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mardi 26 février 2013

LinkedIn's next target: Yammer, Salesforce Chatter?

Yammer and Salesforce, beware. Chief Executive Jeff Weiner said the professional network is cooking up private, collaborative tools for a corporate clientele.
(Credit: LinkedIn)

LinkedIn is chewing over a product that would help facilitate private communication for enterprises and allow staffers to better benefit from their rolodex on the professional network.
The vast majority of sharing on LinkedIn happens in public, Chief Executive Jeff Weiner said Monday during an appearance at the Morgan Stanley Technology, Media, & Telecom Conference. So, to create value for enterprises, the one area where the healthy company is admittedly lacking, LinkedIn needs to think about creating private-sharing tools that work behind the firewall, he said.
LinkedIn is doing a lot more than thinking -- it's eating. Weiner used the phrase "eat at our own restaurant" -- to stand in for the term "dogfooding" used by other companies -- to explain that the social network for professionals is currently internally testing a private-sharing option that works behind the corporate firewall and helps enterprises share privately.

What these enterprise, private-sharing tools look like or do exactly is still very much a mystery, but it certainly seems as if LinkedIn hopes to turn enterprise employee rolodexes, accumulated from years of activity on the site, into more active recruiting and lead-qualifying assets. Weiner also suggested that his company could help enterprises with search, and help people inside a company gain and share access to additional information on members, data not available to others.
Sounds like the beginnings of a customer relationship management system or private corporate social network, doesn't it? Yammer and Salesforce, beware.

LinkedIn has hinted at CRM and in-enterprise social-networking interests before. The company acquired a social CRM product called Connected in late 2011, and then picked up the social intelligence plugin Rapportive last year. Both tools help people automatically glean more information about their contacts.

Weiner has also talked openly on the site's desire to court enterprises.
"We're focused on creating value by helping [enterprises] transform the way they hire, market, and sell," he said on LinkedIn's fourth-quarter earnings call, where he stressed that the sales piece was of particular interest. "The core value proposition there is enabling companies to eliminate cold calls in favor of warm prospects."
To that end, LinkedIn has already introduced a premium product called Sales Navigator that integrates with other CMS systems. But clearly, there's more to be done -- or eat, rather -- on the enterprise front, particularly as Weiner said the segment represents a "multibillion dollar" pie.

Source : cnet.com

vendredi 23 novembre 2012

Big Data chez Nike: une approche « open source » afin d’améliorer les chaînes d’approvisionnement


Une base de données ouverte aux concurrents et à terme au public, en collaboration avec ses rivaux, c’est ce que met en place Nike, qui juge le procédé plus efficace pour tous.
par Charlie Osborne
Londres – « Il y a des domaines dans lesquels il faut rivaliser et d’autres dans lesquels il faut collaborer. »
Ces mots ont été prononcés par Hannah Jones, vice-présidente du département innovation et activité durable de Nike, dans une salle de conférence comble à l’occasion de la conférence Financial Times Innovate 2012 qui s’est tenue à Londres début novembre.
On n’associerait pas forcément l’industrie extrêmement concurrentielle des vêtements de sport aux entreprises collaboratives et à l’informatique décisionnelle collective. Pourtant, d’après la représentante de Nike, c’est précisément ce que son entreprise essaye de réaliser, en appliquant l’approche open source à l’analyse des Big Data, les grands volumes de données.
« Inventer mieux »
L’idée est la suivante: si les entreprises contribuent toutes à un enregistrement collectif de leurs chaînes d’approvisionnement, elles comprendront mieux leurs propres produits et quelles ressources sont sollicitées. En réussissant cela, on pourrait « inventer mieux », pour reprendre les termes de Hannah Jones.
« Inventer mieux » est l’expression dont elle s’est servie pour expliquer comment la durabilité sera nécessaire à la survie des entreprises futures (sans oublier de mettre bien en vue devant la caméra des baskets Nike « durables »). Améliorer l’efficience des processus, transformer des produits de déchets en produits commerciaux… tout ceci joue un rôle important pour comprendre une chaîne d’approvisionnement et déterminer où des améliorations peuvent être apportées.
Nike est depuis longtemps une cible des organisations syndicales, Hannah Jones qualifiant elle-même l’entreprise de bouc émissaire emblématique du mouvement anticapitaliste dans les années 1990. Pour tenter de se défaire d’une réputation entachée d’accusations de main-d’œuvre bon marché et de chaînes d’approvisionnement inéquitables, l’entreprise utilise les Big Data pour essayer d’améliorer non seulement ses propres pratiques commerciales, mais aussi celles d’autres entreprises dans l’industrie.
Détailler chaque maillon de l’approvisionnement
Dans le cadre de ce que Hannah Jones appelle la « pensée open source », Nike a créé une base de données contenant les détails de chaque maillon au sein de sa chaîne d’approvisionnement, depuis la collecte de matériaux jusqu’aux fournisseurs intervenant aussi bien dans la fabrication que dans la vente au détail. Le fabricant espère qu’avec la contribution des entreprises rivales, cette base de données pourrait un jour devenir un « indice des fournisseurs », contenant des détails relatifs à chaque fournisseur, avec des notations basées sur les niveaux de confiance et les performances.
Il est également prévu que ces données soient non seulement mises à la disposition d’autres entreprises, mais aussi qu’elles finissent par devenir publiques de sorte que les utilisateurs en ligne puissent contribuer.
L’idée? La collaboration avec d’autres entreprises qui dépendent également de ressources finies pourrait permettre de gaspiller moins de temps et d’apporter des changements plus rapides, mieux informés et efficients dans les pratiques commerciales et les chaînes d’approvisionnement.
« Si quelqu’un a passé l’année dernière à chercher à rendre une boîte à chaussures plus écologique et si j’avais passé moi aussi l’année écoulée à faire la même chose, je trouverais cela stupide », note Hannah Jones.
Mieux détecter les signaux d’avertissement
En ouvrant l’accès aux données lorsqu’elles peuvent conduire des entreprises vers des objectifs similaires, il peut être plus facile de détecter les maillons faibles et les signaux d’avertissement au sein des chaînes d’approvisionnement qui dépendent de ressources naturelles finies. En outre, les productions faibles, les pratiques de travail déloyales et les mauvaises décisions commerciales pourraient être rapidement détectées et mieux comprises, entraînant des choix plus intelligents et le déploiement de solutions ancrées dans une compréhension plus approfondie des problèmes cruciaux.
Lorsqu’on lui demande de situer sur une échelle la position de Nike dans l’obtention d’un modèle opérationnel durable et bien informé qui dépend moins de ressources finies et qui améliore les chaînes d’approvisionnement, Hannah Jones estime que l’entreprise se place à « environ six sur dix ». Il faudra du temps aux entreprises non seulement pour apprécier la valeur du data mining spécifique de l’offre et de la demande, mais aussi pour réduire les coûts, éradiquer les maillons faibles dans les pratiques commerciales, et trouver comment survivre dans une industrie où les ressources naturelles deviennent plus rares et plus onéreuses.
Source : SmartPlanet.fr

lundi 12 novembre 2012

La France et le design de services


design service
En matière de design, on est plus habitué à entendre parler d'objets que de services. Avec le développement de l'économie du partage et de la fonctionnalité, le fait de concevoir des services vraiment pensés pour (et par) les utilisateurs est pourtant une activité en plein boom.
A partir de ce dimanche 28 octobre et jusqu'au mardi 30 octobre à Paris se réunissent les plus grands spécialistes du design de services à Paris. L'occasion d'en savoir plus sur leur travail.

Pour une économie décloisonnée

Guichets automatiques dans les banques, bornes SNCF, Pass Navigo de la RATP, carte Imagine’R, Vélib', etc… autant d'applications ayant recours au design de services, explique cet article du Lieu du Design qui le définit comme "une activité de conception qui organise des informations et des situations afin d’en augmenter l’efficacité, la perception et la qualité". Le designer de services peut être vu comme un scénariste ou un chef d'orchestre qui anticipe le déroulement d’évènements, d’actions et de résultats pour assurer l'utilisation optimale d'un service. Son rôle est donc de soigner tout autant l’interface, la navigation et la relation de service entre l’usager et le produit. Un ensemble de dimension qui n'étaient pas autant prises en considération auparavant.
Mathématicienne et psycho-sociologue de formation, Anne-Marie Boutin a passé neuf ans à la direction des études de l'ENA. Elle a aussi fondé l'APCI (l'Agence pour la promotion de la création industrielle, qui fêtera ses trente ans l'an prochain) qu'elle dirige depuis sa création. A l'écouter, on saisit à quel point le design de service estune approche novatrice en France alors qu'elle a déjà été largement reconnue dans d'autres pays, notamment dans le monde anglo-saxon.
Aujourd'hui, cette activité devient en vogue dans l'hexagone à mesure que les entreprises et organisations mesurent à quel point elles sont déconnectées de leurs utilisateurs finaux. Pour mieux comprendre les attentes de ces derniers, l'approche trans-disciplinaire (ou "a-disciplinaire", selon les puristes) du design permet de révéler et décloisonner les frontières : en ce sens, "le design peut jouer un rôle économique, social et culturel", explique Anne-Marie Boutin. "Le designer de service permet  d'introduire un discours intuitif dans un mode de discours inductif/déductif propre à la France" note-t-elle aussi.
Comment ? En appliquant la méthodologie du design aux services, on part de l'expérience des utilisateurs pour mieux cerner leurs besoins et développer de nouvelles expériences et de nouveaux services. "Cela pourrait être très utile dans les services publics et alléger les lourdeurs administratives", précise la présidente de l'APCI en citant l'exemple du système de santé public du Royaume Uni qui a eu recours au design de service pour améliorer ses pratiques.
Pourquoi le Royaume-Uni est-il si en avance ? "Dans les années 1960, les anglais ont répondu à la crise que traversait leur industrie par le développement d'une culture du service. Leur culture du projet est également plus développée et s'adapte à merveille au monde ultra-connecté et 2.0 d'aujourd'hui" analyse Anne-Marie Boutin .

Le design d'une société plus durable

Pour Christophe Tallec, fondateur d'Utilisacteur et conseiller de l'APCI sur les questions de design de service, le secteur est en plein boom. En un an, son activité a triplé et ses missions permettent de faciliter l'innovation et l'attention portés par le client à ses collaborateurs comme à ses parties prenantes. Comme il l'explique dans l'enregistrement suivant, "le design de services permet d'imaginer de nouvelles formes de consommation et de société".
Un constat partagé par Birgit Magerprofesseur en charge du design de services à l'école internationale de design de Cologne. En tant que présidente du réseau international du design de services, elle mesure à quel point les architectures invisibles créées par les designers de services permettent de promouvoir une économie plus durable et véritablement adaptée aux besoins des usagers. Parmi les projets dont elle est le plus fière, la création de "maisons de survie" pour les SDF de Cologne. "Ce type de service a été entièrement co-créé et co-produit avec les SDF", explique-t-elle, insistant ainsi sur le besoin de co-création des services.
"En somme, résume Anne-Marie Boutin, nous nous dirigeons vers une 'économie d'usages'". En alliant un travail sur la forme et la fonction à un travail sur l'intuition, le design de services marie concrètement l'économie de la fonctionnalité aux besoins sociaux fondamentaux.
Une affaire à suivre de près, donc. En espérant que les institutions publiques s'y penchent de près fort bientôt...

Pour aller plus loin

Dans la vidéo suivante réalisée lors de la première conférence internationale du design de services (en 2011), Birgit Mager détaille sa vision du métier :
Ce livre vous sera utile pour comprendre le "service design thinking".

Source : Blog du Monde

mardi 2 octobre 2012

Le digital joue un rôle transversal sur la stratégie marketing des marques

Digital marketing


Le rôle central du digital se confirme. Que ce soit sur le secteur bancaire où il est déjà très installé ou le secteur de la grande distribution où il tend à se développer, il peut être présent sur toutes les phases du processus d'achat.
Le digital serait caméléon et pourrait remplir plusieurs fonctions que ce soit dans le owned, le paid et le earned. En effet, il serait utile à la fois pour informer les consommateurs, mais aussi véhiculer l'image de la marque et également favoriser l'acte d'achat. "Des qualités que ne pourraient pas revendiquer les autres médias qui n'ont pas cette flexibilité, on parle ici de protéiformité du digital", confie à L'Atelier Fabien Omont, coordinateur de la Commission Branding chez IAB France. C'est le résultat d'une étude iab France menée par iligo qui compare l'utilisation des points de contact dans les secteurs de la banque de réseaux et des grandes surfaces d'alimentation (GSA). "L'étude montre à quel point le digital s'est vraiment immiscé partout et sur tous les différents points de contact", dit-il.

Le secteur bancaire digitalise la relation

Dans les deux différents secteurs observés, l'étude montre que les activités bancaires avaient déjà intégré la digitalisation dans la relation et jouaient un rôle dans les trois dimensions du paid, earned et owned. Pour les grandes surfaces alimentaires, le secteur est moins mature que celui des banques en matière de digital. Chez les banques, le point de contact le plus cité pour obtenir de l'information serait le digital owned pour 91% des personnes interrogées. Il jouerait également un rôle pour l'image de marque pour 77% des répondants, suivi à 63% par les points de vente. La fonction d'activation serait plus faible que les fonctions précédentes pour le digital avec seulement 42% pour le digital owned, 36% pour le bouche à oreille et 31% pour les points de vente.

La grande distribution, encore peu digitalisée

Quant au secteur des grandes surfaces alimentaires, ils seraient en phase de digitalisation progressive. "Aujourd'hui, il y a un potentiel qui n'est pas seulement dans la vente, mais aussi dans la relation et le service, où il y a des choses à développer de façon importante", nous dit Fabien Omont. Les enseignes de la grande distribution seraient toujours plus nombreuses à développer leurs applications mobiles mais sous-utiliseraient les réseaux sociaux. Le point de contact le plus cité pour obtenir de l'information serait également le digital owned pour 79% des répondants, suivi à 70% par le digital paid, 69% pour le digital earned et enfin 67% pour le point de vente. En terme d'image de marque, ce sont les PLV sur le point de vente qui seraient citées par 69% des sondés, suivi par le digital owned à 56%. Pour déclencher l'acte d'achat, le digital n'arriverait qu'en troisième position avec 59%, devancé à 76% par le CRM et à 61% par les PLV sur le point de vente. Comment expliquer ce retard de la digitalisation? "Pour les GSA, il y a une complexité de mise en place liée au fait que ce sont les points de vente locaux qui gèrent leur communication, très orienté courrier. Mais il y a un double pilotage avec le niveau national. La mise en place du web paid était peut-être freinée par la difficulté perçue de sa mise en place en multi-local de manière industrielle", conclut Fabien Omont.
*Digital TouchScore, Mesure de l'utilité des points de contact - Banques de réseaux & Grandes Surfaces Alimentaires
Source : L'Atelier

lundi 24 septembre 2012

[Publication Innhotep] Tendances Marketing et TIC 2012 : les innovations digitales à fort impact sur la relation client

Innhotep, accélérateur d'innovations, livre dans cette publication son analyse de trois tendances du marketing digital à fort impact sur la relation client en 2012 :

1- API, places de marché et services innovants : comment engager et profiter d’un écosystème créatif pour offrir davantage de valeur aux clients

2-  La gamification digitale (ou ludification) comme outil marketing : attirer et engager des prospects, faire découvrir, vendre et fidéliser

3- Crowdsourcing : écouter et impliquer les foules pour les inclure dans les processus marketing



mercredi 12 septembre 2012

Pour innover socialement, Coca-Cola en appelle aux consommateurs


coca cola

Le groupe propose aux internautes de proposer des projets permettant d'améliorer la vie, et de rassembler. Les meilleures propositions seront montées de concert avec l'entreprise.
Pour valoriser sa marque, Coca-Cola souhaite miser sur son slogan, "Ouvre du bonheur", et montrer que celui-ci est en adéquation avec les valeurs de la marque. Et pour y parvenir, c'est sur les consommateurs eux-mêmes que le groupe se repose : plutôt que miser sur par exemple un mécénat d'initiatives sociales existantes, il propose aux internautes de les inventer. "Aujourd'hui, nous avons une communauté engagée mondialement, composée de plus de 50 millions de membres connectés via Facebook. Cela donne l'occasion de faire participer nos fans les plus engagés", déclare ainsi dans un communiqué Joe Tripodi, directeur marketing au sein de la société. Grâce à une récente application sur la page Facebook de Coca-Cola ainsi qu’à un site dédié à l'opération, les fans peuvent proposer des initiatives ayant pour objectif "de propager le bonheur".

Mettre à profit les idées des fans…

Pour cela, il faut s'inscrire, puis soumettre une idée et tenter de rallier la communauté derrière la recherche d’une innovation sociale. C'est-à-dire d'en étudier la faisabilité, de voir l'attrait qu'elle provoque, et de tenter de la développer réellement. Celles-ci pourraient permettre aux gens d'être plus actifs, de donner davantage aux autres, ou encore de s'engager dans des initiatives solidaires. A la fin du concours, Coca-Cola sélectionnera les concepts considérés comme les plus prometteurs, et indique que ses concepteurs pourront travailler avec des collaborateurs du groupe afin de les mettre en œuvre.

Pour réaliser ensemble un projet

Le résultat final, qui sera mis à l'essai en 2013, pourrait être une nouvelle invention, une cause ou même une application sociale. Difficile pour l'heure d'en dire plus. "Coca-Cola a intégré l’importance de communiquer directement avec ses partisans dans le monde réel afin de contribuer à rendre la société plus ouverte et connectée", a déclaré Sheryl Sandberg, chef d'exploitation Facebook. "Ce programme est la prochaine étape dans la culture des fans" poursuit-il. Coca-Cola  partagera plus de détails sur la sélection des participants, le calendrier et les concepts identifiés ainsi que le déroulement du programme dans les prochaines semaines.

Source: L'Atelier

lundi 10 septembre 2012

Le financement participatif peut-il bâtir des villes ?


Le financement participatif (crowfunding ou “financement par la foule”) est un marché en pleine expansion, expliquait le rapport de Crowdsourcing.org. Les 452 plateformes de financement participatif dénombrées dans le monde en avril 2012 ont récolté 1,1 milliard de dollars de fonds en 2011 pour les projets qu’elles accueillaient – dont plus de la moitié pour des projets hébergés par des plateformes européennes. Comme quoi, le modèle du financement participatif n’est pas un phénomène uniquement lié aux modes de financement anglo-saxons, que l’on dit traditionnellement plus sensibles au mécénat et à la prise de risque que l’Europe. Peut-être parce qu’en fait ce financement participatif fonctionne plutôt de plus en plus comme un système de prévente que comme un système de prise de risque ?
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Image : Répartition des 450 plateformes de crowfunding dans le monde selon le rapport de Crowdsourcing.

Kickstarter en ses limites

L’un des emblèmes du financement participatif est bien sûr le phénomène Kickstarter, qui pour sa troisième année d’existence a levé 119 millions de dollars pour les projets qu’il accueille en s’octroyant 6 millions de commissions, rapporte The Next Web dans un très intéressant article qui détaille l’activité de la plate-forme. Les plates-formes de financement participatif profitent du développement de nouvelles possibilités de fabrication, plus agiles, notamment des entreprises chinoises, souligne Gadi Amit dans Wired, surtout parce qu’elles ont montré qu’elles pouvaient par ce biais trouver des financements importants. Elles transforment l’économie même du soutien aux projets innovants, permettant à des start-ups de se passer de capitaux risqueurs parfois trop frileux.
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Image : page d’accueil du site Kickstarter.
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Image : le financement des projets sur Kickstarter par catégories, par Ben Jackson pour the Next Web.
Bien sûr, ces plateformes ne sont pas sans risques pour ceux qui y investissent, comme l’explique Aarti Shahani sur NPR. Que se passe-t-il si un projet financé ne parvient pas à fournir le produit qui a été financé ? Le problème n’est pas encore arrivé, répond l’un des cofondateurs de Kickstarter. Pourtant, les délais annoncés par certains projets n’ont pas toujours été respectés – le professeur de management Ethan R. Mollick de l’école Wharton de l’université de Pennsylvanie, dans l’un des rares articles scientifiques sur le sujet, estime que 75 % des produits sont livrés avec retard – et un porteur de projet a déjà disparu dans la nature en emportant l’argent de ses financeurs. Si le site sait rembourser les financeurs de projets qui n’ont pas atteint la somme désiré, il ne dispose pas de mécanismes d’assurances pour les projets qui n’arrivent pas à terme une fois leur financement rassemblé… La dissolution de l’investissement dans une agrégation de petites sommes dissout non seulement le risque, mais aussi la responsabilité… Qui portera plainte pour la perte d’un investissement non conséquent ?
En attendant, le recours aux plates-formes de financement participatif progresse. Tant et si bien qu’on se demande quels secteurs il ne touchera pas. Si Kickstarter finance principalement des films, de la musique, des projets de design ou des jeux…, on voit de plus en plus apparaître sur ces plates-formes des projets de dispositifs technologiques et d’objets connectés. Mais pas seulement…

Le financement participatif : plateforme de services urbains ?

Pour palier au changement de configuration du système d’exploitation mobile d’Apple, l’organisation associative OpenPlans a lancé une campagne sur Kickstarter afin de récolter des dons et permettre aux gens de continuer à accéder à de l’information de transit pour leurs déplacements en temps réel (que la prochaine version de l’OS devrait rendre indisponible), explique Alex Howard pour O’Reilly Radar. Kevin Webb, responsable d’OpenPlans souligne : “Pour ceux d’entre nous qui travaillent dans la communauté de l’open government, il s’agit de démontrer pourquoi les données publiques ouvertes sont importantes. Il n’y a pas de raison qu’une importante infrastructure civique doive être liée à un combat entre Apple et Google. Et dans les communautés disposant de spécification de flux de transits généraux, il n’y en a aucune.” Pour cela, OpenPlans travaille avec des agences publiques à construire OpenTripPlanner, une application open source qui utilise des informations de transit ouvertes pour aider les utilisateurs à faire de bonnes décisions dans leurs déplacements et qui pourra être disponible sur toutes les plateformes, quel que soit leur système d’exploitation.
Pour Alex Howard, l’utilisation de Kickstarter est une nouvelle façon pour les communautés de financer collectivement la création d’applications ou de services citoyens que les autorités ne savent pas offrir. Mais également un moyen pour contourner les limites des marchés publics traditionnels ou les autorités elles-mêmes.
Webb explique encore que les fondations et les mécènes sont peu intéressées la plupart du temps par le développement d’outils et que les agences n’ont souvent ni le pouvoir ni les budgets pour soutenir des projets de ce type, plus universels que leurs actions localement circonscrites.
Mettre seulement l’accent sur les applications de transports ouvertes, cependant, serait passer à côté de plus grandes opportunités pour construire des améliorations à l’infrastructure de la ville numérique, estime Alex Howard. Le financement participatif pourrait être un recours pour bâtir bien des infrastructures de la ville numérique de demain… que les services publics ne savent pas bâtir. De là à utiliser le crowdfunding pour construire des services publics qui n’ont rien de numérique, il n’y a qu’un pas… qu’il faut peut-être se garder de franchir, prévient avec beaucoup d’intelligence Ethan Zuckerman sur son blog.
La réflexion du chercheur du Centre Berkman pour l’internet et la société a mûri à l’occasion d’une réunion au MediaLab du MIT organisé par la Fondation Awesome, fondée par Tim Hwang et Christia Xu, pour discuter des nouvelles approches de la philanthropie (dont le Centre pour les médias citoyens a rendu compte). Cette fondation philanthropique consiste chaque mois à verser une cagnotte à l’un des projets les plus étonnants que ses membres auront remarqués. La Fondation dispose désormais de 50 chapitres répartis dans 10 pays et a parrainé plus de 250 projets allant de panneaux d’affichage gratuits à des capteurs environnementaux… Lors de cette réunion, l’accent bien sûr a été mis sur le financement participatif qui cherche à démocratiser la philanthropie. Si 80 % des Américains donnent du temps ou de l’argent à des organisations caritatives, très peu sont impliqués dans la manière dont les fonds sont alloués. Des initiatives comme Donors Choose ouGlobal Giving permettent désormais aux donateurs de choisir les projets qu’ils veulent aider.

Comment utiliser intelligemment le crowfunding pour les projets citoyens ?

“Jase Wilson, le gars qui essaye de financer la ligne de tramway de Kansas City est-il un agent de la droite radicale ? Bien sûr que non”, ironise Ethan Zuckerman. “Il est un gars bien intentionné qui se tourne vers un modèle qui a fait ses preuves en ligne pour soutenir un projet dont il se soucie. La nature des conséquences imprévues, c’est la diminution des autres activités utiles. Rassembler son voisinage pour rendre le quartier meilleur est une bonne chose. Comprendre comment le faire en minimisant les impacts politiques indésirables est encore mieux.”
Le financement participatif citoyen est inévitable, notamment parce qu’il est en harmonie avec d’autres formes d’organisation basées sur l’internet, estime Ethan Zuckerman (et également parce qu’il peut être une solution face à la diminution des recettes et des dépenses publiques ajouterais-je). Le crowfunding citoyen s’appuie sur un grand nombre de mécanismes mis en avant par l’écosystème open source de l’internet : la formation de groupes rapides et légers, la coordination des efforts, l’intérêt personnel éclairé… Encore faut-il en éviter les inconvénients.
Et Ethan Zuckerman de préciser quelques règles pour cela :
- Eviter la rhétorique qui postule que le financement participatif est un remède à l’inaction du gouvernement. Il vaut mieux affirmer, comme l’a fait parfois le mouvement Occupy notamment en fournissant de la nourriture aux communautés de sans-abris, que ces services sont un exemple de ce que nous voudrions que les gouvernements fournissent et un moyen de pression sur ce que le gouvernement devrait faire.
- Faire que les projets de financements participatifs tirent parti des dispositifs existants. Ioby est un site de financement participatif citoyen qui cherche à changer l’environnement de voisinage. Un de leurs projets phares est d’aider les communautés Latinos de San Francisco a impliquer leurs édiles à convertir des interstices urbains en parcs publics. Leur projet ne cherche pas à construire un parc, mais à récolter quelques milliers d’euros pour s’assurer que la communauté pourra participer aux audiences et faire pression sur les fonctionnaires municipaux pour défendre leurs droits et leurs réclamations.
- Utilisez le financement participatif pour réfléchir et innover et laissez les autorités mettre en oeuvre. Les gens derrière le projet Low Line ont peut-être une bonne idée : le financement participatif peut aider à attirer l’attention sur un projet citoyen et permettre la conception d’un prototype novateur. Le financement participatif doit permettre de trouver des façons de coopérer avec les autorités pour soutenir de nouveaux espaces publics, des oeuvres d’art, etc. En permettant de créer des liens gouvernementaux appropriés, ils pourraient même être un critère d’évaluation de projets viables.
- Privilégiez des projets qui créent du capital communautaire grâce au bénévolat et qui ne cherchent pas seulement à soutirer de l’argent. L’une des promesses du financement participatif est qu’il renforce les quartiers et communautés. Les projets qui encouragent l’activité volontaire (commeKaboom, pour construire des terrains de jeux) aident à renforcer le capital civique local.
- Ne laissez pas les autorités transformer les projets non financés en projets de financement participatif. Utilisons plutôt le financement participatif pour exercer des pressions, pour montrer que les gens s’investissent et s’assurer que l’argent des villes, des Etats et de l’Etat fédéral pour les transports, les espaces publics ou les arts n’est pas coupé.
“Le financement participatif devrait être l’occasion de fabriquer des biens et des services publics plus impressionnants, pas de transférer la responsabilité publique sur le dos de donateurs connectés à l’internet !”, conclut avec raison le chercheur.
Hubert Guillaud
Source : InternetActu

mardi 12 juin 2012

Five Big Ideas That Could Transform the Future of Commerce


Commerce is evolving at a furious pace with new technologies, markets, competitors and best practices emerging every day, presenting brands with opportunities to innovate and differentiate. Over the course of my research and discussions with industry peers, I’ve identified five technologies and concepts that I believe have the potential to dramatically influence supply and demand. If you’re involved in any aspect of commerce and the supply chain, these ideas should definitely be on your radar.
Tap and Go Is Ready to Go
Near Field Communications (NFC) technology is increasingly being embedded in smartphones, allowing devices to communicate by tapping. For example, tap your phone to a poster to buy a shirt; tap it to a kiosk to buy a ticket. The tap-and-go concept is intuitive, versatile and a great way to share data between mobile devices. NFC is highly versatile, standards-based, interoperable and security-ready. Its adoption in retail and supply is already starting.
Consider this: by 2016, 700 million NFC smartphones are projected to ship. Customers with digital wallets embedded in NFC-enabled phones don’t need a special app to make payments, nor do they need to carry dozens of debit, credit and loyalty cards. They simply touch their phone to the NFC-enabled payment device, sign and go.
Beyond payments, NFC has the potential to positively impact commerce in other ways, including:
  • Quick and easy ticketing, much like a “Fast Pay” toll tag on a car.
  • Sharing files, contact information and more by simply tapping NFC phones together.
  • Tag reading via applications that enable identification, physical access, transportation, inventory, loyalty and marketing opportunities up and down the supply chain.
Who’s the Next Lady Gaga?
Big Data has the potential to unleash a new wave of innovation, responsiveness and service for companies that are able to harness its value. Many pioneering companies are already creating value and competitive differentiation by mining extremely large quantities of typically unstructured data for hidden patterns and insights. The potential impact is virtually unlimited. In retail, we’ve seen brands successfully gathering and analyzing consumer sentiment, then creating personalized recommendations for millions of customers.
Another example is music analytics leader, Next Big Sound, which is using unstructured data to figure out who the next Lady Gaga might be. It uses big data to scan all the different music and social networks (Spotify, iTunes, Facebook, YouTube), analyze likes, plays, downloads — and ultimately provide insight to music executives into how artists become stars.
A New Take on Reality
Augmented reality (AR) presents practically limitless applications. AR is used to superimpose computer-generated sensory input (sound, video, graphics, haptic feedback, etc.) to create a mediated reality overlaying and enhancing the live real-world environment. It’s already being used in navigation, manufacturing, logistics, military services, entertainment, sports, healthcare and numerous other industries.
In commerce, AR has the potential to be a significant driver of sales and conversions. Forward-thinking marketers are already taking advantage of AR to cleverly deliver useful information that adds value to the buying process.
One example of a brand cleverly using AR is Lego. In collaboration with AR technology company Metaio, Lego created an in-store AR system called the Lego Digital Box (LDB). The LDB allows customers to simply hold a Lego box up to a scanner, which recognizes exactly which Lego set it is, and then displays what the set looks like fully assembled on a video screen. You can tilt it up, down and around to see the set in 3-D interactive animation. The initial trial period of LDB in select stores was so successful in increasing customer satisfaction and product sales that Lego made the decision to roll it out in all 80 of its stores, displaying over 200 products.
The Power of the Crowd
Thanks to the Web, brands can tap the vast possibilities of crowdsourcing to shape a product or service. Examples are plenty, with undeniable results. Take, for example, the auto brand Fiat that, in partnership with Brazilian interactive agency AgenciaClick, launched a Web site inviting Brazilian consumers to invent a concept car that Fiat would exhibit at Sao Paulo’s 2010 annual auto show — the Fiat Mio. The challenge was a hit: The site’s 17,662 registrants submitted over 10,000 ideas.
The site was organized much like a social network displaying comments, photos and a Twitter-like sidebar feed. Ideas were divided into categories such as design, materials, safety and infotainment. All designs were shared online for a completely transparent process — turning the traditionally secretive model of auto production on its ear. Dozens of users’ ideas made it into production, contributing to the Mio’s final propulsion method, shape, infotainment, body materials, biometry and driving aids. Throughout the process, Fiat’s engineers reviewed ideas submitted, consolidated the technical design and published the results via open source software in early 2010 before then turning the discussion toward a branding and marketing campaign for the October car show.
Don’t Buy, Rent
According to the Ellen Macarthur Foundation, the circular economy is not a new technology but rather an innovative industrial model that is restorative or regenerative by design. Its key goals include replacing the “end-of-life” industrial concept with “cradle-to-cradle” restoration, shifting toward the use of renewable energy, eradicating toxic chemicals and eliminating waste.
In the world of commerce, collaborative consumerism aligns with the principles of circular economy by allowing consumers to pay for the use of a product, rather than buying and eventually discarding it. One prime example is Netflix. With over 23 million users, the video streaming and DVD rental company focuses not on selling to customers, but on loaning DVDs/streaming videos. Similarly, car-sharing company Zipcar provides automobile reservations to members who are then billed for the time spent using the cars. Another example is Rent the Runway, which rents dresses from top designers on a four- or eight-day basis.
Dave Bruno is marketing director for RedPrairie, a supply chain and retail technology company. As part of RedPrairie’s research into Commerce in Motion, the company conducts research and analysis of the ever-changing dynamics of global supply chains and the hyper-connected consumer. None of the companies mentioned in this post are clients of RedPrairie.
Source : AllThings

Pourquoi un tel engouement pour les pratiques "Do it Yourself" ?

Le 20 mars au CentQuatre, établissement culturel de la ville de Paris, la Fing organisait un Carrefour des Possibles sur les Pratiques amateurs (le DIY - Do it Yourself, ce mouvement du "faire soi-même" qui traverse l'internet, promu notamment par le magazine Make) Au-delà de l'effet de mode, qu'est-ce qui explique un tel engouement pour ces pratiques ? Pourquoi autant de gens s'intéressent à ces sujets ? Qu'est-ce qu'ils traduisent ?
 Wiithaa est une communauté en ligne de recycleurs et de créateurs. Son projet est particulièrement simple : il consiste à utiliser le réseau pour rassembler les gens et montrer que l'on peut changer le sens de la consommation, en favorisant le recyclage (upcycling). Sur l'internet, la plateforme met en contact designers, bidouilleurs et utilisateurs à la fois pour partagés des matériaux, des idées et créer prochainement une plateforme d'achats de produits recyclés. Chacun est invité à y partager idées, plans, méthodes pour inventer de nouveaux produits avec nos déchets et nos objets usagers. Le collectif a ainsi récemment envahit la Mutinerie, nouvel espace de coworking qui vient de s'ouvrir à Paris, pour fabriquer des objets en commun depuis un ensemble hétéroclyte d'objets de récupération. L'idée n'était pas seulement de redonner vie à des objets, mais peut-être plus encore de créer un moment de convivialité autour de la pratique même du recyclage et du bricolage. Bricoler à plusieurs, s'entraider, faire de la récupération et du bricolage une fête. Quand on les voit faired'une palette une chaise ou de bouchons de lièges un fauteuil, chacun se dit qu'il peut le faire.
Devenir acteur de son environnement
Ce type de plateforme nous raconte plusieurs choses sur les rapports que nous entretenons avec les objets. Dans un monde où les produits nous arrivent tout faits, où tout est automatisé, intégré, monté, prêt à être utilisé, ces pratiques révèlent un besoin de se réapproprier les objets, comprendre de quoi ils sont faits, comment ils fonctionnent, comment on peut les transformer, comment on peut en créer de nouveaux...
Elles nous invitent à être à nouveau acteurs de notre environnement le plus immédiat. Elles renouent avec la satisfaction personnelle de faire, dans un monde où le consumérisme ne nous donne plus aucune satisfaction, où le marketing détruit tous les outils de savoir, comme le dit Bernard Stiegler. Elles renouent avec une pratique conviviale, consistant à faire ensemble, dans un monde où la consommation nous individualise. Reste à savoir si c'est une réaction éphémère à un monde qui nous détruit, cultivée par quelques idéalistes passionnés, ou si c'est un mouvement de fond visant à redonner sens à notre société ?
Le bricolage? Un apprentissage
Le bricolage est l'une des pratiques de loisirs les plus partagée par la population. L'idée d'en faire une pratique plus conviviale, dans des moments partagés, festifs, nous rappelle combien le bricolage ne s'apprend pas seul. De tout temps, il a été un apprentissage. Et c'est sûrement ce qui motive la création de nombreuses communautés de bricolage depuis l'internet allant de vidéos amateurs, à des sites de partage de pratiques, voir même, comme le propose Castorama avec les troc'heures, à des modalités d'échanges pratiques.
Pour autant, sommes-nous tous capable de produire nos objets? On voit éclore des lieux dédiés à la fabrication, communément appelés "maker spaces" (englobant les Fab labs, Hacker spaces), voir l'étude Tour d'horizon des Fab Labs . En France, des espaces ouvrent, comme le proposent le FacLab à l'université de Cergy-Pontoise. Des associations comme les petits débrouillards, participent à ce mouvement des "makers" en permettant aux enfants à apprendre par le faire.
Redonner confiance dans sa capacité à faire
Nous ne sommes peut-être pas tous designers, mais peut-être bien tous bricoleurs.Sculpteo, en proposant un service de personnalisation d'objets à partir de créations originales faites par des designers, nous rappelle également combien l'accompagnement des pratiques amateures est important, pour faire que nous trouvions de la valeur à nos propres créations. Finalement, c'est à se demander si ce mouvement ne cherche pas avant tout à nous redonner confiance dans notre capacité à faire, à être, et pas seulement à consommer. S'il ne pouvait que réussir cela, ce serait déjà un formidable élan, non ?

mercredi 6 juin 2012

Social media is reinventing how business is done


When Red Robin Gourmet Burgers introduced its new Tavern Double burger line last month, the company had to get everything right. So it turned to social media.
The 460-restaurant chain used an internal social network that resembles Facebook to teach its managers everything from the recipes to the best, fastest way to make them. Instead of mailing out spiral-bound books, getting feedback during executives' sporadic store visits and taking six months to act on advice from the trenches, the network's freewheeling discussion and video produced results in days. Red Robin is already kitchen-testing recipe tweaks based on customer feedback — and the four new sandwiches just hit the table April 30.
Facebook's initial public offering Friday — the largest by a technology company — is a watershed moment for the consumer side of the Web, but social networking's real economic impact might be ahead as companies learn how to harness "social business" tools.
Beyond advertising on Facebook or Twitter, companies are using social networks to build teams that solve problems faster, share information better among their employees and partners, bring customer ideas for new product designs to market earlier, and redesign all kinds of corporate software in Facebook's easy-to-learn style.
"At a very basic level, Facebook is the most popular application ever, with a billion people who know how to use it," said Marc Benioff, chief executive of salesforce.com, whose Chatter social-networking tools are used by 150,000 companies. "The ability to access information is much better because it's easier to get to it."

After a slow start, Big Business is embracing social media in a big way. Forrester Research says the sales of software to run corporate social networks will grow 61% a year and be a $6.4 billion business by 2016.
Two-thirds of big companies surveyed now use Web 2.0 tools such as social networks or blogs, with use of internal social networks up 50% since 2008, according to a survey by McKinsey & Co. Nearly 90% said they have reaped at least one measurable business benefit, though most say the improvements have been modest.
Heavy use of social tools has a statistically significant correlation to profitability, said Michael Chui, senior fellow at the McKinsey Global Institute. But it's early: Only about 3% of respondents used social business tools for all three major uses — reaching customers, connecting employees and coordinating with suppliers, McKinsey said.
The Social Web seems to be doing a different job in Corporate America than the first-generation Web. In the late 1990s, companies such as Wal-Mart used the Internet to streamline supply chains and better manage inventories to hold down prices. Banks used the new technology to cut the cost of processing mortgages by as much as two-thirds, by eliminating clerical workers and substituting e-mail for expensive overnight deliveries. If Web 1.0 automated routine processes and warehouses, Web 2.0 is about organizing design work and creativity, said Andrew McAfee, professor of technology and operations management at Harvard Business School.
"We asked ourselves where would social networking go once everyone had a Facebook account?" said David Sacks, president of San Francisco-based Yammer, whose software runs Red Robin's internal social network. "Big ideas always move from the consumer market into the enterprise market."
"Innovation is a two-way street," said Chris Laping, Red Robin's senior vice president for business transformation. "When people see things, they feel things. And when they feel things, they change."
Making connections
Using social networks to foster connections lets companies match the skills of people working all over the world who wouldn't easily find each other, said Eric Lesser, a research director at IBM's Institute for Business Value. It's especially valuable for companies built by acquisition, whose managers in different divisions often don't know each other, he said.
Take SuperValu, a collection of supermarket chains ranging from Shaw's in Boston to Albertsons in California. SuperValu last year used Yammer to build a network to connect 11,000 executives and store managers, chief information officer Wayne Shurts said. They've organized themselves into more than 1,000 groups to talk about specific challenges.
For example, 182 managers from different chains joined a group to mull common problems of running markets in college towns. Another 153 banded together to talk about running stores in beach communities, where business is seasonal. Those didn't replace any other process, because there was no way to do it before: The managers couldn't all be pulled from their stores for retreats or meetings, and the cost of getting them together would have been prohibitive, Shurts said.
One result: A promotion at college-oriented stores that sold 8,000 $99 mini-refrigerators last fall, each stuffed with $99 worth of coupons to bring the customers back for food. Another discussion led to college-town "beer pong" displays packaging ping-pong balls, red Solo cups and brewskis to fill them up. Both ideas were floated last spring and ready by August, he said.
"You've got to let the conversations happen, even if you might not like all of that conversation," Shurts said. "It's going to happen around the water cooler anyway."
Listening to customers
Companies can also use blogs and social sites to bring customers into their product-design process, said Barton George, director of the Dell computer division that sells to Internet-based companies. Through its IdeaStorm site, Dell has taken in more than 17,000 ideas for new or improved products, and has adopted nearly 500, including backlit keyboards that are better for working on airplanes.
Other times, Dell puts its own ideas on IdeaStorm, in what it calls a Storm Session, to get feedback before going ahead. On May 6, Dell posted a plan on IdeaStorm describing a proposed specialty laptop, upgrading an existing machine to target people who write wireless apps and other Web-based software using a variation of the Linux operating system called Ubuntu, George said.
By Monday, customers had posted 83 ideas for refinements to the machine on IdeaStorm, covering specific software bugs to broader issues such as whether the screen should be shiny or not. In addition, 35,000 people visited George's Web posting about the new laptop — 10 times more than any other posting he's ever made, he said. The laptop is due on the market by year's end. Dell says the process produces more detailed feedback than traditional focus groups, and builds links to an important group of customers.
So far, the social Web hasn't boosted U.S. productivity growth the way the first-generation Internet did in the late 1990s. But economists such as MIT's Erik Brynjolfsson say it takes about five years for a new technology to show its full impact on companies that deploy it. Social networking is about two or three years in at most companies, McAfee said.
Companies are tinkering with the technology and their own business processes, trying to find ways to match them up to get the most impact and learn how to interpret all the unorganized data users disclose about themselves on the sites, Lesser said.
In the meantime, the trend has already generated one IPO for a smaller company, Jive Software, that sells social-networking tools to companies. Jive went public at $12 a share in December and now trades around $19.50, achieving a $1.2 billion market value, though it's not yet profitable.
Facebook hasn't actively pursued the social business market. It let companies such as Yammer and Jive mimic its look and feel, because making Facebook-like features an industry standard helped cement Facebook's leadership in consumer social networks, Yammer's Sacks said.
Social media has the potential to be as important to the broader economy as more obviously business-related information technologies such as mobile phones and cloud computing, said Stacey Bishop, a venture capitalist at Scale Venture Partners, in Foster City, Calif.
"I'd put the cloud first, but they're all important and they're all related," Bishop said. "Mobile is an extension of the cloud, because it lets you get your data wherever you are. And social is the layer on top of that, making it easier to cross-communicate."
Source : USA Today