/e-commerce/paiement-en-ligne/actualite-427586-senateurs-americains-veulent-interdire-monnaie-virtuelle-bitcoin.html#ixzz1PA4vnzvR Informatique et high tech

Bitcoin
Les monnaies virtuelles sont souvent l'outil d'enjeux plus grands. C'est ce que viennent nous rappeler deux sénateurs américains, qui veulent faire interdire par les autorités des Etats-Unis la monnaie virtuelle Bitcoin. Raison invoquée : elle est utilisée par les vendeurs de drogues.

La monnaie virtuelle Bitcoin n'est pas un système de paiement centralisé type Paypal ou Facebook Credits. Cette monnaie a un statut un peu particulier, puisqu'elle fonctionne sur le modèle du peer-to-peer : les transactions sont gérées par le réseau, de façon collective, et n'est donc pas gérée par une organisation centralisée et identifiable. Cela apporte plusieurs avantages pour les utilisateurs : des commissions faibles, une utilisation internationale, aucune possibilité de bloquer les comptes, etc.

Le principe est simple. N'importe qui peut utiliser une application open-source pour générer des Bitcoins, une unité monétaire qui peut ensuite s'échanger entre pairs sur le réseau. Bitcoin est dédié à l'achat de contenus (musique, livres, jeux vidéos) ou de services (hébergement, etc). Il est également possible d'échanger cette monnaie contre de l'argent, que ce soit en dollars, en euros, ou autres. L'initiative semble donc particulièrement bonne, et selon ses créateurs, « change la finance de la même manière que le web a changé la publication » de contenus.

Sauf que pour les deux sénateurs, les démocrates Charles Schumer et Joe Manchin, cette monnaie décentralisée cacherait d'autres utilisations. Ils dénoncent notamment l'usage fait par des trafiquants de drogue, qui s'échangeraient des enveloppes de produits illicites contre un virement via Bitcoin. « La seule méthode de paiement pour ces achats illégaux est une monnaie peer-to-peer intraçable connue sous le nom de Bitcoins, » expliquent les deux sénateurs dans une lettre au procureur général Eric Holder et à la Drug Enforcement Administration (autorité policière de lutte contre les drogues). « Après avoir acheté des Bitcoins via une place d'échanges, un utilisateur peut créer un compte sur Silk Road (un site web qui servirait au trafic de drogues, NDLR) et commencer à acheter des drogues illégales à des individus du monde entier, et les recevoir directement chez eux dans les jours qui suivent. »

Si les sénateurs veulent lutter contre la monnaie d'échange plutôt que contre le site, c'est que les moyens d'actions sont plus importants. Alors que le site peut rouvrir, être hébergé en dehors du territoire américain, ou réapparaître sous d'autres noms, il faut nécessairement passer par une transaction d'échange entre de la monnaie réelle et des Bitcoins. Ces transactions passent par des comptes bancaires, comme le Mt. Gox Bitcoin Exchange, qui seraient plus faciles à viser qu'un site web.

La possibilité de geler les comptes auprès du réseau de banques Mt. Gox n'est pas prouvée pour autant, le compte étant a priori hébergé au Japon. Les utilisateurs de Bitcoin sont évidemment en colère contre la demande des deux sénateurs, qui pourrait mettre fin à une expérience en dehors des chemins balisés des banques et autres Paypal. 
 
Source: Clubic

Prix Entreprise et Environnement 2011, les candidatures sont ouvertes.

Prix environnement et entreprise 2011


Le ministère de l’Ecologie, du Développement Durable, des Transports et du Logement, en partenariat avec l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME), lancent l’appel à candidatures pour les Prix Entreprises et Environnement. Ils récompensent les entreprises innovantes en matière de développement durable. Le prix rentre dans le cadre de la « stratégie nationale de développement durable, 2010-2013, vers une économie verte et équitable ». Les entreprises disposent jusqu’au 16 septembre 2011 pour déposer un dossier dans l’une des cinq catégories possibles :
  • Ecoproduit pour le développement durable : ce prix récompense des entreprises pour desproduits ou services apportant des progrès dans le sens du développement durable. Sont pris en compte, en particulier, les efforts de l’entreprise pour réduire les impacts environnementaux tout au long du cycle de vie du produit ou du service.
  • Technologies économes et propres : ce prix récompense des entreprises ayant réalisé pour leurs besoins propres desinvestissements innovants qui ont concouru à la réduction des consommations d'énergie et/ou des pollutions.
  • Innovation dans les écotechnologies : ce prix récompense des entreprises du secteur des écotechnologies (eau, déchets, air, sols, performance énergétique, énergies renouvelables...) qui ont mis sur le marché une innovation en matière de produit, de procédé ou de service, ayant permis de faire progresser significativement une filière.
  • Management et initiatives pour le développement durable : ce prix est décerné à des entreprises qui mettent en œuvre un système de management ou prennent des initiatives allant dans le sens du développement durable, y compris en matière de partenariat avec des organismes de toute nature dans les pays en voie de développement.
  • Biodiversité et entreprises : ce prix récompense les entreprises qui développent les meilleures pratiques en la matière. Cette catégorie comporte les quatre mentions suivantes : « produit pour la biodiversité », « démarche de gestion de site», « initiative de sensibilisation » et « projet pour la biodiversité ».
Pour obtenir un dossier de candidature, cliquez simplement sur la catégorie voulue.

Source: www.agro-media.fr

vendredi 10 juin 2011

Paris présente ses 40 projets de « mobilier urbain intelligent »

(vidéo) Abribus interactifs, aides à la mobilité et aux véhicules électriques, panneaux à réalité augmentée… 40 projets vont être expérimentés dans les 20 arrondissements de la capitale pendant six à douze mois.

La mairie de Paris a présenté ce mardi après-midi, lors d’un point presse,les 40 projets de mobilier urbain intelligent qu’elle a retenus après appel à projets, ce qui fait de Paris « une des premières villes à lancer un projet de cette ampleur », a affirmé Jean-Louis Missika, adjoint au maire de Paris chargé de l’innovation.

Afficher Mobilier Urbain Intelligent sur une carte plus grande
Ces 40 projets émanent « de quelques incontournables, JC Decaux (NDLR: 7 projets pour l’opérateur des Vélib’), Clearchannel, Bouygues, Orange », a commenté Jean-Louis Missika, qui a noté au passage que les abribus innovants proposés par les grands concurrents que sont JC Decaux etClearchannel pourront être testés et comparés par les Parisiens.
Mais à côté de ces géants, a-t-il souligné, parmi les 27 entreprises ou groupes auteurs des projets retenus, il y a aussi des start-ups, des chercheurs indépendants, des designers, une société espagnole,Sabacaucho, qui présente le potelet XLast, lumineux et à mémoire de forme…
« Besoin d’inventivité »
« Le mobilier urbain est un élément essentiel du service aux habitants, au point que parfois on ne le voit plus, comme les chaises dans un parc, les abribus », a exposé l’adjoint au maire, mais il est difficile de les faire changer suivant les évolutions technologiques et écologiques, en raison des contraintes des marchés publics qui les réservent souvent aux grandes entreprises.
Et même ces dernières  « ont peu de marge de manoeuvre pour aller au-delà d’une offre standard et classique. Mais il y a un besoin d’inventivité et de création », estime Jean-Louis Missika.
D’où l’appel à projets lancé fin 2010 par la Ville. Les projets lauréats peuvent bénéficier d’une aide à l’innovation, d’un montant maximal de 30.000 euros (la moitié des projets vont l’avoir). Les mobiliers urbains testés seront déployés sur une soixantaine de sites dans la totalité des 20 arrondissements de Paris. « C’est une mise à disposition de l’espace public, pas un appel d’offres: la ville est un laboratoire d’expérimentation », commente Jean-Louis Missika.
Les 40 projets se répartissent dans les catégories suivantes:
  • Panneaux interactifs mobiles (il y aura un deuxième appel à projets prochainement pour la création de services sur ces supports, qui de par leur cahier des charges doivent fonctionner avec un système ouvert, permettant des applications tierces).
  • Aides à la mobilité (recharge des véhicules électriques – commeModulowatt -, parkings etc.)
  • Mise en valeur du patrimoine culturel et de proximité
  • Equipements intégrés (abris voyageurs, colonne Morris, etc.)
  • Design et services
  • Les inclassables: potager mobile aquaponique, champignonnière urbaine (à partir de marc de café) – deux projets U-farm.
Certains points tirés de ces expérimentations pourront être intégrés dans des appels d’offres ensuite, ont indiqué des représentants de la Ville. Fin 2011, l’exclusivité d’Orange sur les cabines téléphoniques de la capitale prend fin, et en 2013 aura lieu le prochain appel d’offres sur les abribus, par exemple.
Informations gratuites
Pour ces 40 projets, tous les services d’information seront gratuits, les autres peuvent être payants (comme la vente ambulante de plats prêts à cuisiner). Une redevance de 100 euros par mois et par mobilier sera versée, et pour ceux générant un chiffre d’affaires, 16% de ce revenu. L’électricité consommée par les objets (bon nombre en nécessitent, dont plusieurs alimentés pour tout ou partie en solaire) sera à la charge des porteurs de projet.
Il serait difficile de citer tous les projets ici (voir leurs présentations vidéo), mais en voici quelques exemples:
  • Le panneau à réalité augmentée nAutreville, conçu par l’ENSCI, est un panneau interactif translucide d’information sur le quartier (plans, services, histoire…), tournant sur 360°.
  • ParkSense, par SmartGrains, est un détecteur de places de stationnement: des capteurs sans connexion filaire pour guider les usagers vers les places libres, via des applications mobiles.
  • Icilasong, par Cécile Planchais Design, associera à des lieux dédiés (comme la Gaîté lyrique) des extraits sonores à écouter sur smartphone.
  • La smart borne sur candélabre, par Newtech Concept (auteur de 4 projets) est une tablette multifonction: recharge électrique, information pour piétons, etc., accueillant tous les programmes conçus pour Android.
  • La borne muséographique pour cimetières, de Tracetel (4 projets en tout) permet de télécharger le plan et la localisation des tombes sur les smartphones.
Les premiers prototypes seront installés dès cet été, les derniers fin 2011 ou tout début 2012, pour que l’expérimentation (de six mois, renouvelable une fois) soit entièrement achevée fin 2012. « Cette expérimentation pourra nous apporter des idées sur ce que nous faisons dans les grands projets comme les voies sur berges », a indiqué Jean-Louis Missika.
Les Parisiens seront sondés pour connaître leurs réactions sur ces mobiliers, et ils pourront donner leur avis sur le site de la ville, Paris.fr; voire sur les mobiliers eux-mêmes quand ils sont interactifs.
Une des grandes inconnues (outre la résistance physique de ces équipements par nature très exposés, et leur adoption ou non par les Parisiens) sera le niveau de dégradation (malveillance, vols etc.), plusieurs intégrant des métaux, puces RFID et autres composants pouvant tenter les indélicats. Voir le niveau élevé des dégradations de Vélib’.
Ce sera une des leçons à suivre de l’expérimentation, ont reconnu les représentants de la Ville.
Source: www.smartplanet.fr

Répartition des dépenses publicitaires dans le monde [infographie]

Mashable vient de publier une infographie (en bas de ce post) basée sur le rapport de ZenithOptimedia d’avril 2011, et qui présente la répartition des dépenses de publicités dans le monde, selon le type de médium utilisé (TV, Internet, Journaux, Magazines, Radio, Cinema, Extérieur). Les données sur l’image reflètent l’estimation de l’argent dépensé sur toute l’année 2011 (voir tableau ci-dessous). On peut d’ailleurs y voir qu’en 2013, le budget de publicité sur Internet dépassera celui des journaux.
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La télévision mène toujours largement la danse avec des dépenses estimées à 190 milliards en 2011, suivi des journaux 93 milliards, Internet 72 milliards, les magazines 43 milliards, la radio 33 milliards et l’affichage en extérieur 31 milliards.
Concernant la publicité en ligne, 46% est dépensée dans le search (ex: adwords) et 24% dans le display. La part du display monte constamment. Côté plateformes, sur Internet c’est Google le leader du secteur, suivi de Yahoo et AOL.
L’infographie :

Parmi les pays qui dépensent le plus, ce sont les Etats-Unis qui arrivent en tête avec 151 milliards de dollars de budget publicitaire en 2010 sur un total mondial de 446 milliards de dollars. La France est en 6è position avec 13 milliards et le Canada à la 10è place avec 8,9 milliards.

[source]

Source: Vincent Abry

jeudi 9 juin 2011

L'EWEA met en ligne un calculateur permettant de comparer les coûts des différentes énergies (éolien, gaz, nucléaire etc.)


Le calculateur est disponible à cette adresse:

http://www.ewea.org/fileadmin/apps/economics/

"This interactive online tool gives you the opportunity to calculate and project the levelised cost of electricity generated by new gas, coal, nuclear, on- and offshore wind power plants. The levelised cost of electricity is defined as the actualized kWh cost over the whole lifetime of the project, taking into account the present value (2010) of all the cost components."


Source: Electron Economy

Le comportement : LA clé du succès de la gestion intelligente de l’énergie et de l’eau ?


 Le comportement : LA clé du succès de la gestion intelligente de lénergie et de leau ? La technologie ne fait pas tout en matière de maîtrise de l'énergie et de l'eau ! Sans implication des consommateurs, il n'y aura pas de révolution verte dans la gestion de ces ressources. Depuis des mois, les innovations se développent à grande vitesse sur le marché de l'efficacité énergétique et de la gestion de l'électricité (smart grid). Le secteur de l'eau (smart water) est aussi de plus en plus concerné, avec l'objectif de mieux gérer les ressources disponibles. Mais le comportement des utilisateurs émerge comme le facteur déterminant pour la bonne pénétration des technologies sur le marché.
C'est ce qui ressort de plusieurs expériences menées actuellement sur le marché des réseaux électriques intelligents. Sur les 23 projets d'expérimentions de smart grid en France recensés par GreenUnivers, de nombreuses expériences visent à étudier la psychologie de l'utilisateur face à des outils de gestion énergétique. Les entreprises savent que sans le consommateur, elles auront des difficultés à faire passer leur vision du marché.
Le volet comportemental au centre du jeu
Le projet Modelec par exemple, cherche notamment à définir les modalités techniques et économiques permettant d’assurer l’adhésion du consommateur. Porté par le distributeur d'énergie alternatif Direct Energie, ce projet est candidat au programme des Investissements d'avenir et consiste à mettre en place une plateforme permettant de mesurer le comportement du client face à des situations d’effacement d'électricité.
Une expérience similaire est menée dans le cadre du projet Afficheco en région Centre. Ce projet collaboratif vise à réaliser des enquêtes sociologiques répétées auprès de foyers équipés d'afficheurs énergétiques. L'objectif est d'identifier et d'évaluer les changements de comportement, les actions entreprises par les foyers sur l'énergie et l'impact énergétique des actions engagées. Du côté de Bouygues Immobilier, et de son immeuble GreenOffice loué à la société d'infogérance Steria France dès cet été, l'accompagnement au changement et la sensibilisation des occupants seront aussi au coeur de la démarche.
Mettre en place des incitations
Les entreprises sont désormais convaincues que sans l'adhésion du consommateurs, elles auront des difficultés à déployer des technologies et des services liés aux réseaux électriques intelligents. Pour la start-up GridPocket, qui lance un projet pilote à Cannes (Alpes-Maritimes) parmi quelques dizaines de foyers, le constat est clair : l'usager néglige sa consommation d'énergie. À Cannes, le but sera de comprendre et d'étudier le comportement énergétique des habitants en fonction de leur connaissance ou non de leur consommation d'électricité. GridPocket estime qu'il faut mettre en place des solutions (incitation économique, cadeaux ou bonus, nouveau modèle économique, etc) pour pallier ce manque d'intérêt.
En matière de modèle économique, Edelia (groupe EDF) s'apprête pour sa part à lancer une offre commerciale sur les deux zones où le compteur communicant Linky est expérimenté actuellement : Lyon (Rhône) et la région de Tours (Indre-et-Loire). Le but ? Jauger sur un temps limité l'intérêt des consommateurs pour des services de gestion énergétique, avec l'idée de revoir la copie si l'offre n'est pas pertinente.
Même constat dans l'eau
Le constat est assez proche dans le domaine de l'eau. Si les particuliers sont plutôt sensibles à la ressource, de par son coût et la crainte du gaspillage, les entreprises présentent une grande insouciance dans leur gestion de l'eau, selon une récente étude réalisée par l'Ifop pour le compte de la PME Hydrelis (à l'origine d'un disjoncteur d'eau). Pire, il existerait dans l'entreprise un décalage entre l'attitude positive de l'individu face à la fragilité de la ressource "eau" et son attitude quotidienne au travail fort peu citoyenne.
"Dans l'entreprise, les études économiques et sociologiques montrent que les salariés ne font pas attention à leur consommation," observe Anastasia Angueletou-Marteau, économiste de l’eau au laboratoire EDDEN (Economie du développement durable et de l’énergie) à Grenoble. Ce manque de motivation pour des éco-gestes au travail s'explique en partie par l'absence d'intérêt économique et financier pour le salarié.
Les dirigeants ne sont pas plus exemplaires. La grande majorité (78%) perçoit l'eau comme une ressource coûteuse, selon l'Ifop*. Mais une majorité d'entre eux (53%) ne fait rien pour mieux gérer la consommation d'eau ! Paradoxalement, malgré ce manque d'implication, la plupart ont conscience que des économies substantielles pourraient être réalisées si des actions concrètes étaient misent en place. De quoi donner espoir aux sociétés qui se positionnent sur ce marché...
* Etude Ifop réalisée auprès d'un échantillon représentatif de 502 dirigeants d'entreprises, de plus de 50 salariés. Sondage réalisé du 2 au 10 février dernier.

Source: GreenUnivers