mercredi 4 janvier 2012

La réclame ciblée concerne aussi les écrans publicitaires publics

Rigene affiche des annonces personnalisées sur les écrans présents dans les transports ou les magasins. Cela, en communiquant avec une puce RFID portée par le consommateur, et qui envoie des données sur les goûts de ce dernier.

La publicité ciblée ne doit pas être l’apanage du web ou du mobile, jugent les fondateurs de Rigene. Le projet, actuellement développé dans le cadre des Epitech Innovative Projects, permettra de personnaliser les réclames diffusées sur les écrans publicitaires qui se trouvent dans les espaces publics (transports, rue…). Leur système consiste en un appareil embarqué, la Rigene Box, qui s’installe sur ces panneaux, et d’une carte RFID de la taille d’une carte bancaire. Cette dernière est transportée par le consommateur. Quand ce dernier passe à proximité d’un écran, la carte envoie des informations sur le profil de la personne à la box. Qui analyse au sein de sa base de données la réclame la plus adaptée à l’individu. Cela, en fonction de se goûts mais aussi du contexte. « Nos box sont géolocalisées, afin de faire du service de proximité », explique à L’Atelier Arnaud Dupuy, le responsable du projet. Ainsi, il sera possible d’afficher des réclames sur une thématique à laquelle une personne est sensible en fonction des échoppes alentour, et de proposer des promotions valables dans ces magasins.

Lier son compte à son profil Facebook
Pour élaborer ce profil, le consommateur doit répondre à des questionnaires par thématique, réactualisés tous les mois. La deuxième option est de lier son compte à son profil Facebook. Puis d’indiquer les thèmes sur lesquels il souhaite ou non être sollicité. La technologie ne vise pas uniquement les écrans qui se trouvent dans les lieux publics. Les fondateurs de Rigene souhaitent ainsi proposer leur système à des marques de distribution qui pourraient embarquer une puce RFID sur leurs cartes de fidélité. Cela afin d’afficher des réclames personnalisées sur son lieu de courses, mais aussi des promotions. Il sera aussi possible de visionner sa liste d’emplettes sur de plus petits écrans répartis dans le magasin. A terme, les responsables du projet veulent mettre au point une application pour smartphone qui fonctionnera avec le Bluetooth, afin d’éviter d’embarquer tout appareil supplémentaire – ici la carte RFID. Reste à savoir si les écrans publicitaires publics sont véritablement le meilleur moyen de toucher le consommateur de manière personnalisée.

Dévoiler sa vie privée ?
Notamment parce que le nombre de personnes qui passent devant de manière simultanée est important, et parce que le temps d’exposition est court. « C’est vrai qu’il y a des gens qui n’ont pas forcément envie que d’autres voient des réclames qui pourraient révéler une facette de leur personnalité », concède Arnaud Dupuy. « Mais une partie importante des personnes que nous avons interrogées se sont montrées intéressées. Notamment parce qu’elles en ont assez de voir des publicités de grande taille et qui ne les concernent aucunement », ajoute t-il. A noter que pour essayer de personnaliser les annonces même quand plusieurs passants porteurs de la carte RFID sont simultanément à proximité, le logiciel fait une synthèse des goûts des individus et identifie la publicité la plus à même de répondre aux goûts de chacun.

Source: L'Atelier

mardi 3 janvier 2012

Innovation : bientôt de la peinture photovoltaïque sur nos maisons ?


Pourra-t-on un jour produire de l’électricité grâce à de la peinture photovoltaïque sur nos maisons ? C’est ce que cherchent à développer des chercheurs américains de l’université de Notre-Dame (Indiana).
Les principaux composés de cette peinture sont des nanoparticules de séléniure de cadmium (CdSe) et de sulfure de cadmium (CdS). Ces composés semi-conducteurs sont utilisés sous forme de boîtes quantiques, permettant un meilleur taux de conversion de l’énergie solaire en électricité.
Ce n’est pas la première fois que des chercheurs explorent cette piste. En effet, nous apprend le site Futura Sciences, en 2007, des chercheurs de l’université Rice avaient réussi à augmenter le rendement du photovoltaïque grâce à des boîtes quantiques améliorées. Cependant, c’est la première fois que l’on envisage de fabriquer de la peinture grâce à cette technique.
Les scientifiques de l’université Notre-Dame ont ajouté des nanoparticules de dioxyde de titane (TiO2) à ces composés afin de créer de la peinture photovoltaïque. Ensuite, à l’aide d’un simple pinceau, ils ont recouvert une surface transparente de cette peinture, nommée Sun Believable, avant de l’exposer à la lumière du soleil.
Les rendements sont pour l’instant très faibles (un dixième seulement de celui des cellules photovoltaïques classiques en silicium), mais les chercheurs entendent bien l’améliorer. De plus, ils devraient utiliser d’autres composés, le cadmium étant dangereux pour l’homme et l’environnement. En tout cas, c’est une piste à explorer pour le futur.
Source : Energeek

Innovation sociale : l’économie de demain ?

Le thème de l'innovation sociale est apparu dans les années 1960, porté par des théoriciens du management comme Peter Drucker ou des entrepreneurs sociaux comme Michael Young, le fondateur d'Open University. Mais il n'a vraiment pris son essor que depuis une dizaine d'années, en redessinant la frontière parfois floue entre entreprise et société civile, l'une s'inspirant de l'autre et réciproquement.



l y a innovation et innovation
Nous vivons aujourd’hui, dit-on, dans le monde de Joseph Schumpeter, qui avait mis en évidence les cycles de création-destruction animant l’économie capitaliste. L’économiste autrichien pointait notamment deux facteurs de renouvellement: l’innovation technologique et le rôle des entrepreneurs. L’innovation technologique recouvre plusieurs formes: création d’un produit, nouveau procédé de production, nouvelle organisation de la production, nouveau marché ou nouvelle source de matière première ou d’énergie. L’entrepreneur est très précisément celui qui fait le pari de l’innovation, dont il assure la réussite grâce à son dynamisme.
Depuis longtemps les modèles d’affaires et de management se sont haussés au niveau de l’innovation technologique. L’art d’organiser les hommes, de jouer de leurs interactions, est au cœur de la création de valeur. Certains économistes vont plus loin, en se demandant si l’innovation sociale ne jouera pas demain un rôle comparable.
James Taylor la définissait en 1970 comme “de nouvelles façons de faire les choses dans le but de répondre à des besoins sociaux”. Cela peut tenter deux types d’acteurs: les militants et, comme chez Schumpeter, les entrepreneurs. Qu’elle se place sous le registre de la charité ou de l’émancipation sociale, l’action des premiers se joue traditionnellement au défaut du marché, dans ses interstices. Les seconds ont au contraire pour ambition d’élargir le marché en y incorporant leurs activités, soit en concurrence avec les acteurs existants, soit en proposant de nouveaux services, ou de nouveaux produits, soit en visant une clientèle nouvelle.
Profit, non-profit: une distinction dépassée?
Longtemps, la distinction entre profit et non profit a eu un caractère d’évidence: elle s’imposait si naturellement qu’il n’y avait aucun sens à l’interroger. Tout au plus relevait-on quelques zones de contact, comme l’existence de formes de capitalisme soucieuses de leur impact social, des pionniers comme Frédéric Le Play à la doctrine sociale de l’Eglise (fin du dix-neuvième siècle) et à la RSE d’aujourd’hui. Des sociologues comme Georges Friedman, par ailleurs, ont pointé depuis les années 1950 le caractère entreprenant des militants, les qualités professionnelles qu’ils mobilisent, les capacités de gestion et de management exigées par la conduite d’une organisation.
Mais sur le fond les deux mondes différaient par leur finalité: gagner de l’argent ou aider les autres. Or cette distinction tend depuis une dizaine d’années à s’estomper. Dès 1994, Peter Drucker remarquait que “non-profit” n’est qu’un terme juridique, qui ne signifie rien sinon que sous la législation américaine ces organisations ne paient pas d’impôts: qu’elles soient dirigées ou non vers le profit n’impacte “ni leur fonction, ni leur comportement”.
Les formes d’entreprenariat social qui émergent aujourd’hui demandent à être scrutées de près, car elles pourraient bien préfigurer certains aspects de l’économie de demain. Après tout, ce ne serait pas la première fois. Les caisses mutuelles de solidarité fondées par les ouvriers du dix-neuvième siècle furent la matrice des systèmes d’assurances sociales qui sont l’une des bases du capitalisme moderne, absorbant des flux financiers considérables pour rémunérer des millions de personnes et offrir à la société de consommation des consommateurs allégés du souci du lendemain.
Plus récemment, le développement de l’open source et les fascinants usages économiques du gratuit ont fait apparaître la façon dont l’économie du profit pouvait se renouveler en incorporant les échanges non-lucratifs. Les réseaux comme Facebook ont révélé la valeur économique des interactions sociales. Or c’était précisément sur les finalités, les outputs, que se fondait la distinction entre entrepreneurs d’affaires et entrepreneurs sociaux. Que devient cette distinction si la création de liens sociaux devient le cœur des nouvelles activités économiques?
Créativité sociale et esprit d’entreprise
Dans un colloque organisé à Paris en novembre 2011, Arnaud Mourot, directeur général d’Ashoka Europe francophone, racontait une histoire originale, qui signale bien les interpénétrations entre les deux mondes. En Inde, une ONG qui finançait les opérations de la cataracte a vu ses fonds se tarir brutalement. Même si cette opération n’est pas très onéreuse, beaucoup de familles étaient incapables de la financer. Un bénévole américain a eu l’idée de les faire payer quand même, sur la base de ce qu’elles pouvaient donner; il est apparu qu’un budget d’une cinquantaine de dollars était dans leurs moyens. Sur cette base on pouvait construire, non pas un complément caritatif, mais un véritable business model. Le bénévole s’est mué en entrepreneur, montant une structure qui fabrique aujourd’hui des lentilles intraoculaires en grandes quantités. Son entreprise est rentable et elle contribué à rendre la vue à quatre millions de personnes: profit et non-profit.
Les grandes entreprises considèrent d’ailleurs avec intérêt le “bas de la pyramide”, le groupe socio-économique le plus vaste et le plus pauvre, qui représenterait 2,5 milliards de personnes et, quelle que soit leur pauvreté, une proportion considérable du pouvoir d’achat mondial. Presque personne n’en avait réellement mesuré le potentiel jusqu’à la publication du fameux article de C.K. Prahalad et Stuart L. Hart, “The Strategies for the Bottom of the Pyramid”, publié sur Internet puis par la Harvard Business Review avant d’être développée dans un best seller. Tout en entrant soudain dans le champ des acteurs du profit, cette catégorie économique reste associée aux pratiques du non-profit, ce qui peut amener les deux catégories à se mêler, comme le montre l’histoire des opérations de la cataracte. Dans ce cas précis, le succès de l’entrepreneur social passe par sa capacité à se muer en entrepreneur tout court; et le businessman n’aurait pu naître sans l’esprit bénévole qui l’animait au départ de son aventure. Les deux postures sont indissociablement liées.
Dans une communication récente, Julien de Freyman (ESC Troyes), Katia Richomme-Huet (Euromed-Marseille) et Robert Paturel (Université de Brest) étudient de façon systématique les parcours personnels d’entrepreneurs ayant eu, au fil de leur carrière ou au sein d’une même activité, les deux postures. La réalité entrepreneuriale est complexe, écrivent-ils, car aux deux extrêmes de l’entrepreneuriat classique et de l’entrepreneuriat social s’ajoute à présent une voie intermédiaire de conciliation entre motivations économique et sociale, l’entrepreneuriat sociétal. Cette configuration permet d’explorer les diverses relations entre les trois formes d’entrepreneuriat.
S’esquisse ainsi une nouvelle figure de l’entrepreneur, marquée par une recherche de sens. Kevin Cardona, dans un article publié en 2006 sur l’Observatoire du management alternatif, repère ainsi l’émergence d’un paradigme différent, où dominent les thèmes de la réalisation de soi et le refus d’une tâche imposée et dénuée de sens. “Si l’entreprise est un petit monde en soi, elle est aussi un point de vue sur le monde, un reflet de celui-ci, un visage de la société. L’entrepreneur moderne a pris conscience de cette responsabilité en se détachant de la simple consommation du monde.” Les entrepreneurs engagés dans l’innovation sociale ne seraient alors que la partie la plus visible, la plus radicale peut-être, d’un nouveau monde entrepreneurial.
A la recherche d’un modèle d’innovation
L’innovation sociale peut alors être considérée comme un espace expérimental où se joue le renouvellement des services (marchands ou publics), mais aussi des principales figures (l’entrepreneur, l’utilité, la valeur) qui animent nos sociétés.
Elle demande à être étudiée, analysée, valorisée. Mais ce n’est pas si simple, et ce pour différentes raisons. Tout d’abord le propre de ces innovations est d’intégrer d’emblée le concept d’externalité, c’est-à-dire de résultats collatéraux impossibles à mesurer. A plus long terme, elles peuvent ainsi avoir une efficacité sociale qui dépasse le cadre du projet initial, en étant à l’origine de transformations sociales et en contribuant à l’émergence d’un nouveau modèle de développement. Mais ces externalités sont par définition difficiles à représenter dans les statistiques qui guident l’action publique et l’intérêt des investisseurs.
Comment progresser dans la reconnaissance et le développement de ces espaces expérimentaux? Romain Beaume, enseignant-chercheur à l’Ecole Polytechnique (chaire Management de l’innovation), notait avec raison lors du colloque cité plus haut que l’innovation technologique est depuis plus de 100 ans au centre de toutes les attentions: repérage, valorisation, formation des acteurs, créations de structures privées ou publiques dédiées, politiques fiscales, rien n’a été négligé pour la favoriser. Par contraste, l’innovation sociale est une pratique à la fois très ancienne et très récente, au sens où ce n’est que depuis quelques années qu’on commence à repérer son intérêt. Les institutions et les outils économiques qui pourront appuyer son développement sont encore rudimentaires.
Mais des modèles s’esquissent, des lieux apparaissent. Romain Beaume rattache ainsi les démarches d’innovation sociale au design thinking élaboré à l’université de Stanford et qui est aujourd’hui le cœur de métier de sociétés comme Ideo. Alors que le design industriel vise à optimiser la fonction, la valeur et l’apparence d’un produit, la notion dedesign thinking s’applique à des “situations d’usage”. Reposant sur une méthode d’innovation centrée sur l’utilisateur (human centric design), il concerne divers domaines: services, marketing, stratégie, prospective. On est bien ici sur l’un des thèmes centraux de l’innovation sociale: jouer sur de nouvelles interactions et en tirer parti, en faire le moteur d’une dynamique d’échanges, en un mot leur conférer de la valeur.
Si l’innovation sociale peut ainsi devenir un modèle intellectuel et méthodologique, peut-elle en retour se laisser enfermer dans des formules et des méthodes? A la façon de l’entreprenariat classique, elle est surtout portée par des acteurs singuliers, plus proches de la figure de l’aventurier ou du navigateur que de celle du gestionnaire. Denis Harrison, ancien directeur du Centre de recherche sur les innovations sociales de l’université du Québec à Montréal, pointe la part de créativité de l’innovation sociale, non seulement par son objectif général de favoriser le mieux-être des individus et des collectivités, mais aussi par “son caractère hors normes”. S’il est fascinant de l’observer à l’œuvre, il n’est pas certain qu’elle soit reproductible, qu’une expérience réussie puisse être érigée en modèle.
Manager l’innovation sociale?
Il est néanmoins crucial de promouvoir son essor et cela ne se réduit pas à laisser s’épanouir les initiatives. L’enjeu est tout aussi bien d’accompagner leur développement, en prêtant une attention spéciale au moment de l’émergence, puis de la montée en puissance. Cela demande des compétences spécifiques, aussi bien chez les acteurs qui accompagnent de l’extérieur les projets innovants que chez ceux qui en ont eu l’initiative. C’est ici que les enjeux de professionnalisation et de formation se révèlent décisifs.
La question du management de l’innovation sociale a d’abord été posée par les grandes fondations en quête de projets portés par des acteurs crédibles. Pour ces fondations, il s’agit de développer des capacités spécifiques, en se donnant les moyens de repérer et de faire émerger des projets, puis de les accompagner dans leur développement en veillant à la fois à préserver la créativité initiale et à utiliser les fonds aussi rationnellement que possible.
Stephen Huddart, président de la JW McConnell Family Foundation, insiste sur la nécessité d’avoir une culture d’innovation sociale au sein même des organisations accompagnatrices. Huddart intervient notamment dans le séminaire de Frances Westley, titulaire de la chaire d’innovation sociale à l’université de Waterloo (Canada) et cofondatrice du Waterloo Institute for Social Innovation and Resilience, qui insiste pour sa part sur le caractère crucial de la pérennité des projets.
Les grandes fondations sont confrontées à des problématiques qui ne sont pas sans évoquer celles du capital-risque : elles sont vouées à faire des paris, et à laisser aux commandes des individus innovants mais parfois un peu hors norme, et dans le même temps elles sont obligées d’obtenir des résultats et de rendre des comptes à leurs bailleurs de fonds. La prise de décision exige donc une capacité à se placer selon les deux points de vue, et à réaliser des arbitrages.
A HEC Paris a été développé un projet original, qui va dans le même sens. Il s’agit à la fois de former des managers performants qui travailleront dans le domaine de l’innovation sociale, et d’importer ces compétences dans les organisations classiques. L’enjeu est donc une fécondation croisée entre les différents mondes. Créée en septembre 2006 à l’initiative d’Eve Chiapello, la Majeure Alternative Management est un programme de spécialisation de dernière année de la Grande Ecole d’HEC, qui a pour visée d’anticiper les évolutions du management et d’approfondir les approches alternatives afin de donner à ses étudiants un coup d’avance sur le monde de demain. Les étudiants issus de cette Majeure se dirigent vers différents univers professionnels, de Goldman Sachs au travail de terrain dans des ONG, mais ils ont en commun d’avoir développé une vision plurielle des pratiques de gestion.
Eve Chiapello considère que l’histoire du management s’est construite sur la remise en cause permanente: “Nous assistons aujourd’hui à une prolifération d’initiatives et de propositions destinées à changer le monde. La notion de développement durable est un symptôme de cette situation: peu connue il y a dix ans, elle tient désormais le devant de la scène! Il faut brancher nos étudiants sur ce bouillonnement d’idées nouvelles.” L’innovation sociale serait ainsi un des éléments de ce qu’Eve Chiapello voit comme la reconstitution d’une “nébuleuse réformatrice”. Joseph Schumpeter y aurait vu le début d’un cycle d’innovation: l’invention, aux marges du modèle central, de l’économie de demain.
Source : ParisTech Review

Six Predictions for Digital Business in 2012


George Eliot observed that "among all forms of error, prophesy is the most gratuitous." Yogi Berra is said to have said the same thing in less adorned language: "It's tough to make predictions, especially about the future." So a lot of what's below will be off-base or dead wrong. But predictions are both fun for writers and popular among readers, so here goes. My crystal ball devoted to the intersection of business and digital technology brought forth six predictions for 2012. They are:
1. The iPad will gain some worthy adversaries. 
When Amazon's Kindle Fire came out I wrote that the tablet wars were starting in earnest, and when I hear Eric Schmidtpromise a "highest quality" Android tablet in 2012 I get excited to see what's coming. Thanks to tablets and smartphones we're moving past the PC's longstanding WIMP interface paradigm (windows, icons, menus, pointers [i.e. cursors]) into one I'm calling VEST — voice, eyes, speech, and touch — that will change what computing devices we use most often, and how we interact with them.
2. A Fortune 500 company will move its productivity and collaboration apps to the cloud.
Berkeley has just explained why it chose Google for its campus-wide email and calendaring apps, so some pretty large organizations are starting to move into the Cloud. I predict at least one big-company CEO will walk away from the on-premises status quo in 2012. If so, it'll be a fascinating experiment to watch.
3. A web-native bank will appear and inspire fanatical devotion among its customers. 
OK, this one is more of a blind hope / cry for help than a prediction. But I'm thoroughly tired of the way incumbent financial services firms treat their customers and neglect their web environments. I want this old, sleepy cartel upset by an online newcomer who cares about what customers want and knows how to deliver it to them.
4. There will be at least one instance of a science fiction technology becoming reality. I don't know what this is going to be — exoskeletons for the disabled? working brain control of real-world objects? — but I'm very sure it's coming. The past couple years have given us cars that drive themselves and computers that win at Jeopardy! Anyone think those are the last of the amazing digital innovations? Me neither.
5. Job prospects and wages will not improve much for the average American worker. Unfortunately, any honest list of my predictions for 2012 has to include this one. The two forces of trade and technology are combining to create a tough labor market for lots of workers in the U.S., particularly those without specialized skills. I deeply wish things would get better for them, but I don't think they're going to. If you want to learn more about why I think this, check out Race Against the Machine, the ebook I published this past fall with Erik Brynjolsson.
6. The material conditions of life will continue to get better for most people, in most countries. 
This prediction might seem incompatible with the previous one, but it's not. Even U.S. workers facing grim job prospects are benefitting from technology's ability to lower prices and improve quality over time. And freedom, trade, and technology have combined over the past generation to improve conditions for literally billions of people around the world. These happy trends will continue. I am sure of it. Sharp-eyed readers will have realized that the wording of this prediction is not mine; it comes from the late economist Julian Simon, and it ends with the words "most of the time, indefinitely." He's right.
What do you think? Which of these predictions do you think are spot on? Which miss the mark, or are flat-out delusional?
Source : Andrew McAfee, Harvard Business Review
Andrew McAfee
Andrew McAfee is principal research scientist at the Center for Digital Business in the MIT Sloan School of Management. He is the author of Enterprise 2.0.

lundi 2 janvier 2012

Au Kenya, le m:lab veut faciliter la pérennisation de l'innovation


lab au KenyaA la fois incubateur, centre de formation en technologies mobiles et compétences business, et plate-forme de tests, l'entité vise à fournir aux jeunes entrepreneurs les connaissances nécessaires pour rendre une idée commercialisable.

"Les entrepreneurs ont beaucoup d'idées innovantes mais souvent un manque important de connaissances sur la manière de monter et pérenniser une entreprise", expliquait à L'Atelier Nimeet Dodhia, un Business Angel, à l'occasion de Pivot 25. Pour y remédier, il est nécessaire de leur apporter la connaissance nécessaire, mais aussi les moyens de toucher le marché : contacts, accès à Internet, locaux... Dernière initiative en date : le m:lab, qui était inauguré jeudi à Nairobi. Le laboratoire incubera des jeunes pousses (par sessions de six mois), et fournira des formations techniques et business aux incubés et à des participants extérieurs. Il se présente aussi comme un centre de test de services et d'applications. "Le but est de favoriser la création d'un écosystème pérenne et surtout rentable", souligne Ken Mwenda, responsable d'eMobilis, l'un des partenaires opérationnels de la structure.

Un incubateur dédié au mobile 
Ce qui est intéressant également, c'est que, par rapport aux autres incubateurs déjà existants dans le pays, comme celui de l'ICT Board, celui-ci est centré sur le mobile. Surfant du coup sur l'engouement pour le cellulaire que connaît le Kenya, et le continent. "Pour chaque achat de PC en Afrique sub-saharienne, il y a quatorze acquisitions de mobiles", ajoute ainsi Ken Mwenda. En ce qui concerne le modèle d'affaires, "le m:lab a pour finalité de devenir rentable", note John Kieti, le responsable de l'entité. "A court terme, nous demanderons un loyer très modéré aux incubés. Mais surtout, nous comptons réaliser des partenariats financiers avec des entreprises comme MIH, qui finance la salle de formation". Enfin, les plates-formes de tests - fournies par Nokia, Samsung ou encore Ericsson - seront proposées contre rémunération. Sur le long terme, un pourcentage sera demandé aux entreprises qui sortiront de l'incubateur.

Intégrer les opérateurs 
L'entité est financée par InfoDev, un programme de la Banque mondiale, à hauteur de 400 000 dollars. L'organisme a réalisé un partenariat public/privé avec Nokia et le ministère finlandais des affaires étrangères. Au quotidien, elle sera menée par quatre partenaires : eMobilis, la World Wide Web Fundation, iHub et la School of Computing and Informatics de Nairobi. Qui apporteront formation, contacts professionnels, mentorat... Restent des absents : les opérateurs. "Nous avons tenté de les inclure dès le début du projet, mais quand quelque chose est nouveau, les gros acteurs ont parfois du mal à en saisir la teneur ou ne veulent pas forcément y être associés", répond Ken Mwenda. "Nous espérons cependant les associer à terme, pour du mentorat, du partnership, du testing...".

Source: L'Atelier

Language learning QR codes teach vocabulary and pronunciation

Lingibli is a smartphone app that uses QR codes to help users learn basic words and pronunciation.

alttext Learning a new language is never easy, but there’s no shortage of fresh approaches aiming to help. In recent years we’ve seen a Twitter-based tool for building vocabulary, for instance, as well as a video app for learning French. Next up? Lingibli, a smartphone app that uses QR codes to help users learn basic words and pronunciation.

Based in Slovakia, Lingibli recently launched with an initial offering of 18 languages: German, English, Arabic, Catalan, Czech, Danish, Dutch, Finnish, French, Greek, Italian, Norwegian, Polish, Portuguese, Russian, Spanish, Swedish and Turkish. The company’s free mobile app is available for both iPhone and Android. Working on the assumption that only 100 basic words make up half of all daily conversations, the company focuses on helping users learn 20 basic words and 35 phrases using multiple senses at once. A downloadable sheet of QR code vocabulary labels is available for users to cut up and affix to basic items around their home or office, for example; to hear the correct pronunciation of a particular item’s name, users simply scan the QR code with their phone. Lingibli’s label pages and basic apps are free; language packs with additional content cost EUR 3.99.

Lingibli offers custom branding options for travel agencies and other globally focused firms aiming to offer their clients and customers an extra service. Time to set your company apart with a like-minded brand butler offering of its own?

Website: www.lingibli.com/?lang=en
Source: Springwise

Top 5 Smart Grid Trends of 2011


Integration is the name of the smart grid game, whether it’s making good on corporate acquisitions or ensuring smart grid systems live up to their promises.

Top 5 Smart Grid Trends of 2011
If you had to pick one word to sum up the key imperative for the smart grid industry at the close of 2011, it would have to be “integration.”
That word means different things when taken in different contexts, of course. But whether we’re talking about corporate acquisition activity in the smart grid space or the increasing pressure on utilities and vendors to tie together formerly separate systems in a working whole, it’s a useful concept to apply to some of the most important smart grid trends we’ve seen over the past year, as well as the challenges the industry faces in the year to come.
So how have the driving smart grid trends of 2011 set the stage for integration challenges to come? Here’s a quick recap:
1.) Corporate M&A Yields Investor Exits, But Have They Yielded Value to the Industry?
Take the massive number of corporate acquisitions in the smart grid industry in 2011. While M&A is a good way for investors in smart grid startups to realize a return on their investments, it’s also a huge challenge for the corporate buyers to integrate the technology they’ve acquired in a way that helps it realize its true and full value to the grid, to utilities and to their customers.
While it’s difficult to measure the overall value of smart grid M&A in dollar terms, given that so many deals were for undisclosed amounts, the biggest ones add up to billions. Those include Toshiba’s $2.3 billion purchase of smart meter giant Landis+GyrSchneider Electric’s $2 billion acquisition of Telvent, and General Electric’s $3.2 billion purchase of Converteam.
Schneider, GE, ABB and Siemens -- the Four Horsemen of the Power Grid, if you will -- have been the major buyers this year, with Siemens stepping up its comparatively lackluster acquisition roster by buying eMeter, a big independent player in smart meter data management software, earlier this month. On the demand response front, French grid giant Alstom bought UISOL, andJohnson Controls bought EnergyConnect, while U.S. demand response market leader EnerNOC added M2M Communications and Energy Response to its long roster of acquisitions.
It will take some time to assess how these acquisitions played out in the marketplace. It’s taken Cisco more than a year to turn its acquisition of wireless mesh startup Arch Rock into a deployment with smart meter partner Itron. Constellation Energy is still working on transitioning customers of demand response provider CPower, which it bought in Sept. 2010, to its new Virtuwatt program.
2.) Smart Meters Are Getting Up and Running -- or Facing Consequences
On the smart meter front, the integration challenge facing utilities is to prove that millions of newly deployed smart meters can actually provide all the value claimed for them -- and do it quickly enough to forestall the growing backlash from consumers and regulators over the costs of installing them.
Let’s take the example of Pacific Gas & Electric, the poster child for problems with smart meters. Sure, the Northern California utility has been busy coming up with ways to allow customers to opt out of having smart meters installed at their homes. But it’s also been turning on smart meter functions, like outage detection, which play an integral role in justifying the cost of deploying them through improvements to service that benefit utility and customer alike. (Of course, on the futuristic concept of hooking smart meters up to smart home energy devices, PG&E and the industry as a whole are expecting that to take several more years.)
Will PG&E and the other utilities with growing smart meter-customer relations issues get their networks running right? With tens of millions of smart meters being pushed into the field (helped along by billions in federal stimulus grants), we’re finally getting a chance to see whether or not they work. Some in the industry are predicting widespread failures of today’s systems, while others are predicting a more piecemeal process of replacing parts and rethinking architectures. 
Either scenario would mean increased costs for smart meter deployments already being paid for by increased customer rates -- and that’s not going to be OK with state utility regulators. Illinois lawmakers just passed a bill that would tie future profits of utilities ComEd and Ameren to proving that their $3.2 billion in smart grid plans actually live up to their promises of reducing outages, energy theft, power delivered to inactive meters and bad debt. State utility commissions in MarylandHawaiiMichigan and Indiana are ordering utilities to reduce customer rate increases for smart grid projects.
3.) Demand Response Shifting Models, Waiting for Payday
We’ve been saying for years that demand response -- the decades-old industry of getting big power users to turn down their power use to help utilities manage peak demands on their grids -- is due for a shakeup. The idea is that the emergence of the smart grid writ large will slowly give utilities and their customers ways to match power demand and grid needs in a way that would bypass aggregators like EnerNOC and Comverge.
Well, it hasn’t happened yet -- and with the DR market aiming its sights more and more toward faster and more automated forms of shaving power use, it’s not clear that the specialist middleman role is going to go anywhere anytime soon. Take October’s news of Mid-Atlantic grid operator PJM accepting two new projects from startups Viridity Energy and Enbala, that promise to reply to power reduction orders within four seconds, rather than in the hour-ahead or day-ahead timeframes more common in the industry. EnerNOC’s new 150-megawatt DR project with the Alberta(Canada) Electric System Operator is aimed at fast response to deliver stability to an entire regional grid system.
Fast-response is part and parcel with the broader concept of automated demand response, which has seen continual development over the course of 2011. OpenADR, the emerging standard for automating demand response, is being deployed by Honeywell in the U.S., China and Europe, and being tested by lots of other companies both for commercial and residential applications.
At the same time, 2011 was the year that gave the demand response industry some important regulatory boosters that could radically change the way that 'negawatts' are compensated in energy markets. In March, the Federal Energy Regulatory Commission ordered the nation’s grid operators to come up with market rules to compensate demand response on an equal footing to power generators. Next year should see some important developments on that front.
4.) The Smart Grid Back-Office Moves to the Cloud
While utilities spend most of their smart grid project money on the hardware deployed in the field, the ongoing costs and benefits of operating that gear relies on a well-planned and well-integrated back-office software system to manage it all. If utilities can’t or won’t invest in making that happen, there will be plenty of IT providers willing to rent it to them.
That’s the upshot of the move toward cloud computing platforms for smart grid functions that we’ve seen emerge over the course of 2011. Early in the year, Verizon said it would provide a cloud platform for eMeter’s meter data management services. Itron’s work with IBM, SAP and Teradatato set up a meter data warehousing and analytics system for Southern California Edison could expand to other settings. IBM and Oracle are both touting flexible cloud offerings to manage the changeable data needs of utilities.
In November, General Electric announced its first smart-grid-as-a-service client, the municipal utility of Norcross, Ga., and is hoping to expand that service to the thousands of smaller utilities across the country. SAIC is working on a similar cloud service for smart meter management, andLockheed Martin is trying a demand response cloud offering for rural electric co-ops. 
On the smart-grid-to-smart-device front, we’ve got a host of vendors providing cloud-basedplatforms, including TendrilDigi International and Honeywell. And let’s not forget the role of ITgiants like IBM, Cisco and Microsoft in creating “smart city” IT infrastructures based in the cloud -- lots of cities need to manage electricity, gas and water as part of city services.
5.) Managing the Grid and Managing Markets Converge
All the technology for managing the flow of power on the grid ought to be combined with the technology for managing how it’s paid for. While energy procurement and planning has long been a part of the business operations of utilities and big-power-using companies, we’re seeing the technology and business processes behind that integrating with smart grid in some interesting and new ways.  
Take ABB’s $1 billion purchase of Ventyx in 2010, which has essentially given the Swiss grid giant a new software arm. Since then, Ventyx has been absorbing ABB’s grid operations software into its portfolio of power market management and generation-distribution planning and analysis tools, as well as new acquisitions like utility workforce management software vendor Obvient Solutions.
Two recent announcements from ABB/Ventyx highlight the dual nature of its offerings. The first, a new model-based Volt/VAR optimization application for its distribution grid management software, can help utilities manage grid voltages for efficiency and peak power reduction. The second, atransmission flow and outage data analysis engine, helps pinpoint and predict how congestion on certain transmission lines affects wholesale electric pricing.
Marrying grid operations and market operations could give smart grid technology providers new inroads into both utilities and the customers that pay for their power. To take the example of a key ABB rival, Schneider Electric’s $268 million purchase of Summit Energy in March gave it access to Summit’s client base, which represents $20 billion in annual power sales. Those customers are now targets of Schneider’s broader energy efficiency systems and services business -- and its $2 billion purchase of Telvent has given it a lot of utility-facing technologies to connect those customers to. 
A similar example comes from Alstom acquisition UISOL, which makes the software that runs demand response and market programs for big U.S. grid operators PJM, Midwest ISO andCalifornia ISO -- in other words, roughly half the DR capacity of the United States. UISOL also provides demand response software for a half-dozen utilities, including Las Vegas-based NV Energy. Alstom, obviously, has the grid technologies to connect both utilities and grid operators to their customers.
Source : GreenTech Media