jeudi 15 mars 2012

Bilan du CeBIT 2012 : focus sur l'internet des choses et la sécurisation des données

Le CeBIT, grand salon européen des TIC et de l'électronique, s'est tenu à Hanovre (Basse-Saxe) du 6 au 10 mars 2012. L'événement avait pour thème transversal "Managing Trust" (Gérer la confiance) et le Brésil comme pays partenaire. Il a été inauguré entre autres par la Chancelière allemande Angela Merkel, la Présidente du Brésil Dilma Rousseff, Dieter Kempf (Président du Bitkom, l'association fédérale des TIC) et Eric Schmidt (Président du Conseil d'administration de Google). Avec 312.000 visiteurs, le CeBIT a vu sa fréquentation légèrement baisser pour son édition 2012 (339.000 en 2011), notamment en raison d'une grève des transports en commun. La R&D présentée dans le Hall "CeBIT lab" se focalisait clairement sur l'internet des choses, notamment pour les infrastructures (interconnexion du cloud computing et des équipements physiques), les solutions "Green IT" associées, et la sécurisation des données, nécessaire pour les services cloud délocalisés.

L'internet des choses et l'avènement des systèmes "cyber-physiques"

L'espace R&D a été inauguré par Annette Schavan, Ministre fédérale de l'enseignement et de la recherche (BMBF), qui a réitéré le potentiel de la centralisation des données (systèmes cloud) pour améliorer les flux de gestion, l'administration fédérale et les systèmes de santé. La conférence d'ouverture du pavillon traitait de l'innovation dans l'interconnexion du cloud computing et des objets physiques (équipements, infrastructures), que les panelistes de haut niveau considèrent comme l'avènement de la quatrième révolution industrielle. Conseillers ministériels au Ministère de l'économie et de la technologie (BMWi) et au Ministère de l'enseignement et de la recherche (BMBF), présidents de l'Académie allemande des technologies (Acatech) et du Centre de recherche allemande en intelligence artificielle (DFKI), tous présentent les projets de R&D en "systèmes cyber-physiques" comme la révolution en marche pour une gestion flexible et optimale des écosystèmes industriels. Après les révolutions de la machine à vapeur, celle de l'électricité et du tapis roulant, puis celle de la puce électronique et de l'informatique (qui a permis l'avènement des logiciels de gestion interne), la vision consiste ici à imbriquer les flux productifs et logistiques des réseaux industriels (entre fournisseurs, producteurs, sous-traitants, transports, etc.) d'une manière intégrée dans le nuage informatique.

Ce concept, tout en permettant une mutualisation des systèmes, apporterait plus d'efficience et de flexibilité dans les processus, et redonnerait grâce aux économies réalisées un avantage compétitif pour la relocalisation d'activités industrielles en Europe. Henning Kagermann, Président d'Acatech, a présenté l'étude prospective pour l'Allemagne "Factories 4.0". Il soutient qu'avec un réseau industriel "physique" déjà fluide et une expertise dans les logiciels de gestion (citant notamment SAP), il ne manquerait plus qu'à lier les deux systèmes pour obtenir un écosystème cyber-physique de qualité. Dans une autre rencontre sur ce thème, présidée par Neelie Kroes, Vice-présidente de la Commission européenne en charge de l'Agenda digital, un directeur R&D de SAP a soutenu que si le Cloud, en tant que prolongement de l'internet, ne constituait pas un changement de paradigme, le développement de systèmes de gestion flexibles et intelligents à l'intérieur et entre les entreprises serait une réelle rupture. P. Forestier, Vice-président chez Dassault Systèmes, confirme que ces solutions intégrées seraient critiques pour une meilleure efficience industrielle et pourraient apporter des économies substantielles sur les processus. Il soutient que la bonne expertise européenne dans les nouvelles générations de capteurs (vision, pression, mouvement, etc.), traduisant des données physiques en éléments numériques, serait la clé de voûte de cette connexion cyber-physique.

En cohérence avec cette idée, le DFKI a présenté un nouveau concept de véhicule électrique biplace dénommé "EO smart connecting car", qui par un système de navigation et de capteurs intelligents peut se raccorder à d'autres du même type pour former une chaîne de voitures. Echangeant des informations et de l'énergie entre eux, les trajets identiques seraient réalisés de manière mutualisée et économe, ce qui donne une illustration à cette connexion cyber-physique en réseau automatisé.

Le développement du "Green IT"

Les économies en termes de coûts de transaction visées par l'industrie numérique sont en lien direct avec un autre pendant de la R&D, lié à l'économie d'énergie dans les systèmes électroniques et informatiques intégrés. En effet, les experts soutiennent qu'environ 25% de l'énergie électrique consommée par les appareils électroniques courants pourrait être économisée par une allocation adaptive et suffisante - et non simplement constante - de l'énergie apportée. Toutes les prises électriques délivrent par exemple du courant à 220 volts alors que beaucoup d'appareils en requièrent moins, avec des systèmes de conversion souvent gourmands et non optimaux. Les puces et les systèmes de "Power Management" sont ici mis en avant, permettant l'adaptation en amont de la consommation à l'utilisation faite. Sur ce thème important, de nombreux projets ont été présentés, notamment celui du DFKI développant une solution intelligente d'allocation énergétique optimalement répartie, en temps réel, selon l'intensité de calcul demandée par différentes applications utilisées simultanément. A cette occasion, le BMWi a aussi présenté la brochure finale de son projet IT2Green, "TIC économes en énergie pour les PME, l'administration et le logement".

Sécurisation des données

Au-delà des avantages perçus dans l'efficience des systèmes, l'interconnexion des données dans les services Cloud pose surtout la question de leur sécurisation, une question volontairement mise en relief par la majorité des centres de recherche et des entreprises IT présentes sur le salon. Si cette mise en avant concorde avec le thème global de l'événement, elle pourrait, par son intensité, engendrer des doutes pour les utilisateurs, malgré son objectif affiché de se prémunir en amont d'un éventuel rejet. Comme annoncé par D. Kempf du Bitkom, les doutes en termes d'acceptation et de sécurité de données privées nourris par l'introduction de la RFID n'ont finalement, avec 10 ans de recul, pas affecté le développement de cette technologie.

Le terme de "sécurité" était donc le maître mot de la plupart des stands professionnels, notamment chez les géants allemands de services IT comme Deutsche Telekom et SAP, qui présentaient à cette occasion leurs nouvelles solutions de services Cloud, d'email sécurisé (DT) et de traitement centralisé des données (solution "Hana"). A noter le projet entre SAP, l'Institut Hasso Platner de Postdam (HHI, Brandebourg) et l'hôpital de la Charité à Berlin, au sein duquel est développé un système d'analyse comparative, mobile et intégré des données des patients. La Charité l'applique particulièrement dans la recherche contre le cancer, comparant les traitements et l'évolution de l'état du patient en temps réel, et ce sur Ipad. Ces développeurs innovants voient d'ailleurs la méfiance des utilisateurs comme un vecteur d'avantage compétitif s'ils développent des solutions reconnues fiables. L'email sécurisé avec accusé de réception "DE-mail" de Deutsche Telekom a ainsi été certifié par le Gouvernement fédéral.

Volonté de passer un cap dans l'interconnexion des systèmes physiques par le numérique, continuité des projets dans l'électronique verte, et sensibilisation des utilisateurs aux efforts de R&D dans la protection des données traitées, tels étaient les trois piliers du CeBIT 2012, qui s'inscrivaient parfaitement dans les problématiques actuelles des NTIC.
ORIGINE : BE Allemagne numéro 563 (14/03/2012) - Ambassade de France en Allemagne / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/69424.htm

Vers un réseau tout fibre optique

Une équipe composée de chercheurs des universités de Southampton au Royaume-Uni et de Penn State aux Etats-Unis a réussi à créer une jonction semi-conducteur à partir d'une fibre optique micro-structurée (MOFs, Microstructured Optical Fibers), ce qui ouvre la voie à des réseaux de fibre optique beaucoup plus performants.

Les réseaux de fibre optique sont la colonne vertébrale des systèmes de télécommunication. Il est cependant nécessaire d'utiliser des composants électroniques pour convertir les signaux optiques en signaux électriques qui seront ensuite traités par les ordinateurs. Aujourd'hui, on utilise des convertisseurs optoélectroniques qui ont le désavantage d'utiliser beaucoup d'énergie et offrent une bonne passante inférieure à la fibre.

La capacité à insérer des semi-conducteurs dans une fibre optique micro-structurée permet d'entrevoir la fabrication de composants encore plus complexes tels que des lasers ou bien des modulateurs de fréquence d'ondes optiques. A terme, tous les composants d'un réseau de télécommunication pourraient être constitués de fibre optique.

En 2006, l'équipe anglo-américaine avait démontré qu'une structure particulière de fibre optique pouvait aussi bien assurer des fonctions électroniques et la transmission de signaux optiques. La technique de fabrication utilisée, appelée dépôt chimique en phase vapeur (CVD, chemical vapour deposition), a permis de créer des petits trous, ou pores, dans la fibre optique et d'y déposer des matériaux semi-conducteurs.

Dans sa dernière publication, l'équipe de recherche annonce avoir réussi à utiliser la technique de CVD pour ajouter des couches de platine et de silicium dopés pour créer ce que l'on appelle une jonction p-n qui agit comme un photodétecteur. En clair, ils ont réussi à créer un composant qui combine les fonctions d'un convertisseur optoélectronique et les performances de la fibre optique.

L'équipe britannique fait partie du Centre de recherche en optoélectronique de l'Université de Southampton qui est à l'origine de nombreuses avancées en fibre optique ces der∆nières années.
ORIGINE : BE Royaume-Uni numéro 114 (14/03/2012) - Ambassade de France à Londres / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/69408.htm

CloudStore : l'administration britannique passe au cloud computing

Le gouvernement britannique a lancé le 19 février un catalogue d'applications et de services de cloud computing à destination des administrations. Baptisé CloudStore, ce site entend bouleverser le marché public IT au Royaume-Uni en donnant plus de chances aux PME d'obtenir des contrats. Il s'inscrit dans la stratégie "G-Cloud" du gouvernement qui vise à réduire les dépenses en IT des administrations en passant notamment par les solutions de cloud computing.

Concrètement, le CloudStore se présente comme un comparateur de prix où les entreprises accréditées peuvent proposer leurs services. Sur les quelques 1 700 services proposés aujourd'hui par 257 entreprises (300 ayant candidatées), 50% sont issus de PME. Parmi les entreprises déjà présentes, on retrouve des grands noms tels que SAP, Atos IT services et Microsoft mais aussi des entreprises britanniques de plus petite taille comme Memset, Claranet, Trustmarque et Ancoris.

Pour pouvoir proposer ses services dans le CloudStore, l'entreprise doit fournir des détails sur les services et tarifs qu'elle propose. La demande passe ensuite par une procédure d'accréditation réalisée par le CESG, l'organisme chargé de la sécurité des données informatiques de l'Etat, qui dépend du GCHQ, le Service de renseignements électroniques du gouvernement. Un nouveau tour d'accréditations devrait débuter au printemps prochain.

On retrouve sur le catalogue l'ensemble des solutions de cloud computing : Software as a service (SaaS), Platform as a Service (PaaS) ; Infrastructure as a Service (IaaS) et les solutions spécialisées. A terme le catalogue pourrait proposer d'installer directement les services chez le client sans passer par le fournisseur.

Copie d'écran du CloudStoreCrédits : govstore.net

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Le programme G-Cloud est en développement depuis plus de deux ans, avec comme principal objectif une modification des procédures de marché public IT pour promouvoir le cloud computing. Le gouvernement espère que le cloud computing concerna la moitié des dépenses IT des administrations d'ici 2015. CloudStore est la première étape vers cette transformation.




ORIGINE : BE Royaume-Uni numéro 114 (14/03/2012) - Ambassade de France à Londres / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/69407.htm

Kiosked veut faire de chaque image une interface d'achat


KioskedLa plate-forme finlandaise propose cinq millions de photos libres de droit à télécharger sur son site. Toutes les images sont en fait des applications publicitaires qui permettent d’acheter directement l’objet montré.

Cinq millions d’images libres de droits, autant dire une aubaine pour tous les internautes en train de développer leurs blogs et autres sites Web. C’est ce que propose la start-up finlandaise Kiosked avec une plate-forme en ligne où les fichiers sont gratuits, légaux et sans copyright, à disposition sur inscription. En fait, Kiosked lance un tout nouveau modèle de publicité en ligne monétisable : toutes les images sont non seulement des publicités mais aussi de véritables place de marché. Chaque fichier embarque une technologie incluse dans le code que l’utilisateur copie-colle pour afficher l’image sur son site. En cliquant sur l’image, le visiteur affiche les informations relatives au produit ou au service mis en valeur sur la photo et accède aussitôt à une interface d’achat. Pas besoin d’aller sur le site d’un vendeur, tout est directement à disposition dans l’image. Autant dire que l’acte d’achat impulsif est grandement facilité… En cas de vente, le site qui a utilisé l’image, l’auteur de la photo et Kiosked perçoivent une commission de la part de l’annonceur.

Un modèle pour tout type de contenu

Le système fonctionne aussi bien pour des vendeurs online que pour des magasins offline sans site marchand. Les cinq millions de photos actuellement disponibles représentent 10 000 marques et Kiosked ajoute quotidiennement 50 000 images supplémentaires à sa base de données. Chaque produit en image peut être partagé sur Facebook, Twitter, Google+ et une interface Google Maps géolocalise le magasin physique s’il y en a un. A terme, les fondateurs de Kiosked compte appliquer ce modèle à tout type de contenu publié sur le Web, pas seulement à des photos. Si ce modèle renouvelle le genre de la bannière publicitaire, il n’est pas le seul : Criteo, spécialiste français du "reciblage" marketing, exploite les clics des internautes qui ne se concluent pas par une vente. Lorsque l’internaute change de site, une nouvelle publicité pour le même produit que dans la publicité précédente apparaît. "On essaie de réattaquer le client pour essayer de le convaincre et c’est quelque chose qui marche plutôt bien", note Olivier de Taisne, directeur de l’agence AdQuantic spécialisée dans l’optimisation du référencement payant.

Attention à Panda

Quoiqu’il en soit, innovation ou pas, Kiosked fournit classiquement les outils de monitoring nécessaires pour évaluer l’efficacité des campagnes et le rendement des images.  Car les préoccupations restent les mêmes : "Pour les annonceurs, c’est ce qu’ils demandent toujours, il faut des outils capables de mesurer le retour sur investissement ; c’est ce qui fait la force du système Adwords de Google", insiste Olivier de Taisne. Selon lui, le système de Kiosked doit aussi faire attention à l’évolution des critères de référencement de Google depuis le projet Panda. "Google n’aime pas les sites non marchands qui redirigent vers des publicités, qui font la publicité ou cherchent à vendre. Il les fait baisser dans le référencement et c’est parfois assez violent". De ce point vue, les images avec places de marché intégrées de Kiosked peuvent être ambigües.

Source: L'Atelier

Google pourrait remplacer la tonalité de retour d'appel par de la pub


pubLes prochains smartphones Android vous assourdiront-ils de publicité pour proposer des appels gratuits et illimités ? Probablement pas. Mais juste au cas où, Google a tout de même déposé cette idée...

Proposé en mars 2008, le document en question a été validé par l'USPTO, l'organisme chargé de superviser les propriétés intellectuelles et les marques aux Etats-Unis. Ce brevet décrit un mécanisme remplaçant la tonalité de retour d'appel par une publicité audio. L'utilisateur serait pour sa part en mesure de sélectionner une thématique pour ces publicités.

Cependant le système de Google se propose de mieux cibler vos goûts. Ainsi, ce dernier serait capable de comptabiliser le nombre de secondes entre le début de la publicité et le moment où votre interlocuteur interrompera celle-ci en répondant à votre appel. Notons que la position géographique est également prise en compte afin de retourner des messages localisés.

Google a véritablement obtenu des droits sur tout un nouveau modèle économique et dans ce brevet il est également question d'un système d'enchères similaire à AdWords au sein duquel les annonceurs peuvent placer leurs publicités dans certaines catégories ou positions géographiques. Par ailleurs, le temps d'écoute d'une annonce, servant à peaufiner les goûts du mobinaute, sera également pris en compte pour la somme facturée à l'annonceur : plus sa publicité aura été écoutée, plus cher il sera facturé.

Reste à savoir si Google mettra ce système en application. A première vue ce dernier semble davantage cibler le service Google Voice dont l'arrivée en Europe est prévue dans le courant du premier semestre 2012.


Mise à jour : Article mis à jour en précisant que ce brevet ne porte pas sur la sonnerie du téléphone mais sur la tonalité de retour d'appel (ou ringback tone).
 
Source : Clubic.com

Les tendances 2012 du secteur de l'énergie et des ressources

Les tendances 2012 du secteur de l'énergie et des ressourcesConcernant le secteur de l'énergie et des ressources, l'année 2012 s'ouvre sur de grandes incertitudes, car malgré de fortes tensions sur les capacités de production d'énergie primaire, une absence de consensus sur le mix énergétique, les interrogations sur la dépendance énergétique ou la persistance de la « bulle » gazière et des enjeux géopolitiques croissants, le secteur doit malgré tout répondre à une demande mondiale toujours croissante : +15% pour le pétrole, +45% pour le gaz, +20 à +60% pour le charbon et +50% pour l'électricité dans les vingt ans à venir (Source : AIE).
Impliquant d'importants investissements d'infrastructures estimés à 38 000 milliards de dollars par l'AIE, la satisfaction de la demande croissante doit par ailleurs se coupler à l'impérieuse nécessité d'atteindre les objectifs de réduction des émissions de CO2 à un coût supportable.
« Au cours de cette année, divers évènements géographiquement dispersés ont eu une grande incidence sur les secteurs de l'énergie et des ressources. Les conséquences du « printemps arabe » sur les marchés pétroliers, le renchérissement des matières premières, le débat sur l'avenir du nucléaire, les volontés politiques de réduire la dépendance énergétique mais aussi les politiques de soutien aux énergies renouvelables en faveur du mix énergétique affectent considérablement ces deux secteurs et les bases de l'économie mondiale », précise Véronique Laurent, Associée Responsable du secteur Energie & Ressources chez Deloitte.

Dans ce contexte, Deloitte livre les réflexions de ses experts de l'énergie sur les tendances à venir. Dix prédictions issues à la fois d'analyses sectorielles et de consultations auprès d'opérateurs et d'analystes du secteur de l'énergie et des ressources.

Les terres rares, nouvelles « commodities » qui ont besoin d'un marché physique et financier
Bien que les gisements soient nombreux dans le monde, les stocks sont finis et leur extraction difficile, coûteuse et polluante. L'offre, concentrée en Chine et soumise à des quotas d'exportation en baisse, se confronte à une demande croissante. L'organisation d'un marché physique et financier au plan mondial et le développement de filières de recyclage deviennent incontournables.

Le modèle pétrolier intégré serait-il moins valorisé ?


Malgré une industrie pétrolière consolidée via des fusions de grande ampleur dans un contexte de prix pétroliers déprimés et de rationalisation des dépenses d'exploration-production au tournant du siècle, la valeur des majors s'établit aujourd'hui en-dessous de celle des producteurs indépendants, « purs players ». De plus, ayant vraisemblablement découvert des réserves supérieures aux majors au cours des dernières années, les « purs players » vont-ils réviser le modèle pétrolier traditionnel ?

Vers un âge d'or du gaz… non conventionnel


La demande gaz est portée par de nombreux éléments : les débats autour de l'évolution du nucléaire dans certains pays , les capacités sur charbon pénalisées par les réglementations nouvelles ou encore la politique chinoise de développement forcé du gaz. Cette demande croissante est satisfaite par une offre surabondante, liée à la découverte de gisements majeurs (Mozambique…) et à l'arrivée sur le marché de nouvelles capacités de GNL (Angola…). Mais loin d'être sans impacts économiques et financiers, cette « bulle » gazière – notamment due aux productions significatives de Shale Gas aux US à des prix faibles - créée :

une concurrence « gaz-gaz » qui pourrait s'étendre au niveau mondial si les US deviennent exportateurs, de fortes distorsions de prix au niveau mondial entre les marchés gaziers indexés pétrole (EU et Asie) et les marchés concurrentiels (US, UK).

Le solaire thermique devient compétitif pour l'industrie


Dans le domaine de l'extraction pétrolière, le recours au solaire thermique, préférablement à la réinjection de gaz, permet d'augmenter la récupération de pétrole tout en laissant disponibles les quantités de gaz associées. Dans les pays à fort ensoleillement, le solaire thermique devient alors compétitif et libère des ressources.

La nano-économie au secours de la macro-économie: révolution des nanotechnologies au service de l'énergie


Alors qu'il était de 40 milliards de $ en 2001, le marché des nanotechnologies serait estimé à 1000 milliards de $ sur les quinze années à venir. Selon les chercheurs, les nanoparticules pourraient accomplir le saut technologique attendu dans le domaine de l'énergie en matière d'efficacité énergétique, de transport et de stockage électriques.

L'eau : l'alpha et l'oméga de l'énergie… surtout décarbonée


Aujourd'hui au cœur des problématiques stratégiques de beaucoup de grands groupes, la mesure de l'intensité « hydrique » des acteurs de l'économie s'impose sur l'ensemble de la chaîne de valeur : risques physiques et d'approvisionnement, risques réglementaires ou de réputation… A l'heure où la génération électrique décarbonée entraîne une hausse des besoins en eau de 45 à 90%, ceux liés à l'empreinte Eau constituent désormais un enjeu majeur nécessitant la mise en place d'un référentiel commun de mesure, d'évaluation et de reporting de l'usage de l'eau.

Péril en haute mer : le coût de la piraterie pour l'économie mondiale

Coûtant à l'économie mondiale entre 7 et 12 milliards de $ par an, l'essor de la piraterie affecte directement le commerce mondial. Avec le trafic pétrolier directement impacté et l'hésitation de l'OTAN à intégrer la responsabilité de la sécurité pétrolière, les compagnies maritimes doivent compter sur leurs propres initiatives en matière de sécurité ainsi que sur leurs compagnies d'assurance.

Récession, pouvoir d'achat et efficacité énergétique


Dans le cadre d'une enquête de Deloitte US après la crise, la majorité de consommateurs donne la priorité à la réduction de leur facture énergétique sur la réduction de leur empreinte carbone. Toutefois peu d'entre eux s'engagent concrètement dans cette voie. Au niveau européen, avec 7% du budget des ménages consacré à la dépense énergétique, la réduction de la demande permettrait de concilier gains de pouvoir d'achat et gains d'efficacité énergétique. C'est de ces derniers que dépendent 70 à 100% de la réduction des émissions du CO2 jusqu'en 2020

Renouvelables : un objectif européen… créateur d'emplois en Chine ?

Avec les objectifs de développement des énergies renouvelables dans l'ensemble des pays européens et la difficile émergence de filières européennes (notamment celle des technologies solaires), il semble urgent de passer d'une politique de soutien aux productions d'énergies renouvelables à une politique de soutien aux productions de technologies renouvelables.

Nucléaire: sans alternative ? Quelles technologies pour demain ?
La catastrophe de Fukushima a conduit quelques pays à la décision de sortir du nucléaire (Allemagne, …) ou à revoir leurs projets. Toutefois, le scenario post-Fukushima de l'AIE affiche une croissance du nucléaire de l'ordre de 70% sur 25 ans. Aujourd'hui indispensable au mix énergétique vers lequel nous devons tendre, existe-t-il une alternative à cette énergie ?

Enfin, bien qu'aucun cadre réglementaire européen sur le stockage long terme ne soit à ce jour fixé, la concurrence entre les nouvelles technologies de génération nucléaire s'organise autour des référentiels de sécurité et des offres de financement associées.

« L'innovation au service du secteur de l'énergie demeure aujourd'hui incontournable pour son développement et la satisfaction d'une demande croissante : compte-tenu de l'augmentation des contraintes pour les entreprises du secteur notamment liées à l'efficacité énergétique, aux infrastructures de transports, de distribution et de stockages ainsi que la disponibilité des ressources naturelles telles que l'eau, l'essor de la nano-économie et la compétitivité du solaire thermique dans l'industrie constituent des leviers de croissance majeurs pour ce secteur.» conclut Jean-Michel Gauthier, Chief Economist Officer, Energie & Ressources, chez Deloitte.

Source : Enerzine

mercredi 14 mars 2012

Crowdsourced credit card lets members share in profits and decisions

Earlier this month Barclaycard US introduced the Barclaycard Ring MasterCard, billed as “the first social credit card to be designed and built through the power of community crowdsourcing.”
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It was only a few weeks ago that we covered CivilisedMoney’s crowdsourced banking services, and recently we came across a new effort that brings a similar concept into the realm of credit cards. Earlier this month Barclaycard US introduced the Barclaycard Ring MasterCard, billed as “the first social credit card to be designed and built through the power of community crowdsourcing.”
Currently in alpha testing and due to launch officially next month, the Barclaycard Ring MasterCard card will have one low interest rate of 8 percent for all balances, with simple, easy-to-understand terms and no balance transfer fees or annual fees. Through a virtual community, meanwhile, cardmembers will get to see the card’s financial profit and loss statements. They’ll also have a forum for exchanging ideas and suggesting new features. An online framework will give cardmembers a way to influence decisions that affect how the card is managed and serviced, while the card’s “Giveback” program will enable the community to share in the profit generated from its collective decisions.

Paul Wilmore, managing director for consumer markets with Barclaycard US, explains: “Through simple and transparent terms, we want to pull back the curtain that has traditionally separated banks from their customers and give our community a say in weighing economic tradeoffs that can create a better cardholder experience.” The video below explains the premise in more detail:


Is there any industry in which crowdsourcing can’t make things better? Other banks around the globe: one for inspiration!
 
Website: www.barclaycardring.com
Source: Springwise