mardi 15 février 2011

Quand la simulation réduit les nuisances près des aéroports

En Allemagne, le bruit et les émanations de gaz provoqués par les avions peuvent être réduits et contrôlés grâce à la réalité virtuelle. Cela devrait améliorer la qualité de vie aux alentours des aéroports.
Comment mieux maîtriser les nuisances sonores causées par les avions dans les aéroports et réduire leurs coûts ? Des chercheurs ont mis au point un simulateur en trois dimensions qui représente virtuellement le bruit, les émissions de nitrogène et de dioxyde de carbone des réacteurs d’avions. Cinq Instituts du centre aéronautique de Cologne et des chercheurs de l’université de Aachen se sont ainsi associés pour mettre en œuvre ce projet. Le simulateur en trois dimensions permet de matérialiser l’atterrissage et le décollage de l’avion. Les scientifiques peuvent alors observer l’appareil sous tous ses angles avec le système CAVE, un cube dont chaque face est un écran doté d’une vision en relief. 

Analyser des émissions sonores invisibles

Grâce à la réalité virtuelle, la diffusion et l’intensité du bruit sont visibles. Le mouvement de l’avion est ainsi analysé selon les conditions météorologiques et ses émissions sont représentées sur des graphiques. « Nous avons recueilli les informations qui nous permettent d’améliorer la construction des aéroports pour faire face à l’impact de la circulation des appareils » explique le professeur Torsten Kuhlen. Des signaux acoustiques sont incorporés à la visualisation, afin de comprendre comment se propage le son.

Intervenir sur le système

Les données sont représentées en temps réel et les scientifiques peuvent intervenir sur elles grâce à des lunettes en trois dimensions et des manettes de contrôle. « Les simulations sont projetées sur les murs et sur le plancher» explique Torsten Kuhlen. Le scientifique peut donc modifier la perspective selon la situation. Bien sûr, les pilotes sont eux aussi impliqués dans ce projet afin d’adapter leur pilotage à ces nouveaux moyens d’analyse des nuisances. Les chercheurs développent actuellement un autre logiciel, dont la taille et les capacités de résolution plus performantes permettront des utilisations dans d’autres domaines. 


Source: L'Atelier

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