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mercredi 17 juillet 2013

Watch Dogs WeAreData : le site qui dévoile l'hyper-connectivité en bas de chez vous

Outil de communication mis au point par Ubisoft pour son prochain jeu vidéo, "WeAreData" permet aussi d'ouvrir les yeux sur l'univers hyper connecté qui nous entoure. Fascinant et inquiétant. Capture d'écran du site Watch Dogs WeAreData (c) DR Capture d'écran du site Watch Dogs WeAreData (c) DR

Avec WeAreData, le monde de l'hyper-connexion devient réel. Tel est l'objectif officiel du site internet mis au point par Ubisoft en donnant accès aux différentes informations qui conditionnent notre vie quotidienne, que ce soit en matière de transports, de communications ou de réseaux sociaux.
WeAreData est clairement un site de promotion pour le jeu vidéo Watch Dogs qui sortira le 21 novembre prochain. Le nouveau flagship du troisième éditeur mondial de jeux vidéo plonge le joueur dans un univers moderne et ouvert où tout est connecté et où la ville de Chicago est régie par un système de contrôle central, Le "ctOS". Le joueur y incarne Hayden Pearce, un hacker-justicier capable d'interférer avec ce système central. La maîtrise de l'information devient primordiale et la "ville intelligente" se transforme en personnage à part entière.

  >> Pour en savoir plus : Lire "Watch Dogs, le très gros budget d'Ubisoft"

Mais si le site mis au point avec l'agence de publicité BETC Digital est au service de ce titre symbole de la nouvelle génération de consoles de jeux, "vous n'êtes pas obligé de le prendre pour un outil de communication", prévient Emmanuel Carré, le responsable de la communication chez Ubisoft. "Quelqu'un qui ne joue pas peut avoir accès à une somme d'informations inimaginables".


Des données uniquement en open source

Effectivement, WeAreData a le mérite de réunir sur une seule et même interface un ensemble de données pour le moins étonnantes et fascinantes. Une première. Trois villes seulement ont été pour le moment modélisées en 3D: Paris, Londres et Berlin. Pour chacune de ces capitales, il est ainsi possible d'avoir accès aux horaires de transports publics, aux réseaux de télécommunication (antennes mobiles, points wifi, réseaux publicitaires), à la consommation énergétique du quartier, au trafic, aux infrastructures de sécurité comme les caméras de vidéo surveillance, les feux de signalisation... Tout un tas de données socio-économiques sont également mises en ligne comme le salaire moyen net, le taux de chômage, le taux de criminalité…
Ainsi en se promenant dans le quartier du palais Brongniart vers 11 heures mardi 16 juillet, l'utilisateur pouvait apprendre que le salaire moyen y était de 3.855 euros par mois, le taux de chômage de 10,2% et le taux de criminalité de 221 pour mille ! Il pouvait également avoir accès aux divers envois de posts sur Facebook ou twitter en direct. Ainsi, OnoParis a envoyé un tweet indiquant que le concert de JayZ aura lieu les 17 et 18 octobre à Bercy.
 
Il est également possible de voir que la place de la Bourse comporte au total 11 caméras de surveillance. En cliquant sur la borne Vélib à l'angle de la rue du 4 septembre, l'utilisateur apprenait que 27 vélos étaient encore disponibles. Le panneau publicitaire à l'entrée du parking souterrain est vu par 117.000 consommateurs par jour. Voilà une idée des données que l'on peut attraper en temps réel. Fascinant et inquiétant car extrêmement intrusif. Emmanuel Carré rappelle toutefois que seules les données des comptes ouverts au public sont uniquement accessibles.

L'agent Snowden, un excellent attaché de presse

WeAreData arrive à point nommé en pleine crise d'espionnage international, après les révélations d'Edward Snowden, l'ancien consultant de l'Agence de sécurité nationale américaine (NSA). Une aubaine reconnaît-on chez Ubisoft. Un formidable attaché de presse pour l'éditeur qui a vu juste en utilisant cet univers de l'hyperconnexion pour son prochain jeu vedette. A la manière d'un Watch Dogs, Washington surveille et intercepte les communications d'internautes grâce au programme PRISM mis en place en 2007 et qui permet à la NSA de se connecter aux serveurs des entreprises, le tout sans ordonnance de justice. Le FBI et la NSA ont eu accès aux serveurs de groupes comme Microsoft, Yahoo!, Google, Facebook, Apple et autres pour collecter des données sur leurs clients internautes.

Chez Ubisoft, les moyens sont nettement moins importants. Une quinzaine de personnes ont travaillé pour le développement de WeAreData pendant six mois. Pour le moment, trois villes européennes sont accessibles mais d'autres devraient rejoindre le projet prochainement. Des négociations sont en cours pour l'ouvrir aux Etats-Unis. Et pourquoi pas Chicago, la ville du jeu... Côté budget par contre, on se montre nettement plus discret. As usual...

Source : Challenge

vendredi 28 juin 2013

Passion Capital Cracks Open Data On Investments, Deal-Flow, Founder Salaries, And More


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It’s not every VC that publishes annual stats on things like deal-flow, average size of investment, average founder salary, number of exits and startups dead-pooled. But openness — within no doubt carefully crafted limits — is part of London-based Passion Capital‘s brand after it set the bar with its inaugural report last year. And while “openness” is probably the headline takeaway again with this year’s report, it does provide some interesting insight into the workings of an early-stage VC in Europe and what, if anything, has changed for the firm over the last 12 months.

To set some context and give you an idea of its size and how active Passion Capital is, let’s begin by drilling into the first two year’s numbers. Spanning April 2011 to June 2013, the venture capital firm founded by Stefan Glaenzer, Eileen Burbidge and Robert Dighero, and backed by a mixture of UK government funding and private investment, has invested in 34 portfolio companies, two of which have exited and three wound down.

The second-screen football betting app Picklive was sold to Sports Millions for an undisclosed amount, and academic research platform Mendeley was acquired by publisher Elsevier for an amount that TechCrunch pegged between $69-100 million.

The three startups shuttered were Twitter real-time chat service Bonfire, travel site Tripbirds, and wine portfolio app Vinetrade.

Digging deeper, noteworthy is that Passion has only added 13 new startups to its investment portfolio this year — OpenSignal, Memoto, Birdback, ShowMyHomework, CarThrottle, Thread, Future Ad Labs, Hasty, Toothpick, Duego, laZook, and Tray.io — though this doesn’t mean it has been any less active in terms of number of investments, but instead reflects that the fund is maturing when you factor in follow-on and bridge funding as well as Passion’s participation in 3 Series A rounds. In fact, in terms of total transactions (investments, follow-ons, exits, bridges, etc), 30 were made in year two compared to 31 in year one, so not much change there.

Passion has made a total of £5,695,000 in Seed investments, which in turn has gone on to attract a further £35,896,000 from more than 25 different VC funds, though this includes Passion’s own follow-on funding. Looking at the first year’s cohort only, 11 out of a possible 21 have gone on to raise follow-on financing at increased valuations, it says, while 6 are still operating from their seed round financing, and 2 of those are said to be profitable.

That’s perhaps telling, suggesting that Passion got its runway trajectory on the money, but I suspect the real story for many of the startups in its portfolio won’t come until year three. It is still early days after all — can we say Series A crunch?

Furthermore, in year two, its average seed round investment size was £183,717. That’s slightly down from £189,936 in year one. Meanwhile, the average equity stake its taken at the Seed stage is 15%.
In addition, Passion has bundled some interesting operational data mainly related to the way the VC firm attracts deal-flow, but also the average salary of the founders of its portfolio companies (£36,149 per annum), some of which I’ve included below.
Deal flow:
Year 2: 1,932 (up 26% from Year 1 number of 1,532)
533 from referrals (up 22% from Year 1)
779 from the website (up 19% from Year 1)
620 from events (up 40% from Year 1)
Sources of the investments made:
9 from referrals from our existing Passion founders
7 from within our network (founders were already known to us)
6 from other referrals (not from our founders directly)
3 we proactively sought out (after tracking for some time)
2 from our open office hours
1 from a team which was renting desks at White Bear Yard
Passion says that the average number of days between a prospective investment first meeting one of its 3 partners to a term sheet/investment offer is 6.41 business days — early-stage VCs are won’t to boast the speed at which they make any offer. It doesn’t say, however, how long it takes to get that first meeting.

It’s also — rightfully — highlighting the fact that it hasn’t charged any of its portfolio companies for legal expenses, closing fees, directors fees, or monitoring fees etc., noting in particular that it’s always paid for its own legal counsel, with little or no fuss (unlike others).

Of note, Passion says it doesn’t employ a PR firm to act on its behalf, which says something about the PR industry considering they do alright on the publicity front. Actually, Passion does more than alright and other European VCs could probably learn a thing or two from their openness, in every sense of the word.

And in a final boast, the VC firm says that the number of founder CEOs it’s replaced with “someone we’ve brought in” has been zero. That’s likely great news for the starry-eyed entrepreneurs it’s backed. However, like the difficult third album, Passion is now into the difficult year three for some of its portfolio companies, so let’s hope it’s not a case of famous last words.
All in all, though, good stuff.

Keep the openness comin’ — we look forward to next year’s update.

(For more data, see Passion Capital’s own blog post, which includes a rather nice infographic if you’re into those sort of things.)

Source : Techcrunch

samedi 4 mai 2013

AVIS AUX DÉVELOPPEURS, LES DONNÉES VÉLIB’ SONT OUVERTES !


Avis aux développeurs, les données Vélib’ sont ouvertes !
VENDREDI 3 MAI

AVIS AUX DÉVELOPPEURS, LES DONNÉES VÉLIB’ SONT OUVERTES !

Ça y est, le site Internet developer.jcdecaux.com est ouvert aux développeurs souhaitant offrir un service à valeur ajoutée aux usagers de Vélib’. Cette initiative entreprise par JCDecaux  et la Ville de Paris s’inscrit dans une démarche d’innovation, permettant la création de nouvelles applications mobiles et de nouveaux sites web.
Les développeurs peuvent accéder simplement et rapidement aux données de l’ensemble des systèmes de vélos en libre-service JCDecaux dans le monde, disponibles sur le site internet developer.jcdecaux.com via des webservices. Ils ont accès aux données statiques des stations, les noms et adresses, ainsi qu’aux données dynamiques temps réel, le nombre de places et de vélos, ainsi qu’à la disponibilité de chaque station sur le réseau Vélib’.
A l’occasion de l’ouverture des données Vélib’ aux développeurs, JCDecaux a optimisé son architecture informatique afin de fournir des données dont le temps de rafraîchissement a été réduit à une minute.
Ces données sont téléchargeables suivant la licence ouverte ETALAB, que les développeurs peuvent consulter sur le site internet etalab.gouv.fr. Cette licence autorise la reproduction, l’adaptation et l’exploitation des données et permet ainsi une grande liberté d’utilisation des informations, sans restriction de copyright, brevets et autres mécanismes de contrôle.
Des services personnalisés pour les usagers de Vélib’
Les développeurs sont libres d’utiliser ces données pour créer des services à valeur ajoutée. Au-delà de l’accès aux données Vélib’ déjà disponibles sur le site officiel Vélib’ et les applications mobiles développées par  la Ville de Paris et JCDecaux, les développeurs ont la possibilité de proposer des services personnalisés.  Les applications pourraient être enrichies par exemple d’une recherche des stations à proximité des centres d’intérêt des usagers ou encore d’une solution permettant de réaliser des statistiques correspondant à l’usage que font de Vélib’ ses centaines de milliers d’utilisateurs quotidiens.
Un soutien au développement de la mobilité douce
Vélib’ remercie les développeurs ayant participé au programme de Beta test. Réalisé par JCDecaux afin d’évaluer la nouvelle plateforme, ce programme a permis d’apporter les mises au point nécessaires au bon fonctionnement du service. Les utilisateurs auront donc rapidementle choix parmi les applications créés par les développeurs à l’occasion de ces tests.
« La création par des acteurs variés d’un nouveau bouquet de services autour de Vélib’ viendra améliorer l’expérience utilisateurs, et favoriser l’intermodalité » avait déclaré Jean-Louis Missikaadjoint chargé de l’innovation de la recherche et des Universités, à l’annonce du projet de l’ouverture des données Vélib’ en février dernier.
Source : http://blog.velib.paris.fr/blog/2013/05/03

lundi 12 novembre 2012

La France et le design de services


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En matière de design, on est plus habitué à entendre parler d'objets que de services. Avec le développement de l'économie du partage et de la fonctionnalité, le fait de concevoir des services vraiment pensés pour (et par) les utilisateurs est pourtant une activité en plein boom.
A partir de ce dimanche 28 octobre et jusqu'au mardi 30 octobre à Paris se réunissent les plus grands spécialistes du design de services à Paris. L'occasion d'en savoir plus sur leur travail.

Pour une économie décloisonnée

Guichets automatiques dans les banques, bornes SNCF, Pass Navigo de la RATP, carte Imagine’R, Vélib', etc… autant d'applications ayant recours au design de services, explique cet article du Lieu du Design qui le définit comme "une activité de conception qui organise des informations et des situations afin d’en augmenter l’efficacité, la perception et la qualité". Le designer de services peut être vu comme un scénariste ou un chef d'orchestre qui anticipe le déroulement d’évènements, d’actions et de résultats pour assurer l'utilisation optimale d'un service. Son rôle est donc de soigner tout autant l’interface, la navigation et la relation de service entre l’usager et le produit. Un ensemble de dimension qui n'étaient pas autant prises en considération auparavant.
Mathématicienne et psycho-sociologue de formation, Anne-Marie Boutin a passé neuf ans à la direction des études de l'ENA. Elle a aussi fondé l'APCI (l'Agence pour la promotion de la création industrielle, qui fêtera ses trente ans l'an prochain) qu'elle dirige depuis sa création. A l'écouter, on saisit à quel point le design de service estune approche novatrice en France alors qu'elle a déjà été largement reconnue dans d'autres pays, notamment dans le monde anglo-saxon.
Aujourd'hui, cette activité devient en vogue dans l'hexagone à mesure que les entreprises et organisations mesurent à quel point elles sont déconnectées de leurs utilisateurs finaux. Pour mieux comprendre les attentes de ces derniers, l'approche trans-disciplinaire (ou "a-disciplinaire", selon les puristes) du design permet de révéler et décloisonner les frontières : en ce sens, "le design peut jouer un rôle économique, social et culturel", explique Anne-Marie Boutin. "Le designer de service permet  d'introduire un discours intuitif dans un mode de discours inductif/déductif propre à la France" note-t-elle aussi.
Comment ? En appliquant la méthodologie du design aux services, on part de l'expérience des utilisateurs pour mieux cerner leurs besoins et développer de nouvelles expériences et de nouveaux services. "Cela pourrait être très utile dans les services publics et alléger les lourdeurs administratives", précise la présidente de l'APCI en citant l'exemple du système de santé public du Royaume Uni qui a eu recours au design de service pour améliorer ses pratiques.
Pourquoi le Royaume-Uni est-il si en avance ? "Dans les années 1960, les anglais ont répondu à la crise que traversait leur industrie par le développement d'une culture du service. Leur culture du projet est également plus développée et s'adapte à merveille au monde ultra-connecté et 2.0 d'aujourd'hui" analyse Anne-Marie Boutin .

Le design d'une société plus durable

Pour Christophe Tallec, fondateur d'Utilisacteur et conseiller de l'APCI sur les questions de design de service, le secteur est en plein boom. En un an, son activité a triplé et ses missions permettent de faciliter l'innovation et l'attention portés par le client à ses collaborateurs comme à ses parties prenantes. Comme il l'explique dans l'enregistrement suivant, "le design de services permet d'imaginer de nouvelles formes de consommation et de société".
Un constat partagé par Birgit Magerprofesseur en charge du design de services à l'école internationale de design de Cologne. En tant que présidente du réseau international du design de services, elle mesure à quel point les architectures invisibles créées par les designers de services permettent de promouvoir une économie plus durable et véritablement adaptée aux besoins des usagers. Parmi les projets dont elle est le plus fière, la création de "maisons de survie" pour les SDF de Cologne. "Ce type de service a été entièrement co-créé et co-produit avec les SDF", explique-t-elle, insistant ainsi sur le besoin de co-création des services.
"En somme, résume Anne-Marie Boutin, nous nous dirigeons vers une 'économie d'usages'". En alliant un travail sur la forme et la fonction à un travail sur l'intuition, le design de services marie concrètement l'économie de la fonctionnalité aux besoins sociaux fondamentaux.
Une affaire à suivre de près, donc. En espérant que les institutions publiques s'y penchent de près fort bientôt...

Pour aller plus loin

Dans la vidéo suivante réalisée lors de la première conférence internationale du design de services (en 2011), Birgit Mager détaille sa vision du métier :
Ce livre vous sera utile pour comprendre le "service design thinking".

Source : Blog du Monde

mercredi 17 octobre 2012

Quand l'open source se met au service de la microfinance


micro finance

Mifos fournit aux différents acteurs du microcrédit des outils permettant de mieux formaliser les échanges, et donc de les faciliter. La plateforme, en open source, est ouverte aux contributeurs
Pour accroître la visibilité des instituts de microfinance, Mifos (Micro Finance Open Source), un projet né à Bangalore en Inde en 2006, mise sur l'open source. La plateforme, fondée par la Grameen Foundation, dont le but est du coup de rendre encore plus accessibles les services financiers aux populations pauvres, propose du coup des logiciels et services permettant de formaliser les échanges. Le système est basé sur une communauté mondiale regroupant les instituts de microfinance (MFI), des professionnels de la technologie, des personnes du monde des affaires, des bénévoles et des contributeurs. Chaque membre peut développer, affiner, contribuer aux dispositifs proposés. "Deux-tiers de la population mondiale n'a pas accès aux services bancaires classiques", explique à L'Atelier Michael Vorburger, un contributeur de la communauté rencontré à l'occasion de l'Open World Forum.

Un modèle qui formalise les transactions

En cela, selon lui, la technologie peut permettre d'accélérer le déploiement de la microfinance. Mifos se présente ainsi comme des suites de logiciels qui permettent de gérer des prêts de microfinance et de microcrédits. L'application java permet de saisir les comptes de chaque client, et de consigner l'historique des prêts contractés. Mifos permet de centraliser toutes les données et d'améliorer l'efficacité des opérations des MFI. Les personnes souhaitant se faire prêter de l'argent se rendent dans le MFI. Et que se passe-t-il le moment du remboursement venu? Il y a quelques temps, Michael s'est rendu en Inde et a pris rendez-vous avec l'une des MFI utilisant le logiciel pour comprendre comment fonctionne le processus. "Le modèle est assez différent de celui d'une banque classique. Ici, c'est la MFI qui fait le déplacement chez les gens pour récolter le prêt", souligne-t-il.

La communauté de contributeurs

Une fois l'argent collecté, les personnes du MFI retourne, les transactions vont être consignées sur la plateforme Mifos par un opérateur. Mais ce logiciel est avant tout développé par une communauté de contributeur volontaire. C'est justement le rôle de Michael Vorburger. "Je suis contributeur volontaire depuis 2009, c'est-à-dire que je donne de mon temps pour améliorer la plateforme avec mes compétences, corriger des bugs", nous confie Michael. Ces douze derniers mois, il y a eu plus de 35 personnes qui ont contribué à la plateforme, des développeurs, des traducteurs. "L'open source peut prendre de nombreuses formes", conclut-il.

Source : L'Atelier