vendredi 2 mars 2012

Des drones jouent la musique thème de James Bond


robot musique

Des robots quadrotors (hélicoptères à 4 hélices) se sont amusés à jouer tous seuls la musique thème du film James Bond.
On les voit jouer au clavier, à la batterie, à la guitare et au xylophone. Ces drones jouent de la musique de façon autonome, ou presque. Ils ne sont pas contrôlés par un humain mais par un programme d’ordinateur (Skynet?).
Cet orchestre robotique improvisé a été créé par le Grasp Lab de l’Université de Pennsylvanie et la vidéo a été présentée à la conférence TED 2012 de Longbeach en Californie hier.
Sur la vidéo c’est déjà impressionnant mais alors voir cela en réalité ca doit être assez sidérant. Prochaine application : se faire couper les cheveux par un de ces gadgets volants ? En plus ce serait facile, ils ont déjà les ciseaux.



Source: Vincent Abry

jeudi 1 mars 2012

Le secteur agricole, haut lieu du high tech et de l'innovation


moissonneuse-batteuse 

 
A l'occasion du Salon de l'Agriculture, les Victoires des Agriculteurs 2012 ont distingué plusieurs solutions high tech dont un service en ligne d'identifications de mauvaises herbes.
Le Salon de l'Agriculture,  ses veaux, ses cochons, son odeur de paille et de fromages, une fenêtre sur les traditions et le terroir bien français. L'image pittoresque masque une réalité du secteur agricole certes moins poétique mais largement plus portée sur l’innovation. Lors de la dernière édition du Salon, les Victoires des Agriculteurs ont permis de présenter en effet une série de services numériques destinées à optimiser le pilotage et la gestion des exploitations. Grand gagnant de la catégorie Pilotage Technique, le service en ligne Agro-visioFlore du groupe de fourniture de semences Syngenta. Il s'agit d'un système élaboré de reconnaissance de mauvaises herbes repérées par l’exploitant dans ses cultures. L'agriculteur fournit une description de la plante, soit à l'état de jeune pousse soit de plante adulte, sélectionnant sur l'interface la forme de la tige, des graines, des feuilles, etc. L'outil identifie alors la plante avec photos et solutions pour la traiter.

Forte utilisation du GPS

Le producteur d’engrais Yara propose, lui, une application gratuite pour téléphone sous Android destinée à déterminer la quantité d'engrais nécessaire à une culture de colza. L’agriculteur prend en photo un plant et l’envoi sur l’application. Celle-ci analyse l’image et parvient à calculer les besoins en engrais, si besoin il y a. Autre outil conçu pour les cultures, le simulateur de récoltes LG Vision, de Semences LG. L’agriculteur saisit en ligne les informations sur les dates de semis, la variété des grains, la météo locale, le type de sol puis le simulateur propose une date optimale de récolte. Les données peuvent être modifiées (notamment la météo) en cours de route par l’exploitant. "C'est moins nouveau, mais on le sait peu : des GPS servent aussi à piloter une meilleure utilisation du matériel agricole, en identifiant où les engins sont déjà passées et ainsi gagner du temps et du carburant", ajoute Benoît Leygnier, directeur d’étude chez ADquation, société d’études marketing spécialisée dans l’agriculture.

Pilotage économique en ligne

Les groupements de coopératives Coop&Tech, à Chartres, ou Noriap, en Picardie, mutualisent des signaux radios destinés aux applications GPS professionnelles des agriculteurs. "Aujourd’hui, les tracteurs, et encore plus les moissonneuses batteuses, sont suréquipés en NTIC, continue Benoît Leygnier. On peut tout piloter depuis les écrans en cabine : gérer la quantité de semences, d’engrais, etc." D'autres outils, accessible sur Internet, sont dédiés à la gestion économique des exploitations. La FDSEA de la Marne était lauréate aux Victoires des Agriculteurs pour son Bureau de l’Entrepreneur, un éventail de services en extranet : documentation, paie, comptabilité, aide à la décision, etc. Des équipements et des outils qui concernent cependant surtout les grosses exploitations. "Les Etats-Unis sont bien plus avancés que nous. En France, il y a encore 30% des agriculteurs qui n’utilisent pas le Web dans une optique professionnel" nuance Benoit Leygnier.

Source: L'Atelier

Le rapport Turmes sur l’efficacité énergétique : une feuille de route ambitieuse pour l’Europe

efficacité énergétique, économie d'énergie, Union européenne Claude Turmes, eurodéputé luxembourgeois et rapporteur sur la future directive européenne sur l’efficacité énergétique a publié un projet de rapport, apportant pas moins de 119 amendements à la proposition de la Commission européenne. Ses propositions sont plus ambitieuses que la démarche initiale de la Commission, offrant un horizon (2050) et des échéances précises à l’Europe, sur la voie d’une économie plus efficace et propre.
Des propositions nouvelles et une révision à la hausse des objectifs de la Commission
La distinction entre objectifs contraignants (auxquels la plupart des états membres sont en principe opposés) et mesures contraignantes proposée par la Commission est supprimée par le projet de rapport de Claude Turmes. Il intègre de nouveau des objectifs d’économies d’énergie juridiquement contraignants aux états membres, qui prendraient effet dès l’entrée en vigueur de la directive. Quant aux mesures préconisées par l’exécutif européen, il en étend généralement l’assiette.
Nouvelles propositionsRévisions à la hausse
Article 3 : Un objectif contraignant de réduction de la consommation d’énergie primaire de 20% minimum d’ici à 2020, assorti d’objectifs nationaux.Article 4 : rénovation annuelle  « en profondeur » de 3% de la surface totale occupée par les administrations publiques.
Article 2a (nouveau) : La création d’établissements financiers pour maximiser l’utilisation des ressources privées et publiques existantes et financer l’investissement requis dans les économies d’énergie.Article 6 : Contraintes d’économies d’énergie sur les producteurs ou distributeurs d’énergie de 1,5% par an du volume total de leurs ventes, calculées sur une base de 3 ans au lieu d’un an. L’obligation inclut maintenant l’énergie utilisée dans le secteur des transports.
Article 3a (nouveau) : Objectif de 80% de réduction de la consommation d’énergie des bâtiments européens d’ici à 2050, avec objectifs intermédiaires à 2020, 2030, 2040.Article 6 : Autoriser les entreprises à s’acquitter de 25% à 50% de l’obligation en versant une contribution aux établissements financiers décrit à l’Article 2a.
Les bâtiments d’abord, les mécanismes de financement comme corollaire
La cohérence d’ensemble du rapport Turmes repose sur 4 pierres angulaires. La première consiste à fixer des objectifs contraignants pour donner de la visibilité, sceller l’engagement politique, et donner un cadre européen sûr aux investisseurs grâce à une perspective à long terme.
La seconde, véritable innovation, cherche à inciter les états membres à se doter d’établissements financiers dont le rôle serait de maximiser les fonds disponibles pour financer l’investissement dans les économies d’énergie, notamment en attirant les investisseurs institutionnels.
La troisième se concentre en priorité sur les bâtiments, qui représentent 40% de la consommation totale d’énergie en Europe, et pour lesquels les économies d’énergie sont plus accessibles via les technologies existantes.
Enfin, il s’agit d’inciter les entreprises à développer de nouveaux business models, basés sur les services énergétiques, plutôt que la génération/distribution.
Déjà des signes de frilosité du Conseil, un consensus introuvable ?
Seul bémol, la position du Conseil européen qui pourrait défendre une position opposée à celle du rapporteur. Après les victoires obtenues lors des débats sur la directive énergies renouvelables (obtention d’objectifs contraignants notamment), Claude Turmes devrait essayer de réitérer l’exploit, dans un contexte économique qui ne lui facilitera nullement la tâche.
*Le projet de rapport de Claude Turmes étant en cours de traduction, la plupart des termes sont traduits directement de l’anglais. Certains termes sont susceptibles d’être rectifiés lorsque la version française du projet de rapport sera disponible.
ORIGINE : Le Magazine de l'Efficacité Energétique

What Is the Appropriate Role for Government in Cleantech Innovation?


It's not a popular thing to argue right now, but yes, there certainly is a vital role for government in support of cleantech innovation.
Let me start by acknowledging that I absolutely understand and quite often agree with the sentiment that government shouldn't be in the business of venture capital. Market-based policies are, to my liking, almost always preferable to policies where government employees select and fund specific innovators or companies. Thus, the most effective way for governments to support cleantech innovation would be to price in externalities like climate change and dependence on imported energy, and then let the market sort things out.
But that's not likely to happen anytime soon in the U.S.
So in the meantime, how should we view policymakers' efforts to promote innovation and startups that would otherwise languish in today's skewed pricing environment? It's a very complex problem, which I'll illustrate below.
I would propose that an appropriate government effort to promote cleantech innovation will follow three core principles:
1. Additionality
Within the realm of desirable outcomes for the U.S. economy and energy mix, some are already being tackled by the private sector, and some are not.  As a rule, government efforts even in economically beneficial innovation areas shouldn't duplicate the existing efforts of the private sector. In this case, the government should be aiming to fill capital gaps.
This is a lot easier said than done, however. First of all, how do you define a capital gap? It's hard enough to get reliable information about venture funding overall, much less get reliable data about what specific stages and sectors and business models are hard to get funded. Secondly, these capital gaps also wax, wane, and shift as investor enthusiasm for a sector ebbs and flows. Thirdly, in some of these capital gaps, there might be non-institutional investors who are interested in putting in money where the institutional VCs won't, and the capital gap is one of check size (angels writing $25,000 checks when $250,000 is what's needed), not one that's sector- or stage-driven. And finally, there might even be gaps across various efforts within an individual company -- for example, a research project at a venture-backed startup, where the research wouldn't have happened with VC dollars alone.
You also want to avoid either having these government-directed dollars flowing into the hot new startup (because the program is under pressure to show some 'successes' early on), or a negative selection bias where government dollars are being directed away from the best innovative startups because VCs might become interested. But you do want to see leverage resulting from these efforts, where the government program helps to unlock follow-on capital from the private sector. In other words, VC dollars following government dollars is one indicative metric of a successful program. But government dollars following VC dollars is less so (with the caveat of the additional research project scenario as described above).
How to prove additionality under such complex conditions? It doesn't make sense to attempt to codify a definition legislatively. Rather, the best approach is to to develop flexible processes that are outcome-oriented and provide opportunities for an evolution of the program over time.
2. Flexibility
One of the less-reported but damaging trends in U.S. policy right now is the shift in tactical control from the executive branch to the legislative branch. In other words, lawmakers are writing in too many detailed directives as to how programs should work, instead of stepping back. Because if there's one group of people you don't want designing your management process, it's Congress. Yet that's exactly what's going on. Many of the more public examples of failed energy policy recently were, at heart, driven by byzantine program designs dictated from Capitol Hill, not in the White House or inside the DOE. It's the equivalent of a startup's board of directors going around the CEO to specify how junior engineers in the R&D group should organize their daily activities. Lawmakers should establish goals, provide boundaries and oversight, and then let the implementers on the firing lines figure out the best way to accomplish these objectives.
If lawmakers are to surrender some control over process, however, there does need to be sufficient oversight, as well as a forcing function to make sure the program really does evolve over time as market conditions change.
3. The Voice of the Market
To reiterate, I strongly prefer market-based policies to any effort to have government groups select some specific recipients over others. But if there are some areas where economic imperatives necessitate this latter type of policy, the next best choice is to at least give the voice of the market a major role.
Peer review is one commonly used way to get at this. And if done the right way, it can be quite valuable. But if done wrong, of course, it's useless. A good peer review process will work hard to get a wide variety of knowledgeable technical and market viewpoints, control for potential conflicts of interest, and include force-ranking or other ways of making sure 'grade inflation' doesn't creep in. 
What I haven't seen as much of, but what would also be valuable, would be to have additional reviews done by groups of end-users or customers. This is tougher, and won't be definitive, because quite often customers don't know what they've been missing until they see something in action. But still, for building energy efficiency technology (for example), there should be collective reviews by large building owners who could eventually be purchasing the technology, both within the government system (e.g., let's get the Navy helping ARPA-E select what technologies they'd love to have commercialized for use on their bases) and, of course, really including the private sector owners of buildings. It will be important to avoid inclusion of channel partners who seem like purchasers but really are biased distributors (sorry, ESCOs). It won't be a perfect process, but these programs shouldn't be "build it and they will come" by design -- they should be bringing in the voice of the customer right from the point of selection. And the input and perspective will help all participating startups, even those not selected by the program.
Outside perspectives from market participants can, at least in a wisdom of crowds format, also help identify which areas are truly capital gaps and which aren't. Perhaps doing this on a case-by-case basis would be unwieldy, but at the very least, a large panel of advisors from the private sector could help evaluate the program staff's own identification and definition of capital gaps on an annual basis, helping to validate the strategy while keeping it somewhat flexible. It would have to be a large and diverse panel -- each advisor would absolutely walk in with their own biases in certain sectors and categories, so it will be important to flood out each bias with enough of a crowd of perspectives.
Bringing this all together, I'll throw out there a vision of what this might look like:
  • A program given a concrete and ambitious but relatively broad set of mandates in terms of goals (such as $1.00 per watt installed solar cost), with an authorized budget and department home, and some basic parameters around types of activities (grants vs. investments, etc.) and a requirement to demonstrate additionality.
  • An oversight committee to review the program's activities on a quarterly basis and strategy/program design on an annual basis.
  • An auditor established elsewhere in the government to evaluate adherence and effectiveness of the program on an annual basis.
  • A strong manager out of the private sector with a mandate to hire a top-notch team, tasked with designing and running the program.
  • Peer review and market input processes so that as much as possible of the program's activities are guided by the voice of the market, while still giving the internal team latitude to use their experience and judgment toward meeting the goals of the program.
Obviously, a fourth unstated principle, therefore, is that this requires a really sharp team. Not a bureaucrat-laden team, but a team of experienced managers with private-sector experience, leavened with smart young technologists and market analyst types. This is the single most important determinant, in my mind, between a successful effort like this and an unsuccessful effort. Groups like ARPA-E and the Massachusetts Clean Energy Center have had leadership like this, and it's a major reason why (in my mind, at least) they've been pretty successful to date. Effective, mission-oriented people have been brought on board by the leadership of each program, and they've found a way to make a positive impact.  
But will that last? I do worry that the crushing nature of politics means that such people will eventually be driven out by partisanship-inspired attacks. I'm not sure that can be avoided (unless anyone has any brilliant ideas on how to remove party politics from energy policy in this country?). So we can only hope that effective businesspeople with tough hides will continue to agree to lead programs like this out of a sense of mission, and that they will be able to continue to inspire strong managers and analysts to come join these teams even though they will have to expect that it becomes unpleasant at times.
In the meantime, we can hope to continue to see broader recognition of the need for market-based energy policies that will establish a more even playing field, so that all of the above becomes less necessary. Because right now, it's absolutely critical.
Source : GreenTech Media

China's innovation makeover: Dramatic R&D funding boost for emerging technologies


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China's 12th Five Year Plan, considered the world's most comprehensive technology development initiative, calls for hiking R&D funding for emerging technologies by a staggering 159% to $18 billion, according to a new report from Lux Research. In addition, the country is so eager to rebrand itself from manufacturer to innovator that the Five Year Plan also calls for supporting joint research programs with foreign companies.

"China is the largest manufacturing company in the world. Due to weakening market demands in the developed countries, the traditional development model, which relies on manufacturing and real estate industries, has faced a big challenge," said Xavier Xie, Lux Research analyst and, with Richard Jun Li, the report's lead author. "To achieve a sustainable growth, China has determined to focus on seven strategic and emerging industries: environmental technology, new energy, new energy vehicles, advanced equipment, biotechnology, new material, and information technology."

Lux analysts studied the Five Year Plan in detail and talked with Chinese government officials. Some highlights from the report's findings include:

·         While China will dramatically increase R&D funding in its ambitious bid to become an innovation hub, it will fall short of its goal of 3% of GDP, the ratio used by many developed countries to keep their technology edge.

·         The country is concentrating on sustainable growth to deal with its environmental challenges, and about 48% of the $18 billion investment will be in environmental technologies, with 32%  for new energy and 12% for smart grid.

·         In its eagerness to become an innovation hub, China is prepared to drop its cloak of secrecy and partner with foreign companies. A director of China's Ministry of Science and Technology says "they will support joint research programs developed by foreign labs or multinational companies with their Chinese counterparts," according to a Lux Research press release. The research firm added that the move to attract foreign partners will "create unforeseen opportunities" for western companies.

Source : Smart Grid News

Internet en Chine


Internet Chine


Yao Chen

Voici une infographie plutôt sympa sur l’Etat de l’Internet en Chine.

Avec la première population mondiale de personnes connectées (513 millions), la Chine possède le double d’internautes en comparaison au deuxième pays dans le monde, les Etats-Unis avec 245 millions.
55% des internautes chinois sont des hommes, 45% des femmes. 80% ont entre 10 et 40 ans. Ils passent en moyenne 2,7 heures par jour sur le Web et effectuent 35 millions de recherches web par heure (dont 8 sur 10 sont faites sur Baidu, et non Google).
Il y 7,9 millions de noms de domaines enregistrés en Chine dont 47% de .com et 45% de .cn.
Question e-commerce c’est du très lourd : 6000 milliards de transactions en Yuan/RMB (soit 900 milliards de dollars US) par année, 6000 sites d’achats groupés, 600 millions de comptes enregistrés sur Alipay et 190 millions d’acheteurs en ligne.

Question communication et social, c’est aussi très impressionnant : 450 millions de personnes utilisent la messagerie instantanée, 300 millions le micro-blogging, 400 millions de personnes regardent des vidéos en ligne et la blogueuse la plus suivie est l’actrice Yao Chen sur le site de microblogs Sina Weibo (300 millions d’inscrits en fév. 2012) avec 17 millions de fans (soit la 3è au monde derrière Lady Gaga et Justin Bieber si on compare avec Twitter).
Source: Vincent Abry

Pourquoi Berlin est en train de devenir la Silicon Valley européenne

En quelques années, Berlin est devenu une place incontournable de l'internet européen. Retour sur cette ascension réussie. Au point d'inspirer Paris ?
Récit d’un voyage d’étude de 2 entrepreneurs français au sein de la nouvelle place forte de l’internet en Europe.

La Silicone Alley : voici le nouveau surnom de la scène internet berlinoise en forme de clin d’œil à sa consœur américaine. Depuis 2007, la cité de l’ours connaît un essor fantastique de son industrie internet, au point de parler d’éco-système comparable à celui d’Outre Atlantique. 4 incubateurs captent particulièrement l’attention sur la scène berlinoise (Rocket Internet,  Project A Ventures, Springstar et Team Europe). A leur actif on peut citer des réussites comme celle de Zalando, City Deal, Brands4Friends, ou encore Casacanda récemment acquis par Fab.com.

Face à tant de succès, il faut admettre que le hasard a laissé place à une industrie qui semble avoir trouvé un véritable modèle de développement. Berlin a été souvent réduit à une usine à fabriquer des copy-cat mais derrière ce débat se cache une réalité qui suscite autant les critiques que la curiosité: un vrai savoir-faire en matière d’industrialisation de start-up et une capacité à faire émerger rapidement des projets européens.

Les ressorts de cette nouvelle industrie: innovation, organisation, et environnement international
Pour reprendre les termes de Mike Butcher de Techcrunch Europe qui oppose d’un côté « execution innovation » et « conceptual innovation », on peut dire que ces incubateurs ont une approche assez différente dans la manière de créer et de développer des start-ups : l’accent est davantage mis sur l’excellence de l’exécution que sur le caractère disruptif ou conceptuel de l’idée fondatrice de la société.

Cette excellence dans l’exécution passe par une organisation quasi industrielle, mutualisant le financement, les locaux, les relations presse, le recrutement, les ressources techniques et marketing.
Ce qui frappe c’est aussi la dimension européenne voire mondiale des projets. C’est sans doute un de leurs grands points forts : voir grand dès le début ! Là où le déploiement international des start-ups se pose généralement dans un second temps dans des pays comme la France, les incubateurs allemands n’hésitent pas à lancer des projets dans plusieurs pays simultanément. On sait qu’il est toujours difficile de construire des champions européens de l’internet car il y a autant de spécificités que de pays. Pour répondre à ce défi, ces incubateurs mettent aujourd’hui en place des structures locales pour s’implanter au plus vite en dehors de l’Allemagne.

Il faut également souligner la capacité de cet environnement à attirer des talents des quatre coins du monde.
Cette attractivité s’explique par plusieurs facteurs :

- Les Allemands maîtrisent l’anglais sur le bout des doigts. Il n’est donc pas nécessaire de parler la langue de Goethe pour vivre et travailler à Berlin.
- On peut profiter à moindre coût de l’intensité d’une capitale européenne qui offre une des meilleures qualités de vie sur le vieux continent.

La rançon du succès : l’afflux des investissements

Berlin est en train de connaître un développement d’une nouvelle envergure : les projets s’internationalisent de plus en plus tôt et les investisseurs se bousculent pour soutenir cette euphorie créative. Après avoir reçu plus de 300 millions € d’investissement du fond suédois AB Kinnevik en 2011, Rocket Internet chercherait à lever 1 milliard d’euro à l’aide de fonds souverains.  Le groupe Allemand OTTO (1er groupe e-commerce européen) se lance lui aussi dans cette course mondiale à l’innovation en finançant le dernier né des incubateurs berlinois Project A Ventures, composé d’anciens dirigeants de Rocket Internet.

Il n’y a plus de doute à avoir : à l’image de ce qui existe déjà dans l’automobile et les machines outils et de ce qui se prépare dans les énergies renouvelables, Berlin veut devenir une puissance mondiale de industrie de l’internet. 


Source: Journal du Net, Matthieu Delgrange